<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772</id><updated>2012-01-17T16:46:31.212+01:00</updated><category term='cancer'/><category term='Jardins ouvriers'/><category term='Hobbema'/><category term='RETABLE D&apos;ISSENHEIM'/><category term='Scolarité'/><category term='FILM TELE'/><category term='Strasbourg'/><category term='Genève'/><category term='Étang de Lindre'/><category term='Taxi'/><category term='ABRESCHVILLER TEMPLE'/><category term='MUSÉE DU CHEMIN DE FER MULHOUSE'/><category term='ERIK SATIE'/><category term='CRACHIN'/><category term='RICOEUR  TILLICH'/><category term='Déjouer les fantasmes'/><category term='ILE DE SEIN'/><category term='PROSÉLYTISME  &quot;ÉVANGÉLIQUE&quot;'/><category term='CHERBOURG'/><category term='Bonheur de mer'/><category term='Tanezrouft'/><category term='Petscan'/><category term='Funiculaire'/><category term='OPÉRATION CATARACTE'/><category term='Annecy'/><category term='Michel Languillat'/><category term='chimiothérapie'/><category term='TGV'/><category term='DOLTO'/><category term='rd'/><category term='KARL BARTH'/><category term='Querqueville'/><category term='CULTE PROTESTANT'/><category term='ROBESPIERRE'/><category term='Radiothérapie'/><title type='text'>TRACÉS I (2004-2008)</title><subtitle type='html'>"...nous ne sommes réels que dans la rencontre du présent: là où la proue fend l'eau. Devant, il n'y a rien encore, derrière un sillage vite effacé. Pourtant, il y a la mémoire, qui agit encore sur le présent; et même l'appréhension de l'avenir..." 
(Ph Jaccottet)


« Un poète doit laisser des traces de son passage, non des preuves. Seules les traces font rêver » 
(R. Char).

"Douce est la lumière; il est bon pour les yeux de voir le soleil." Ecclésiaste 11,7</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>108</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-8805099023081194211</id><published>2008-08-11T10:13:00.021+02:00</published><updated>2010-02-03T14:56:36.136+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Étang de Lindre'/><title type='text'>104. LE LINDRE</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SLby43zvlSI/AAAAAAAAAYU/XDx0RL_ZtbU/s1600-h/DSC01742.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SLby43zvlSI/AAAAAAAAAYU/XDx0RL_ZtbU/s400/DSC01742.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5239642275359724834" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai rendez-vous avec l'étang du Lindre et sa longue digue qui, depuis le Moyen-Age, retient ses eaux en amont de Marsal pour réguler le flot de la Seille jusqu'au centre de Metz, où elle se jette dans la Moselle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’étang étincelle sous le ciel bleu intense de l’été.  Je le vois comme si jamais je ne l’avais contemplé auparavant et pourtant je fis sur ses bords d’innombrables promenades par beau temps. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là-bas, dans un peu de brume de chaleur, c’est la presqu’île de Tarquimpol avec son église au toit rosâtre, sa tour devenue un clocher pointu d’ardoise et son hameau derrière une  haie de roseaux vert pomme.  Il y a longtemps ce futun bourg gallo-romain dont il ne reste que quelques pierres éparses scellées dans les murs des maisons, et des fermes, le long de la rue unique qui traverse l’espace trapézoïdal si commun dans les villages lorrains quand on amoncelait devant sa porte un beau tas de fumier en signe de richesse. Entre le hameau et la rive, les fondements d’un grand amphithéâtre restent enfouis depuis leur découverte sous l’herbage où paissent des vaches grasses. &lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;La masse sombre des hêtres se répète dans les eaux d’une anse. Une file de cygnes en quitte l’ombrage pour l’espace ensoleillé du large. Au loin, le Donon découpe sa masse azurée sur le ciel bleuté où pâture un troupeau de moutons blancs. Il a plu abondamment ces jours derniers du côté de Guermange ; les champs ont lâché dans la Speck leurs excédents d’engrais. Près d’un déversoir, l’odeur nauséabonde montant d’une moire noirâtre et grisâtre gâte le plaisir d’écouter cascader le trop-plein de l’étang dans un canal. Qu’importe, partout ailleurs le Lindre luit, argent ici, opale là-bas, turquoise ailleurs, bronze sous le couvert des arbres où louvoient cinq canards de Barbarie et deux poules d’eau beiges et grises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fraicheur du soir irise les eaux dorées de l’étang. Médor chasse dans les roseaux malgré l’interdit du maire de Lindre-Basse, protecteur de la merveilleuse variété d’oiseaux nichés dans les futaies de sa commune. Les oiseaux s’envolent dans les chatoiements de la lumière du soir. &lt;br /&gt;               7 août 2008&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-8805099023081194211?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/8805099023081194211/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=8805099023081194211' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/8805099023081194211'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/8805099023081194211'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2008/08/le-lindre.html' title='104. LE LINDRE'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SLby43zvlSI/AAAAAAAAAYU/XDx0RL_ZtbU/s72-c/DSC01742.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-1752515370527233051</id><published>2008-08-10T23:28:00.012+02:00</published><updated>2009-01-09T12:33:55.611+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tanezrouft'/><title type='text'>103. UNE NUIT AU TANEZROUFT</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SJ9d1RuTbzI/AAAAAAAAAWc/ayJXLwFruUY/s1600-h/Bidon+5_16.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SJ9d1RuTbzI/AAAAAAAAAWc/ayJXLwFruUY/s400/Bidon+5_16.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5233004461899870002" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il fait si chaud à l’heure d’une sieste bercée par le ronronnement assourdi d’un climatiseur, que je me crois de retour au Sahara or je le sais ; je suis à Strasbourg, dans la pénombre d’une chambre d’hôtel, volets fermés. J’entends le tram passer à intervalle, régulier, place Broglie. Une cloche de la cathédrale sonne trois heures. Le souvenir me revient d’une certaine nuit à la belle étoile entre Reggan et Bidon V sur le reg du Tanezrouft. Nous avions quitté la tôle de la Piste Impériale pour dîner et camper en terrain moins ondulé et à bonne distance des nuages de poussière soulevés par les camions. &lt;br /&gt;Nos ombres s’étirèrent sur le sol ; la nuit tomba si transparente à toutes les clartés qu’on aurait pu s’imaginer bivouaquant au flanc des Alpes en dépit des quarante et quelques degrés centigrade de l’air sec. Le chauffeur dressa des lits Picaut suffisamment hauts pour nous protéger de la visite d’un scorpion en quête de fraîcheur. Je m’étendis sans drap ni couverture. Pas un souffle d’air. Tout reposait dans Ur et dans Jérimadeth ! Soudain tout s’inversa. Que dire ? La sphère infinie qui effrayait Pascal me sembla un lieu habituel, bien que je n’y fusse jamais allé. Le dos collé à mon lit rude, je voyais un ciel de galaxies fuyant de tout côté. J’eus subitement la sensation de planer comme un aigle immobile au-dessus de la Voie lactée avant de plonger - ou de m’élever ? - vers des confins plus vastes que ceux que j’imaginais.  Dire que ce fut vertigineux serait sentir la chose comme un vertige au bord d’un précipice horrible ou comme le trac de celui qui se jette d’un pont suspendu à un élastique. Il n’en fut pas ainsi. Rien du vide ne s’évidait dangereusement, nulle attraction mortifère ne me tirait vers le bas ; je nageais en apesanteur dans un espace d’étoiles et d’astres au-dessus de centaines et de centaines de kilomètres de caillasses du Tanezrouft érodées par les vents d’hiver, un monde qui me semblait sans limite, bien que je le susse borné au Nord par les vagues jaune paille du Grand Erg et au Sud par la savane et le Niger du côté de Tombouctou la fabuleuse. &lt;br /&gt;Sidéré, j’entendis battre mon cœur. Alors le temps coula comme la rosée sur une fleur du désert ; il embauma comme le parfum qu’elle dégage chauffée à l’instant où le soleil bondit à l’horizon.  &lt;br /&gt;Rien ne troubla le dormeur cette nuit-là.  Tout se mouvait au ciel et rien ne bougeait dans le désert. Il dormit sans craindre un seul moustique en ce lieu trop éloigné d’une source, d’un puits ou d’un oued pour qu’une âme y vive plus longuement qu’une nuit d’été. Et le voyageur se réveilla vivant aux premiers rayons cuisants  du petit matin. &lt;br /&gt; 30 juillet 2008&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-1752515370527233051?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/1752515370527233051/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=1752515370527233051' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/1752515370527233051'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/1752515370527233051'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2008/08/une-nuit-au-tanezrouft.html' title='103. UNE NUIT AU TANEZROUFT'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SJ9d1RuTbzI/AAAAAAAAAWc/ayJXLwFruUY/s72-c/Bidon+5_16.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-5317290163373385375</id><published>2008-07-25T16:16:00.014+02:00</published><updated>2008-12-09T17:52:45.022+01:00</updated><title type='text'>102. JEU BISOU ET JOUE</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SI19d_4cKUI/AAAAAAAAAWU/U031B6hGt9k/s1600-h/DSC01716.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SI19d_4cKUI/AAAAAAAAAWU/U031B6hGt9k/s400/DSC01716.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5227972696764852546" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;À la grille du parc de Vaugirard près de la Faculté de Droit, une fille belle comme la Sunnamite arrête ma course en direction de l’arrêt de l’autobus. C’est pour un jeu avec des amis, dit-elle avec le sourire. Est-ce que je peux vous faire un bisou, sur la joue précise-t-elle ? L’occasion ne court pas les rues et la fille est jolie, pourquoi le refuser ! Souriante, elle pose délicatement ses lèvres sur ma joue. Ses copines cachées n’ont rien vu et peuvent supposer qu’elle triche. Elles se tordent de rire à l’idée d’un senior en panama embrassé dans la rue par une jeune inconnue. Il devient clair qu’il faut réitérer l’affaire pour qu’elle soit enregistrée devant ses quatre témoins réglementaires. Je me prête à la répétition. Le bisou est posé gentiment. Elles me bénirent, ces filles, d’être entré dans leur jeu.  &lt;br /&gt;  25 juillet 2008&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-5317290163373385375?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/5317290163373385375/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=5317290163373385375' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/5317290163373385375'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/5317290163373385375'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2008/07/jeu-bisou-et-joue.html' title='102. JEU BISOU ET JOUE'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SI19d_4cKUI/AAAAAAAAAWU/U031B6hGt9k/s72-c/DSC01716.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-5940528098631108491</id><published>2008-07-17T11:02:00.010+02:00</published><updated>2009-03-11T16:57:14.913+01:00</updated><title type='text'>101. LA BAUME</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SH9U7s7AUkI/AAAAAAAAAVo/VyWbgxRrmJM/s1600-h/Jardin+Beaume+1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SH9U7s7AUkI/AAAAAAAAAVo/VyWbgxRrmJM/s400/Jardin+Beaume+1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5223987477420724802" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au  bord lointain  de la terrasse,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un pin penché par le mistral&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Filtre dans l’évidure de ses branches&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La   précieuse vapeur d’un vaste horizon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Azuré autant que les lavandes &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rangées en mailles serrées, bien tricotées &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De part et d’autre de l’allée&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sablée d’ocre orangé comme  un Cézanne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pierraille crisse sous les pas,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un cyprès en fil à plomb&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retourne droitement au ciel sa verticale  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouvert à l’instant blanc de lumière &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où l’écureuil grimpe au chêne vert,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où chante l’enfant  à la Baume.&lt;br /&gt;      Aix-en-Provence le 17 juillet 2008&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-5940528098631108491?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/5940528098631108491/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=5940528098631108491' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/5940528098631108491'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/5940528098631108491'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2008/07/la-beaume.html' title='101. LA BAUME'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SH9U7s7AUkI/AAAAAAAAAVo/VyWbgxRrmJM/s72-c/Jardin+Beaume+1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-5237512296513721681</id><published>2008-06-17T15:09:00.010+02:00</published><updated>2009-01-09T12:34:43.956+01:00</updated><title type='text'>105. PLUS DE TRACÉS!</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SFe68CjOdHI/AAAAAAAAASg/9Cgw6dzJxmA/s1600-h/DSC01569.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SFe68CjOdHI/AAAAAAAAASg/9Cgw6dzJxmA/s400/DSC01569.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212840634344174706" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je suis entré hier à la librairie Ryst, comme à l’époque où je venais chaque mois une semaine à Cherbourg.  Le rayon littérature est riche et celui de poésie a peu d’égaux. Surpris, je découvre en évidence sur un présentoir un livre publié par Philippe Delerm  en mars 2008  sous le titre « Traces » que j’avais donné à mon blog.  Il était emprunté au vers de René Char un poète doit laisser des traces de son passage, non des preuves. Seules les traces font rêver. J’aurais pu le garder, mais quelque chose me soufflait que c’était présomptueux.  N’est pas poète qui le veut, même s’il versifie en règle ou dans le dérèglement. Je passe aujourd’hui des « traces » aux  tracés. « Tracés » sera désormais le titre de ma « chronique » en ligne.  &lt;br /&gt;  18 juillet 2008&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-5237512296513721681?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/5237512296513721681/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=5237512296513721681' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/5237512296513721681'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/5237512296513721681'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2008/06/plus-de-traces.html' title='105. PLUS DE TRACÉS!'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SFe68CjOdHI/AAAAAAAAASg/9Cgw6dzJxmA/s72-c/DSC01569.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-8773155939050153002</id><published>2008-06-10T17:16:00.021+02:00</published><updated>2010-02-02T21:32:01.735+01:00</updated><title type='text'>104. NOCTURNE 1</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SE6c51sMNJI/AAAAAAAAAQ0/lmgOFPhs1IE/s1600-h/images.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SE6c51sMNJI/AAAAAAAAAQ0/lmgOFPhs1IE/s400/images.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210274336393147538" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ni rien, ni personne,&lt;br /&gt;Pôle éblouissant de vie, &lt;br /&gt;Sans contours, sans forme,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-il sourire né&lt;br /&gt;Où très obscure nuit,&lt;br /&gt;Où le souffle prie?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vers lui, sans voix, &lt;br /&gt;Sans l’heur d’un émoi,&lt;br /&gt;Je vais sans atteindre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8 juillet 2008.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-8773155939050153002?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/8773155939050153002/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=8773155939050153002' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/8773155939050153002'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/8773155939050153002'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2008/06/105-nocturne.html' title='104. NOCTURNE 1'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SE6c51sMNJI/AAAAAAAAAQ0/lmgOFPhs1IE/s72-c/images.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-1242563173938489959</id><published>2008-06-10T17:01:00.009+02:00</published><updated>2008-12-09T17:52:45.654+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Funiculaire'/><title type='text'>103. FUNICULAIRE</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SE6aYHRKQZI/AAAAAAAAAQk/8ovsSD7hSys/s1600-h/FUNICULAIRE.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SE6aYHRKQZI/AAAAAAAAAQk/8ovsSD7hSys/s320/FUNICULAIRE.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210271557972803986" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le funiculaire cahote à la jointure &lt;br /&gt;De rails centenaires et sa cabine&lt;br /&gt;Craque quand les roues cognent&lt;br /&gt;Aux épis du croisement. Il grimpe&lt;br /&gt;Entre maisons ocre et grands cyprès&lt;br /&gt;De remblais escarpés en tranchées resserrées.&lt;br /&gt;Il longe un joli bosquet d’acacias,&lt;br /&gt;Passe auprès d’un gros olivier esseulé,&lt;br /&gt;Grimpe toujours pour arriver là-haut.&lt;br /&gt;Il pleuvote, le ciel devient gris &lt;br /&gt;De gris à Monte-Catini-Alto.  &lt;br /&gt;4 juin 2008&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-1242563173938489959?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/1242563173938489959/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=1242563173938489959' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/1242563173938489959'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/1242563173938489959'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2008/06/103-funiculaire.html' title='103. FUNICULAIRE'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SE6aYHRKQZI/AAAAAAAAAQk/8ovsSD7hSys/s72-c/FUNICULAIRE.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-9077996695191154807</id><published>2008-06-05T11:14:00.015+02:00</published><updated>2008-12-09T17:52:45.773+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jardins ouvriers'/><title type='text'>102. TRAVAUX DE JARDIN OUVRIER</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SEe1YjmVMEI/AAAAAAAAAQE/dag-eRN3f_0/s1600-h/050.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SEe1YjmVMEI/AAAAAAAAAQE/dag-eRN3f_0/s320/050.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5208330927554768962" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques considérations théoriques lues dans l’Anthologie des jardins ouvriers  de Ch’Vavar me poussent à  réfléchir à ma chronique, notamment aux pages qui s’apparentent à la composition d’une aquarelle. Les observations du poète me rappellent bien sûr l’inévitable  polissez-le sans cesse et le repolissez, ajoutez quelque fois, ne retranchez jamais de Boileau. Car il ne suffit pas de jeter quelques lignes sur le papier et de les travailler du point de vue de la grammaire et du chant pour rencontrer la  joie que procure la poésie au-delà du plaisir de l’œil et de l’ouïe. &lt;br /&gt;Deux formes « nouvelles » de vers seraient à la disposition des poètes de notre temps : la « poésie justifiée » (le vers étant déterminé par un même nombre de signes, comme les lignes d’un livre imprimé), et la « poésie arithmonique » (qui consiste à compter non les syllabes mais les mots). Je préfère cette dernière, dont j’entrepris aussitôt de faire l’essai, à l’occasion d’un voyage en Italie, en composant deux brefs tableaux de vie familiale et un souvenir de promenade en funiculaire.&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;COSTANZA&lt;br /&gt;Costanza va à l’école maternelle,&lt;br /&gt;Elle parle, elle chante l’italien,&lt;br /&gt;À la maison, elle cause&lt;br /&gt;Beaucoup et bien le français.&lt;br /&gt;Le soir, sa mère lui&lt;br /&gt;Lit le récit d’une princesse&lt;br /&gt;Éprise d’un grand dragon noir.&lt;br /&gt;A table, elle dit sagement : &lt;br /&gt;Puis-je ? en langue Babar.&lt;br /&gt;2 juin 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit miroir étincelant, dis-moi&lt;br /&gt;Si le bleu aux paupières&lt;br /&gt;Convient à mes beaux yeux,&lt;br /&gt;Si le rouge bien vermeil&lt;br /&gt;Teinte mes lèvres de lumière,&lt;br /&gt;Si le parfum de fraise &lt;br /&gt;À mon passage rafraîchit l’air ? &lt;br /&gt;3 juin 2008.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-9077996695191154807?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/9077996695191154807/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=9077996695191154807' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/9077996695191154807'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/9077996695191154807'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2008/06/arithmonies.html' title='102. TRAVAUX DE JARDIN OUVRIER'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SEe1YjmVMEI/AAAAAAAAAQE/dag-eRN3f_0/s72-c/050.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-4902880239322731539</id><published>2008-05-17T16:52:00.020+02:00</published><updated>2008-10-13T10:24:25.884+02:00</updated><title type='text'>100. GRAND ÂGE!</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SLBFbK2qt4I/AAAAAAAAAXk/oQx7eq1meX0/s1600-h/DSCN1348.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SLBFbK2qt4I/AAAAAAAAAXk/oQx7eq1meX0/s400/DSCN1348.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5237762699704317826" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Lève la tête, homme du soir. (Saint-John Perse). Le grand âge vient sans âge. Chacun porte un jour le sien qu’aucun  calendrier n’enregistre. Il vient quand on se lève fatigué le matin, quand il faut  rependre haleine sur le palier d’un escalier, quand on est pris de somnolence devant la télévision, quand on consulte plus souvent le médecin,  avant que le cordon se détache, que le réservoir d’or se casse, que la jarre se brise à la fontaine, que la poulie se casse et tombe dans la citerne… (Ecclésiaste 12,6).&lt;br /&gt;On s’émerveille de la présence des choses sous le ciel. Grand  âge nous voici. Rendez-vous pris et de longtemps, avec cette heure de grand sens. J’aimerais accorder ma lyre au diapason du poète.  &lt;br /&gt;        2 mai 2007&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-4902880239322731539?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/4902880239322731539/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=4902880239322731539' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/4902880239322731539'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/4902880239322731539'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2008/05/couteuses-larmes.html' title='100. GRAND ÂGE!'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SLBFbK2qt4I/AAAAAAAAAXk/oQx7eq1meX0/s72-c/DSCN1348.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-8349443018763949886</id><published>2008-05-15T18:17:00.004+02:00</published><updated>2008-12-09T17:52:46.357+01:00</updated><title type='text'>99. EN MÉMOIRE DE CLAUDE</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/R5yGZ9W4j2I/AAAAAAAAANA/mppIi-f56LM/s1600-h/DSCN0168+-+copie+2+jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/R5yGZ9W4j2I/AAAAAAAAANA/mppIi-f56LM/s320/DSCN0168+-+copie+2+jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5160147053585141602" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Ne vous souvenez plus des premiers événements,&lt;br /&gt;ne ressassez plus les faits d’autrefois.&lt;br /&gt;Voici que je fais du neuf qui déjà bourgeonne, &lt;br /&gt;ne le reconnaîtrez-vous pas ?&lt;br /&gt;Oui, je vais mettre en plein désert un chemin,&lt;br /&gt;Dans la lande des sentiers&lt;br /&gt;Les bêtes sauvages me rendront gloire, les chacals et les autruches&lt;br /&gt;Car je procure en plein désert de l’eau,&lt;br /&gt;Des fleuves dans la lande,&lt;br /&gt;Pour abreuver mon peuple... &lt;br /&gt;Esaie 43, 18-19&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le prophète Esaïe prononça ces paroles après un  événement  tragique de l’histoire de son peuple. Tout venait de disparaitre. L’entrée en scène du néant. On aurait pu citer Macbeth : it is a tale  Told by an idiot, full of sound and fury.  Signifying nothing  (un conte dit par un idiot plein de bruit et de fureur et qui ne signifie rien). Pourtant, ce ne fut cette leçon qu’Esaïe entendit, mais... ne ressassez plus les faits d’autrefois. Voici que je fais du neuf qui déjà bourgeonne...  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup savent que la morsure de la mort n’est pas une plaie dont on guérit sans cicatrice.  Ceux qui accompagnèrent Claude Batault depuis le jour où il commença de pleurer la perte en mer de ses fils Jean-Claude et Philippe, savent qu’un coup de poignard  l’avait frappé en pleine vigueur et qu’il ne survivait à la catastrophe qu’entouré de ceux qui comptaient à ses yeux et sur qui il pouvait compter. Il dût accommoder son désir de vivre et d’aimer avec l’humiliation de se sentir affaibli et travailler par son deuil . &lt;br /&gt;Rien de plus étranger à la Bible que la dénégation des  malheurs. L’avenir ne se construit pas sur l’oubli du passé. Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre disait Sir Winston Churchill. Ce qui s’avère d'un peuple l’est autant de chaque personne humaine. Alors comment accomplir  le grand œuvre de la mémoire sans oublier pertes, échecs, et des déceptions ? Charles Péguy estimait  que l’entrée en scène dans nos vies  de « la petite fille espérance »,  ( le  bourgeonnement du neuf  d’Esaïe ), relevait du miracle :  &lt;br /&gt; ... l’espérance, dit Dieu, voilà ce qui m’étonne. Moi-même.&lt;br /&gt;Ça, c'est étonnant.&lt;br /&gt;Que ces pauvres enfants voient comme tout ça se passe et qu’ils croient que demain ça ira mieux.&lt;br /&gt;Qu’ils voient comme ça se passe aujourd'hui et qu’ils croient que ça ira mieux demain matin.&lt;br /&gt;Ça c'est étonnant et c'est bien la plus grande merveille de notre grâce. Et j’en suis étonné moi-même. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mort, on est bien mort : inutile de le cacher ;  toutefois entre les deux moments mystérieux la naissance et du décès dont nul vivants n’a souvenir, qu’advient-il ? Job déclara après avoir tout perdu :  Sorti nu du sein de ventre de ma mère, nu j’y retournerai. Le Seigneur a donné, le Seigneur a ôté ; que le nom du Seigneur soit béni.  (Job 1, 20) L’Écriture ajoute : En tout cela Job ne pécha pas. Il n’imputa rien d’indigne à Dieu.  Ce n’est pas pécher que de rester probe dans le malheur. Mais pourquoi oublier que dans notre vécu se tisse un désir de vivre plus en éveil que le besoin d’aimer et d’être aimé, plus viscéral que l’estime de soi, plus surprenant que l’appétit d’entreprendre et de réussir : le désir d’une vie plus belle que ces lys, dont Jésus disait que Salomon dans toute sa gloire n’a jamais été vêtu comme l’un d’eux.  (Matthieu 7,29) Et Jésus ajoutait:  Si Dieu habille ainsi l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui et qui demain sera jeté au feu, ne fera t-il pas bien plus pour vous gens de peu de foi ?  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revenons à Job : « Sorti nu du sein de ventre de ma mère, nu j’y retournerai. Jean Calvin, l’un des maîtres spirituels de la Réforme souhaita d’être enterré dans la fausse commune des pauvres sans renom. Ce n’était bon pour le culte des reliques et pour le narcissisme, mais ce geste est un exemple d’ascèse, d’exercice moral,  semblable à celui de qui souhaite, que ses cendres soient dispersées en mer ou dans la nature. Serait-ce parmi nous le premier stade d’un dépassement de soi sous le Ciel, le premier pas d’une démarche de vie sans hochet ni gris-gris sur la terre  ...où déjà du neuf bourgeonne  ; en somme a voie d’un dépouillement de ce qui  n’est que poursuite du vent?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelques temps Claude m’a demandé avec une grande pudeur : et après... ?  Ce n’était plus le temps des finasseries théologiques, face à face, l’un et l’autre travaillés du même mal, un mot me vint comme un éclair : Claude, dans l’univers,  l’essentiel n’est ce pas la lumière ?  Je ne sais s’il reçut l’idée, mais il me parut qu’elle éveillait chez lui une harmonique. J’aurais souhaité qu'il chante à l’instar du roi David dans l’oratorio de Honegger :  Ah, cette vie était si belle, je te loue Seigneur, toi qui me l’a donnée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus de lumière , demandait le vieux Goethe mourant. Ce « plus » je le vois sur l’icone d’un Christ tirant de leurs sépulcres à main forte et à bras étendu ceux qui gisent dans les ténèbres. Le verbe « ressusciter » des évangiles désigne un évènement sans autre figuration sensible que les sons des verbes du matin : se réveiller, se lever, de dresser. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici je fais du neuf qui déjà bourgeonne. ajoutait : ne le reconnaîtrez-vous pas ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allocution prononcée au temple de l’Étoile à Paris, le vendredi 25 janvier 2008 après la lecture d’Écclésiaste 3, 1-10, par Jean-Jacob, de Romains 8, 22-27 par Natacha et de Jean 14, 1-14, par Mgr Athanasios&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-8349443018763949886?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/8349443018763949886/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=8349443018763949886' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/8349443018763949886'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/8349443018763949886'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2008/05/101-grand-ge.html' title='99. EN MÉMOIRE DE CLAUDE'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/R5yGZ9W4j2I/AAAAAAAAANA/mppIi-f56LM/s72-c/DSCN0168+-+copie+2+jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-7085664417701098603</id><published>2008-04-04T15:43:00.050+02:00</published><updated>2008-12-09T17:52:46.564+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hobbema'/><title type='text'>98. L’ALLÉE DE MIDDELHARNIS</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/R_YxHHbpNTI/AAAAAAAAAOU/haf7pAgZ9EY/s1600-h/allee_middelharnis_hi+-+copie.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/R_YxHHbpNTI/AAAAAAAAAOU/haf7pAgZ9EY/s320/allee_middelharnis_hi+-+copie.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5185386019287545138" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’allée de Middelharnis du tableau d’Hobbema est un chemin bordé d’arbres élagués lançant vers le ciel leurs panaches de feuillage. Leurs fûts élancés renvoient au loin à la verticale du clocher massif d’un bourg et aux mâts effilés de quelques barques à quai. Les ornières creusées dans l’allée par le passage d’innombrables charrois rappellent le passage des charrois journaliers. Un horticulteur soigne les arbres d’un verger, un paysan bavarde avec une femme  près d’une fermette. Mon Dieu, la vie est là, simple et tranquille… &lt;br /&gt;Ce tableau  m’interroge : où va le chemin de traverse prenant à droite de l’allée, à mi-distance du bourg et du point où le peintre a dressé son chevalet ? Il longe une fermette avant de disparaître derrière un rideau d'arbres touffus… Et après ? Un homme, fusil en bandoulière, regarde en direction du peintre. Son chien à l’arrêt fixe l’artiste, mais à l’orientation de son corps, on devine qu'il  s’apprête à entraîner qui le suivra hors des chemins battus, comme mon brave Médor courant au flair dans les bois de Dieuze. &lt;br /&gt;Longtemps, ce chemin de traverse m’a invité à sortir du cadre familier de mes jours pour l’aventure d’une route sans repère déjà tracé. Quand la parabole évangélique des « deux voies » du Sermon sur la Montagne se mêlait à mes interrogations, tout s’embrouillait.  Je cherchais sur l'œuvre du peintre l’indice d'un engagement qui ne s’y trouvait pas. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Quand vint le temps de sortir du tableau, autrement que je l’avais imaginé, l’œuvre de Hobbema me souffla ce que j’avais ignoré. Un verset du Premier livre des Rois me répétait les mots de David à Salomon : Voici que je m’en vais aujourd’hui par le chemin de toute la terre, sois fort et sois un homme et ce que Luther écrivit pour un sermon : Lorsqu’on a dit adieu à chacun sur terre, on doit se tourner vers Dieu seul ; en effet, c’est vers lui que se dirige et que nous conduit le chemin de la mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chemin de Middelharnis n’est plus affiché devant moi à Paris au-dessus de la table du petit-déjeuner comme il l’était à Strasbourg, à Dieuze et encore à Mulhouse, mais il continue de me cuisiner.  J’écoute.  J’ai lu qu’il faut laisser la vérité travailler tant qu’il fait jour. Que mon dernier pas se fasse au pouls de l’être !&lt;br /&gt;       4 avril 2008&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-7085664417701098603?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/7085664417701098603/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=7085664417701098603' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/7085664417701098603'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/7085664417701098603'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2008/04/111-le-chemin.html' title='98. L’ALLÉE DE MIDDELHARNIS'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/R_YxHHbpNTI/AAAAAAAAAOU/haf7pAgZ9EY/s72-c/allee_middelharnis_hi+-+copie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-6706140249199912806</id><published>2008-02-15T21:03:00.014+01:00</published><updated>2008-12-09T17:52:47.989+01:00</updated><title type='text'>97. T'ES JUIF!</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/R7X0y3qaySI/AAAAAAAAANs/5Cmo8J7mTcg/s1600-h/DSC00807.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/R7X0y3qaySI/AAAAAAAAANs/5Cmo8J7mTcg/s320/DSC00807.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167305302250015010" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;On attend le tram place de la République. Il fait frais à Strasbourg ce matin.  Je porte le beau « Borsalino » que m’a offert ma fille aînée pour éviter d’attraper un rhume de cerveau  Un jeune homme m’accoste sur le quai. Il me lance : T’es juif !  Pourquoi ? Le chapeau ? La barbe ? Je lui montre les flèches de l’église Saint-Paul au-dessus des toits du boulevard de la Victoire. Tu vois l’église ; j’en étais le pasteur !  Cela n’entame aucunement sa forte persuasion : Tu mens, gueule-t-il ! Le tram arrive. Je le laisse à sa folie.  Être juif serait simple : il suffirait de porter un chapeau ! &lt;br /&gt;  15 février 2008&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-6706140249199912806?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/6706140249199912806/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=6706140249199912806' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/6706140249199912806'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/6706140249199912806'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2008/02/109-tes-juif.html' title='97. T&apos;ES JUIF!'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/R7X0y3qaySI/AAAAAAAAANs/5Cmo8J7mTcg/s72-c/DSC00807.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-5300950278595511530</id><published>2008-02-03T15:57:00.012+01:00</published><updated>2008-12-09T17:52:51.714+01:00</updated><title type='text'>96. RETOUR D'ENFER</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/R6XWtdW4j5I/AAAAAAAAANc/LrDdQkfewQ0/s1600-h/praedium_rusticum.bmp.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/R6XWtdW4j5I/AAAAAAAAANc/LrDdQkfewQ0/s320/praedium_rusticum.bmp.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5162768624313208722" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;La Bibliothèque Nationale révèle le contenu de son « enfer » au public : des gravures et des livres que la censure condamna à la clandestinité d’un séjour en secteur réservé. &lt;br /&gt;Quelques estampes résument l’exposition dès l’entrée. Clairement, il s’agit d’exercices de contorsion  lesquels réclament les caresses d’un partenaire sans exiger sa tendresse. C’est du sexe sans amour.  Les meilleurs amants sortent diplômés de l’École du Cirque. Tout pour le cul, serait le résumé brut de décoffrage de cette exposition.  Le pervers polymorphe sommeillant selon Freud en tout enfant devenu grand se réveille ; une  image verbale ou graphique suffit à le ressusciter.  Les miroirs installés dans un recoin de la salle permettent de s’en assurer sans être vu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir même, un journaliste vante à la télé ce qu’il a vu de la sexualité friponne de l’enfer de la Grande Bibliothèque. La visite l’a échauffé ; il appelle le public à y courir toute affaire cessante. Gestuelle, œillades, complicité, à quel jeu joue ce chroniqueur devant un parterre de jeunes et de moins jeunes, racolés par l’aura gaucho Mc Do de l’émission ? Un semblant de gêne parait sur le visage d’enfant vieilli de l’animateur. Vite, il s’efface. L’audiomètre chauffe.  Tout va bien !&lt;br /&gt;    8 février 2008&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-5300950278595511530?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/5300950278595511530/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=5300950278595511530' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/5300950278595511530'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/5300950278595511530'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2008/02/aller-et-retour-denfer.html' title='96. RETOUR D&apos;ENFER'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/R6XWtdW4j5I/AAAAAAAAANc/LrDdQkfewQ0/s72-c/praedium_rusticum.bmp.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-8340294447359821294</id><published>2008-01-27T14:20:00.011+01:00</published><updated>2008-12-09T17:52:52.030+01:00</updated><title type='text'>95. BÉRÉNICE</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SE2ac5s8E_I/AAAAAAAAAQc/ObzKqrfbpHc/s1600-h/La+langue+fran%C3%A7aise.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SE2ac5s8E_I/AAAAAAAAAQc/ObzKqrfbpHc/s320/La+langue+fran%C3%A7aise.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209990165253854194" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Là-bas l’Orient lointain, ici un palais mythique à Rome. Une tragédie se machine, se trame, se fomente.  Bérénice aime Antiochus,  l’amant sans espoir. Titus se déchire : Pourquoi suis-je empereur ? Pourquoi suis-je amoureux ?&lt;br /&gt;Les vers de Racine lissent la violence se nouant entre les protagonistes,  que leurs confidents tempèrent ou exaspèrent. La rupture se prépare. Titus en nie l’évidence et Antiochus pris au piège avoue : j’ai travaillé sans cesse à mon propre malheur. Bérénice assume le désastre avec la plus haute noblesse : Servons tous trois d’exemple… &lt;br /&gt;Une mise en scène austère, un décor, des costumes teintés d’Orient. La voix du vieux Wilson en Paulin fut saisissante ! Carole Bouquet fut une superbe Bérénice  intensément présente de cœur et d’âme.&lt;br /&gt;Cinq actes sans entracte ! On resta suspendu à l’intrigue la plus cérébrale et la plus passionnelle qui soit.  Ce n’est point une nécessité qu’il y ait du sang et des morts dans une tragédie, écrivit  Racine. Il suffit que l’action soit grande. Et la représentation fut à sa mesure. &lt;br /&gt; 30 janvier 2008&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-8340294447359821294?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/8340294447359821294/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=8340294447359821294' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/8340294447359821294'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/8340294447359821294'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2008/01/en-mmoire-de-claude.html' title='95. BÉRÉNICE'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SE2ac5s8E_I/AAAAAAAAAQc/ObzKqrfbpHc/s72-c/La+langue+fran%C3%A7aise.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-2964690471930372194</id><published>2007-12-13T17:09:00.011+01:00</published><updated>2008-12-09T17:52:52.137+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ABRESCHVILLER TEMPLE'/><title type='text'>94 . ABRESCHVILLER</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/R2ATDUOqXbI/AAAAAAAAALo/0y8MlirR_88/s1600-h/DSC02125.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/R2ATDUOqXbI/AAAAAAAAALo/0y8MlirR_88/s400/DSC02125.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5143131722147847602" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le pasteur Philippe François m’a demandé de présider un culte dans sa paroisse d’Abreschviller, nichée sur le versant lorrain des Vosges, au pied du Donon.  Impossible de lui refuser ce service ; outre notre vieille amitié, voir son  l’église me comble de joie : A thing of beauty is a joy for ever ! (Une chose belle est une joie pour  toujours !) Restaurée sous sa direction, elle est l’un des rares édifices de l’Église Réformée où l’art contemporain s’associe à l’architecture néogothique et au culte sans les contrarier. Ses  murs blancs mettent en valeur des peintures chaudes créées par Pascal Henri Poiraut pour le centenaire de l’édifice. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Il faut s’arrêter dans le vestibule devant une Tour de Babel en grisaille, de structure  semblable à celle que les peintres de la Renaissance lui prêtaient, avant de pénétrer dans la nef pour regarder un à un les tableaux accrochés sous ou entre les fenêtres.  Ils représentent des bâtiments  en construction et de hautes échelles de maçon. À l’entrée du chœur, a grande bâtisse hexagonale jaune d’or, aux portes et aux fenêtres ouvertes, me suggère l’espace ultime où le Divin sera tout en tous.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;J’avais à commenter ce matin-là une péricope de l’Évangile selon Saint- Matthieu tissée d’images de la fin du monde, telle qu’on se la représentait alors en Judée et en Galilée.  Cette littérature, qu’on dit apocalyptique, figurait les phases ultimes de l’histoire avec les malheurs et les peurs d’un peuple plusieurs fois soumis aux épreuves de la guerre et de l’occupation. On recherchait les signes avant-coureur de la fin  et on en dressait le calendrier. Jésus ne se mêla pas à la troupe des agitateurs et des devins. Une seule question semblait lui importer : Quand le Fils de l’homme reviendra, trouvera t-il la foi sur la terre ? &lt;br /&gt;Il fallait donc parler de la « foi » sans spéculer devant les tableaux de chantiers et d’échelles de Pascal Poiraut que je voyais autour de la nef,  derrière les rangs de l’assemblée. Un mot de Martin Luther me revint. Alors qu’on lui demandait ce qu’il ferait si la fin du monde était pour le lendemain,  il répondit : Je planterai un pommier. &lt;br /&gt;          4 décembre 2007&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-2964690471930372194?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/2964690471930372194/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=2964690471930372194' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/2964690471930372194'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/2964690471930372194'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/12/104-ateliers.html' title='94 . ABRESCHVILLER'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/R2ATDUOqXbI/AAAAAAAAALo/0y8MlirR_88/s72-c/DSC02125.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-4058649555466943731</id><published>2007-12-13T11:11:00.007+01:00</published><updated>2008-12-09T17:52:52.323+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='MUSÉE DU CHEMIN DE FER MULHOUSE'/><title type='text'>93. CINECITTÀ !</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/R2AiXUOqXcI/AAAAAAAAALw/29cxDiefrME/s1600-h/Meteor+.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/R2AiXUOqXcI/AAAAAAAAALw/29cxDiefrME/s400/Meteor+.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5143148558419647938" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;Des locomotives anciennes aux cuivres rutilants, des wagons capitonnés surgissent de l’ombre sous les faisceaux d’éclairages étudiés. Une « sono » double les images : sons et lumières, c’est parfait ! Ce hall obscur balayé de pinceaux lumineux pourrait se trouver à Cinecittà.  &lt;br /&gt;Voici des voyageurs en costume d’époque en route vers une destination d’eux seuls connue. L’impériale d’un wagon de IVeme classe bourdonne de propos gouailleurs. Dans un compartiment aux banquettes étroites, on a sorti le saucisson et la bouteille de rouge de la communion fraternelle des « troisièmes classes ». À la fenêtre d’un pullman de La Flèche d’or, deux élégantes racontent leur voyage en Italie. Un Napoléon III tristounet regarde fuir le paysage à la fenêtre de son wagon. &lt;br /&gt;Le banc ferroviaire est raide, sur lequel on regarde un documentaire sur la Résistance d’un réseau de cheminots.  Déroulement de cordon Bickford : ça fuse, ça claque. Un train déraille en haut d’un remblai. Un pont saute et mène aux abîmes le convoi qui le franchit. Une vraie locomotive renversée sur un faux ballast simule l’effet d’une action  réussie. On a entendu le bruit de l’explosion. On voit le filet de fumée s’échappant de la cheminée ; ça sent la poudre et le charbon brûlé.&lt;br /&gt;Une saynète « historique » distrait les visiteurs lassés par la vue de trop de bielles, de roues d’acier cerclées de blanc et de cuivres astiqués. Le président Deschanel vient de tomber sur la voie du wagon présidentiel. Il erre en pyjama,  les pieds nus, (ce qui a son importance). Il frappe à la porte d’un garde-barrière : Ouvrez-moi, je suis le Président de la République.  Cela surprend ! Et moi Napoléon répond le cheminot. Paul Deschanel insiste : Ouvrez-moi, car je suis le Président de la République et vous risquez d’avoir des ennuis… Son épouse plus perspicace intervient : C’est quelqu’un de bien, il a les pieds propres !  &lt;br /&gt;Les locomotives halètent. Des employés sifflent le départ d’un convoi. Le drapeau rouge est roulé. Je viens de visiter à Mulhouse  la Cité du train.  &lt;br /&gt;          6 décembre 2007&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-4058649555466943731?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/4058649555466943731/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=4058649555466943731' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/4058649555466943731'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/4058649555466943731'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/12/103-christkindelsmrik.html' title='93. CINECITTÀ !'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/R2AiXUOqXcI/AAAAAAAAALw/29cxDiefrME/s72-c/Meteor+.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-3572538329825444477</id><published>2007-12-12T19:01:00.011+01:00</published><updated>2008-12-09T17:52:52.664+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='KARL BARTH'/><title type='text'>92. BRUDERHOLZALLEE 26</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SE-I23jq0WI/AAAAAAAAAQ8/qiYRiN7Czj0/s1600-h/barth.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SE-I23jq0WI/AAAAAAAAAQ8/qiYRiN7Czj0/s400/barth.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210533770098823522" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Un tram vert pomme gravit lentement le flanc raide d’une colline de la banlieue de Bâle. Ses roues grincent affreusement dans la dernière courbe avant l’arrêt Bruderholzallee, tout près de la maison où demeura le théologien Karl Barth jusqu’à sa mort le 10 décembre 1968.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un tram vert pomme gravit lentement le flanc raide d’une colline de la banlieue de Bâle. Ses roues grincent affreusement dans la dernière courbe avant l’arrêt Bruderholzallee, tout près de la maison où demeura le théologien Karl Barth jusqu’à sa mort le 10 décembre 1968.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’archiviste des Karl Barth Archiv nous accueille, Michel Cordier et moi, dans un vestibule où nous accrochons nos manteaux avant de monter à l’étage par un escalier orné de gravures et de photographies de théologiens protestants du XIXè siècle. Barth a copié un verset des Écritures sous chacun des portraits, pour exprimer le sentiment que lui inspirait l’œuvre de celui qu’il représente. Hermann, Blumhardt, Harnack… se trouvent en bonne position dans cette galerie où la place d’honneur revient à Schleiermacher, mais sans commentaire, comme si l’auteur de la Dogmatique  persistait par ce silence dans son désaccord provisoire et jusqu’à meilleure information avec l’auteur des Discours sur la Religion.&lt;br /&gt;L’archiviste nous fait asseoir dans les fauteuils qui occupent le coin de la pièce où se trouvent deux grandes bibliothèques. Il y a peu de choses à voir dans ce cabinet de travail, sauf quelques tableaux, des manuscrits et beaucoup de livres. Les objets usuels de la vie du professeur et de l’écrivain ont disparu  depuis longtemps,  ainsi sa vieille machine à écrire, le pick-up avec lequel il écoutait chaque matin une œuvre de Mozart et  son bureau, déménagé  quelque part à Pittsburgh. &lt;br /&gt;Karl Barth a reçu dans cette pièce les théologiens les plus éminents de son temps, de façon si discrète, qu’on ne garde aucune trace de leurs rencontres. Qu’on est loin de l’atmosphère pieuse de la maison natale du saint laïque de Tréguier (Renan),  un reliquaire où l’on montre une boucle de cheveux, le plumier, les cahiers d’écolier de l’auteur d’une « Vie de Jésus » qui fit couler beaucoup d’encre à l’époque. Calvin a fait le ménage à Bâle comme à Genève : Putzen, putzen... Un aspirateur ronfle dans l’escalier.&lt;br /&gt;Un vieil ami, le théologien catholique Hans Urs von Balthazar, lui a offert le portrait de Mozart accroché au-dessus de la porte d’entrée. Barth a placé à égale hauteur sur l’autre porte une gravure de Jean Calvin. Les rayons de la bibliothèque rassemblent les œuvres des théologiens de la Réforme en reliure ancienne, une abondante littérature sur Mozart, nombre d’ouvrages d’exégèse et bien sûr les dix milliers de pages de sa  Kirchliche Dogmatik, dont on s’est demandé s’il les avait toutes lues !   &lt;br /&gt;D’un côté de l’unique fenêtre de la pièce, on voit le carillon assez kitsch, dont les sonneries scandaient la vie de la maisonnée, et de l’autre une table de travail, celle de sa secrétaire Charlotte von Kirschbaum, le témoin majeur des développements de sa pensée, emportée au soir de sa vie par la maladie de l’oubli. Le classeur ouvert sur la table contient des pages rédigées d’une écriture régulière et sans rature. Le petit calendrier perpétuel est arrêté ce jeudi où Mozart n’a pas réveillé Karl Barth dans ce monde-ci. L’index de Jean-Baptiste sur la reproduction du retable de Grunenwald placée au-dessus du bureau désigne l’objet mystérieux que le théologien  a poursuivi tout au long de sa vie. &lt;br /&gt;Avant de reprendre le tram pour rentrer au pays, je jette un bref coup d’œil sur la façade proche du restaurant où Barth, affaibli par la maladie, tint ses séminaires pour les étudiants étrangers. L’année où j’y fus invité fut celle de son interruption. Regrets encore… &lt;br /&gt;          6 décembre 2007&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-3572538329825444477?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/3572538329825444477/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=3572538329825444477' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/3572538329825444477'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/3572538329825444477'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/12/102-cinecitta.html' title='92. BRUDERHOLZALLEE 26'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SE-I23jq0WI/AAAAAAAAAQ8/qiYRiN7Czj0/s72-c/barth.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-1570370485380386387</id><published>2007-12-12T17:49:00.011+01:00</published><updated>2008-12-09T17:52:52.834+01:00</updated><title type='text'>91. RETOUR À PARIS</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/Rzb1ABTn9HI/AAAAAAAAAKw/CI8gjyZperY/s1600-h/DSCN0602.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/Rzb1ABTn9HI/AAAAAAAAAKw/CI8gjyZperY/s320/DSCN0602.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5131558206134809714" /&gt;&lt;/a&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La cloche sonne neuf heures à Notre-Dame d’Auteuil. Ses tintements font s’envoler les oiseaux. Le soleil plonge dans la chambre par la fenêtre ouverte.  Il bronze le pied du lit et le tapis. Le ronronnement d’un avion se mêle au sifflement du vent sur le  toit. La circulation gronde en bas sur le boulevard. De l’autre côté de la Seine, la chaudière de mon immeuble est réparée. Il est temps de rentrer à la maison. &lt;br /&gt;         8 novembre 2007&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-1570370485380386387?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/1570370485380386387/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=1570370485380386387' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/1570370485380386387'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/1570370485380386387'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/12/101-bruderholzalle-26.html' title='91. RETOUR À PARIS'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/Rzb1ABTn9HI/AAAAAAAAAKw/CI8gjyZperY/s72-c/DSCN0602.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-524951631790545264</id><published>2007-12-12T17:29:00.008+01:00</published><updated>2008-10-21T14:56:39.027+02:00</updated><title type='text'>90. SIENNE</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SP3RZim3UmI/AAAAAAAAAbE/yS_1ZZCdo4k/s1600-h/CARAVAGE.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SP3RZim3UmI/AAAAAAAAAbE/yS_1ZZCdo4k/s400/CARAVAGE.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5259590176555356770" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que de rues et de ruelles escarpées à monter, à descendre à Sienne ! Après les efforts d’une matinée touristique, nous repérons une table libre à la terrasse d’un restaurant de la Piazza del Campo. La foule processionne autour de l’hémicycle descendant doucement au pied du Palazzo publico. Un clown champion en farces et attrapes poursuit les touristes de ses facéties. On l’applaudit. Une mendiante vêtue de noir de la tête aux pieds quête de table en table. Elle s’arrête auprès de chacune, fait un ample signe de croix, tend une sébile qui se remplit.  Valentine estime l’affaire à cinquante euros par jour ; une belle mensualité car elle ne chôme ni le dimanche ni les jours fériés. Elle a pourtant de la concurrence : une quêteuse gitane, cheveux de jais et regard de braise, suit le même itinéraire, mais sans geste de piété elle obtient peu. &lt;br /&gt;        27 novembre 2007&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-524951631790545264?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/524951631790545264/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=524951631790545264' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/524951631790545264'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/524951631790545264'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/12/100-abreschviller.html' title='90. SIENNE'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SP3RZim3UmI/AAAAAAAAAbE/yS_1ZZCdo4k/s72-c/CARAVAGE.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-4921577096205893563</id><published>2007-11-11T13:25:00.010+01:00</published><updated>2008-12-09T17:52:53.126+01:00</updated><title type='text'>89. COSTANZA À MONTE-CATINI</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGkqGbDbKrI/AAAAAAAAAVQ/jTJnKV4o2cQ/s1600-h/DSC01496.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGkqGbDbKrI/AAAAAAAAAVQ/jTJnKV4o2cQ/s400/DSC01496.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5217747933115132594" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Depuis quelques mois, Valentine et Lorenzo habitent à Monte-Catini-Terme un appartement meublé tendance : fauteuils de Starck, chaise longue de Le Corbusier, voilages chocolat, mur beige et plancher blond. C’est beau et ils s’y sentent bien. Costanza, ma petite fille, transbahute ses jouets d’une pièce à l’autre aussi vite qu’elle passe du français à l'italien selon l’interlocuteur. Ses journées s’écoulent désormais en partie à l’école. Elle dit que les institutrices sont très gentilles, qu’elle dessine, qu’elle joue, qu’elle fait de la musique et du sport. &lt;br /&gt;        26 novembre 2007&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-4921577096205893563?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/4921577096205893563/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=4921577096205893563' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/4921577096205893563'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/4921577096205893563'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/11/retour.html' title='89. COSTANZA À MONTE-CATINI'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGkqGbDbKrI/AAAAAAAAAVQ/jTJnKV4o2cQ/s72-c/DSC01496.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-6813425599642778274</id><published>2007-11-06T15:25:00.012+01:00</published><updated>2008-12-09T17:52:53.291+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='PROSÉLYTISME  &quot;ÉVANGÉLIQUE&quot;'/><title type='text'>88. LE CAMP DE JÉSUS</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RxtbDY1zdhI/AAAAAAAAAKA/S44eVeCQBVI/s1600-h/aMegachurch.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RxtbDY1zdhI/AAAAAAAAAKA/S44eVeCQBVI/s320/aMegachurch.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5123789114829927954" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;Au Missouri une redoutable pasteure prépare des enfants de sept à dix onze ans à l’apocalypse. Le film « Jésus camp » rapporte ses méfaits missionnaires. D’abord, elle affirme au  journaliste qui s’étonne de l’âge tendre de ses ouailles, que les statistiques montrent, que « c’est à  cet âge là qu’on apprend  pour la vie.  Et, pour le prouver elle affirme : nos  ennemis leur enseigne au même âge à dégoupiller des grenades... Le cadre général d’emblée est dressé : le monde se partage entre bons et méchants absolus ; le méchant, c’est l’autre dont l’enfer sera pavé.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les chers petits arrivent proprets, souriants, innocents, chacun portant avec sa peluche et son bagage. Les parents les embrassent et s’en vont confiants de les laisser entre les mains d’une si sainte femme. Pendant que leur progéniture s’installe dans les dortoirs, ses futurs cadres prient dans la salle de réunion pour que Satan ne dérange pas PowerPoint, la sono et l’éclairage… On prie « positif ».  L’affaire se joue en pleine sécularité ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film décrit ce qu’on enseigne au « Jésus camp » et comment on s’y prend. C’est simple : faire répéter ! L’enseignante sait mieux que Dieu ce qu’il veut. Mordicus elle est son chien de garde plutôt que son berger. Elle insiste, elle réclame  après chacune de ses affirmations : Do you believe it ?   It », ce n’est pas « god », qui  oserait le dire au neutre ? It c’est le message auquel les enfants doivent répondre  sans hésiter :  Yes, yes, we believe it ! » Oui nous croyons ça ! Dans ce materllement de « croyances » où peut se faufiler la vérité ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fin justifie les moyens/  Il faut faire de ces gamins sans défense de bons « chrétiens » modèle « Jésus camp ». Le rock, la techno, tout est bon ; ça fait du bruit, ça « pète » en tout sens, ça vomit de l’incantation, de la transe ; c’est moderne ; ça évite de penser. Le silence est si mauvais pour les nerfs !  Les mains des petits s’élèvent, leurs bras se tordent ; ils s’écroulent vaincus par la sacrée rhétorique de la ministre de Dieu. Elle trouve ça bien : ce n’est pas comme dans les « Églises mortes » où l’on chante un ou deux cantiques et où on reste assis pour écouter.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour être « sauvé », ce problème la hante, les chers petits doivent admettre, qu’ils sont mauvais, méchants, pécheurs maudis… Cela verbalement résolu, des acolytes versent sur les mains des petits pénitents l’eau d’une bouteille en plastique pour les laver avec le sang de Jésus.  C’est haut en couleur, le repentir à flots. Mais pour que ça ne marche, il y a une condition. Ils doivent « parler du Seigneur Jésus ».  Ils sont lancés à l’assaut des ignorants, des mécréants, des impies, contre lesquels ils doivent mener une guerre sans merci. Ils paieront leur grâce en babil de sermon. Un gamin interviewé, expose sans vergogne qu’il est devenu un preacher après avoir suivi une première fois le Jesus camp ? Le film le montre à Washington devant le Capitole haranguant les passants sur le sujet que la suite du film va révéler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La parade se poursuit : Vous êtes l’avenir du monde…Vous êtes les guerriers de  god… Vous servirez l’excellent président Busch, qui purifie la nation. De qui, de quoi ? On l’apprend aussitôt : de ceux qui profitent de la « tolérance » des chrétiens pour supprimer « la prière à l’école » et, pire, qui enseignent la théorie de l’évolution à nos  enfants. Séance de travaux pratiques : on leur montre deux  « barbies » : c’est Adam et Eve ! Voyez : ce ne sont pas des animaux ! Et dans la foulée, on ajoute qu’il faut soutenir le président envoyé par god :  God bless America !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce discours passe mal dans les oreilles du cinéaste ; la pasteure doit lui préciser, que les évangéliques sont apolitiques. Ils  aiment  le président Bush parce qu’il born again, (née de la dernière pluie divine) et qu’il « nettoie » l’Amérique. Ce n'est pas de la politique ! Nouveaux travaux pratiques : une silhouette (grandeur nature)  du président providentiel est hissée sur le podium. Let us pray !  Priez pour la nation, pour nos soldats en Iraq : Christ ! Christ ! Christ, sauvera l’Amérique ! Alléluia, alléluia !  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;On range le portrait dans les coulisses. Un second couteau entre en scène  : Voyez les enfants, vous pourriez être ici bien plus nombreux… Il précise : Beaucoup d’enfants ne sont pas nés à cause de l’avortement.  Et il distribue enfants de petits fœtus en plastique que les enfants doivent tenir dans leurs mains pendant la prière : Pleurez enfants, ils auraient pu être vos amis… et rendez grâce à  god, le président a nommé à la Cour suprême un juge intègre  , un homme very clean sur l’avortement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On souhaiterait que le réalisateur du documentaire ait forcé les traits jusqu’à la caricature, tant ce qu’il montre est insoutenable, mais les paroles, les bruits, les images, infirment l'hypothèse. Le réalisateur n’a qu’un mot à dire à ses collègues après la projection : shit ! 10 novembre 2007.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-6813425599642778274?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/6813425599642778274/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=6813425599642778274' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/6813425599642778274'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/6813425599642778274'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/11/bretagne-en-automne.html' title='88. LE CAMP DE JÉSUS'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RxtbDY1zdhI/AAAAAAAAAKA/S44eVeCQBVI/s72-c/aMegachurch.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-5317352625621818451</id><published>2007-10-31T10:26:00.009+01:00</published><updated>2008-12-09T17:52:53.427+01:00</updated><title type='text'>87. RÉUNION DE RETRAITÉS</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/Ruqq4onQo2I/AAAAAAAAAJ4/kKrhnQ7s2F0/s1600-h/LUX.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/Ruqq4onQo2I/AAAAAAAAAJ4/kKrhnQ7s2F0/s400/LUX.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5110084617156731746" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils arrivent seuls ou en couple pour une rencontre d’anciens. Leur point commun fut d’avoir fréquenté une même école. Les installations rudimentaires, la table, frugale, d’un centre  évangélique borderline, les reçoivent pour quarante-huit heures. À l’évidence, ceux qui se connaissent éprouvent du bonheur à se retrouver. Les autres font mine de bon chrétien.&lt;br /&gt;Une chambre m’est attribuée au second étage d’une grosse maison qu’on appellerait « château » en Bordelais ! Les escaliers craquent. Les papiers peints sont centenaires. Aux toilettes, un écriteau stipule de ne pas écrire sur les murs. La chambre sent l’humidité. De l’air frais passe sous la porte. Bien se couvrir la nuit pour être d’attaque demain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’animateur préside les réunions en professionnel de la bienveillance. Seul programme connu : laisser parler chacun aussi longuement qu’il le veut Les interventions se succèdent à l’appel alphabétique des intervenants, lesquels racontent leur vie casanière ou aventureuse, leurs soucis de santé, leurs petits bonheurs et leurs gros malheurs… Certains disent avoir tenu loyalement leur emploi. D’autres moins nombreux et plus fortunés en verbe racontent les péripéties d’une vie « engagée ».  L’animateur s’agite sur sa chaise quand il sent la salle se lasser d’entendre sauter du coq à l'âne.  Il aimerait interrompre l’écoulement d’un flux d’éloquence, mais comment couper une tranche de vie sans blesser ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais à présenter le film Récit pour s’en sortir après sa projection sur l’écran d’un téléviseur finalement pas trop mauvais.  Cela fait plus de deux ans que tout a été écrit, filmé. Mes textes ont vieilli, je ne sais plus comment y entrer ni qu’en dire. Il faut tenir une demi-heure pour justifier le déplacement. J’attends le coup de fouet d’une question, mais l'assemblée s’endort comme des  paysans après une journée aux champs. Je lance à l’aveuglette : être malade n’est pas une maladie et ça ne surprend personne, sauf un adepte des questions de cours de théologie pastorale, qui m’interroge sur la « visite à l’hôpital ». Comment éviter les poncifs ? Oui, oui, les visites, ça fait du bien, mais à condition que le visiteur rencontre un homme, une femme, un humain en somme, et non pas un malade ! Des mots qui ne semblent ne rien dire !&lt;br /&gt;       15 septembre 2007&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-5317352625621818451?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/5317352625621818451/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=5317352625621818451' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/5317352625621818451'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/5317352625621818451'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/10/chaudire.html' title='87. RÉUNION DE RETRAITÉS'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/Ruqq4onQo2I/AAAAAAAAAJ4/kKrhnQ7s2F0/s72-c/LUX.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-5833076149176263852</id><published>2007-10-21T15:55:00.010+02:00</published><updated>2008-12-09T17:52:53.548+01:00</updated><title type='text'>86. MARCHÉ DU LIVRE D'OCCASION</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RtGvshtUc8I/AAAAAAAAAJE/jSHUnWJfxTs/s1600-h/DSC01310.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RtGvshtUc8I/AAAAAAAAAJE/jSHUnWJfxTs/s200/DSC01310.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5103053032285041602" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Deux forts taureaux de bronze gardent l’entrée du parc Brassens où se tient le marché du livre ancien et d’occasion.  Un plan d’eau offre sa surface argentée au ciel, et les pelouses une plage aux bronzeurs. Deux halles, autrefois théâtre de la souffrance animale, abritent les tables où s'entassent un amoncellement de livres, les uns modestes sous leurs couvertures défraîchies, les autres riches au dos de cuir rouge ou brun fleurant bon l’encaustique. &lt;br /&gt; De mystérieuses affinités organisent ici la coexistence des titres. Saint-Simon voisine avec Platon ou Malebranche, Céline se frotte à la Bible de Crampon et fraie avec un traité de numismatique. Un marchand offre des livres d’art et des polards.  Plus loin, des gens creusent les flancs d’une colline de poches à deux euros. Chaque étalage traduit en langue marchande l’intérêt majeur du bouquiniste, mais c’est aussi relatif : tel spécialiste en sciences humaines vend des cartes postales pour assurer ses fins de mois et son voisin passionné de poésie offre des reliures au mètre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On demande trente euros pour un Théophile Gautier fané depuis des lustres, le prix d’un « Pléiade » presque neuf à l’étalage suivant. Que de choses dont je n’ai pas besoin dirait Socrate avant d’aller boire un demi à la terrasse du café de la place Jacques Marette. Je ne recherche rien de précis, mais il faut bien imaginer chercher pour s’attarder ici.  &lt;br /&gt;       16 septembre 2007&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-5833076149176263852?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/5833076149176263852/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=5833076149176263852' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/5833076149176263852'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/5833076149176263852'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/10/jesus-camp-missouri.html' title='86. MARCHÉ DU LIVRE D&apos;OCCASION'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RtGvshtUc8I/AAAAAAAAAJE/jSHUnWJfxTs/s72-c/DSC01310.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-4805152177516876073</id><published>2007-09-14T17:32:00.011+02:00</published><updated>2008-12-09T17:52:53.739+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='CULTE PROTESTANT'/><title type='text'>85. ESPRIT DE CHAPELLE</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RtFmAhtUc7I/AAAAAAAAAI8/93zV9oNtHJE/s1600-h/St+Hernot.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RtFmAhtUc7I/AAAAAAAAAI8/93zV9oNtHJE/s200/St+Hernot.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5102972012021969842" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Une fois de plus, nous voilà à la chapelle où les protestants de la presqu’île vont au culte l’été. Un vieux clerc notoirement inspiré en organise la présidence. Il a retenu pour aujourd’hui le concours d'un collègue fraîchement retraité. L’homme est connu de tous et le sait. À sa vue, un susurrement d’aise parcourt une assemblée d'hommes un  peu voûtés, d'épouses droites et fières et de jeunes gens tirés du lit.   &lt;br /&gt;Un air de flûte s'achève, l’officiant s’installe à l’entrée du chœur, devant un lutrin trop instable pour le soutenir en cas d’extase. Il préside en chemise immaculée et col ouvert, boudiné dans un complet naguère ajusté à sa taille, ce qui fait « pauvre » mais sans affectation ! Il prononce une suite de prières plates dont on retient que la sainteté s’accommode d’habitudes paroissiales. On se lève, on s’assoit, on se morigène, on exulte, au rythme convenu du one man show qu’on prétend une liturgie chez les Réformés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sourire médiatique aux lèvres, l’ecclésiastique éminent avertit d’abord l’assemblée qu’elle va travailler par petits groupes, sur un texte de la Bible. Les mauvais esprits supposent qu’il n’a rien préparé. Ce n’était que manière de parler. Il change son fusil d’épaule, en chasseur sachant chasser l’ouaille d’été. Son suspens réussi sans grands frais, il annonce qu’il causera du baptême dans l’épître aux Romains, un sujet qui lui tient à cœur. Je n'ai pas entendu prêcher sur ce sujet depuis des lustres ; je suis tout ouïe. Ma surprise s’amortit. On patauge dans la gadoue des lieux communs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Homère prétend que dans une assemblée chacun reprend son propre souffle  après un discours bien écouté, et que cela s’entend. Ce matin les auditeurs demeurent aussi inertes que les compères de bois sculpté du chœur. Par chance, un air de flûte nous anime. L’éminent collègue annonce un cantique à l'ancienne (sic) et  assortit son choix d’excuses auprès de la jeune génération supposée ne pas le connaître : c’est un tube protestant (sic). Alors, j’ai juste le temps de souffler à mon voisin  qu’un tube c’est creux, et nous braillons à l’ancienne des strophes en vers de mirliton. C’est fini. L’assemblée s’écoule  bénie  vers la sortie. Un  doux zéphyr égaie la presqu’île. &lt;br /&gt;    17 août 2007&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-4805152177516876073?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/4805152177516876073/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=4805152177516876073' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/4805152177516876073'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/4805152177516876073'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/09/retraits.html' title='85. ESPRIT DE CHAPELLE'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RtFmAhtUc7I/AAAAAAAAAI8/93zV9oNtHJE/s72-c/St+Hernot.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-857227951299523953</id><published>2007-08-26T18:50:00.012+02:00</published><updated>2008-10-12T19:20:15.643+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ILE DE SEIN'/><title type='text'>84. ILE DE SEIN</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SLF8l3KZMQI/AAAAAAAAAX8/lIAK5ijT-GM/s1600-h/Ile+de+Sein+.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SLF8l3KZMQI/AAAAAAAAAX8/lIAK5ijT-GM/s400/Ile+de+Sein+.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5238104831513145602" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le trait bleuté qu’on aperçoit dans la découpure du cap, c’est l’île de Sein. Le soleil du soir fait flamboyer les façades lactées de ses maisonnettes. Tout s’effacera bientôt, sauf le scintillement alternatif du phare dans la nuit étoilée.  &lt;br /&gt;Ce jour-là, le voilier d’Étienne Schlumberger accosta vers midi. Nous sautâmes sur les dalles gluantes de varech de la jetée.  La terre vacillait sous nos pieds tandis que nous montions vers le quai. Là-bas, une grande croix de Lorraine en granit commémore le courage des gens de l’île pendant la dernière guerre. &lt;br /&gt;Nous errâmes entre les murets de pierre sèche de jardins minuscules.  Le sentier ne nous menait nulle part. Il faisait doux, il faisait beau ! Médor se lança dans une course folle sur l’herbe rase. &lt;br /&gt;    14 août 2007&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-857227951299523953?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/857227951299523953/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=857227951299523953' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/857227951299523953'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/857227951299523953'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/08/march-du-livre.html' title='84. ILE DE SEIN'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SLF8l3KZMQI/AAAAAAAAAX8/lIAK5ijT-GM/s72-c/Ile+de+Sein+.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-3009581282238935436</id><published>2007-08-26T12:27:00.010+02:00</published><updated>2008-12-09T17:52:54.064+01:00</updated><title type='text'>83.  AUBE</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGii3YGNf-I/AAAAAAAAAVI/rztdO4TAYgQ/s1600-h/DSC01198.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGii3YGNf-I/AAAAAAAAAVI/rztdO4TAYgQ/s400/DSC01198.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5217599240553725922" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Les volets poussés, l’air du large prend possession de la chambre. Les voiliers dansent à la fenêtre sous les clins d’œil du soleil. Un vrombissement d’auto derrière la haie d’hortensias trouble un instant la rhapsodie de la mer. Une odeur de pain grillé monte de la terrasse. C’est l’heure du petit-déjeuner d'une maison délicieusement réveillée.  &lt;br /&gt;     11 août 2007&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-3009581282238935436?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/3009581282238935436/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=3009581282238935436' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/3009581282238935436'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/3009581282238935436'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/08/immersion.html' title='83.  AUBE'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGii3YGNf-I/AAAAAAAAAVI/rztdO4TAYgQ/s72-c/DSC01198.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-7566314774944824544</id><published>2007-08-26T12:00:00.012+02:00</published><updated>2008-10-12T19:17:54.631+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ROBESPIERRE'/><title type='text'>82.TRÈS HONORABLE</title><content type='html'>Le rituel académique  se met en marche au sous-sol du Palais Universitaire de Strasbourg. Damien Mc Donald, alias Jack, s’assied face au jury. Le public s’installe docilement derrière lui. La salle est fraîche malgré la menace d’un orage étouffant. &lt;br /&gt;L’homme défend une thèse de doctorat sur Maximilien de Robespierre et son culte de l’Être Suprême. Seul un Britannique de vieille souche peut oser défendre devant la Faculté de théologie un sujet si peu à la mode. La présentation s’avère limpide, vivace. Tout de suite, il aborde le fond  de sa pensée : Robespierre aurait lu Leibnitz, de là proviendraient ses idées sur Dieu suprême shérif,  sur son culte et la vertu des citoyens. Le directeur de thèse épluche le texte du point de vue de la forme et montre qu’il lui manque encore quelque chose pour qu’elle soit académiquement parfaite. S’écoulent les longues minutes d’une leçon de méthodologie. Le sable coule lentement dans le sablier universitaire. On sent qu’il commence à faire très chaud. &lt;br /&gt;Une historienne de Versailles, aussi conteuse de talent, rappelle au candidat ce qu’il aurait dû savoir : Robespierre a beaucoup lu « Jean-Jacques ».  Le candidat, qui tient mordicus à son Leibnitz, garde un flegme so British, qu’on le croirait dans l’exercice de son décanat à Cambridge. Son français parlé s’accélère quand il répond point par point aux questions posées. Le jury feint de ne pas entendre les rires gargantuesques ponctuant ses objections. Il ne veut rien céder sur l’idée indémontrable que Robespierre a lu et compris le philosophe allemand. Rule Britannia, Britania for ever…&lt;br /&gt;De la délibération du jury, on ne saura rien ; c’est naturel. Le président Matthieu Arnold résume avec humour son jugement : beaucoup de candidats se font repentants à l'ouïe des critiques, vous avez «  soutenu »  votre thèse et c’est très honorable ! Standing ovation ! Maintenant, c’est à boire, qu’il lui faut !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-7566314774944824544?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/7566314774944824544/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=7566314774944824544' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/7566314774944824544'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/7566314774944824544'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/08/au-loin.html' title='82.TRÈS HONORABLE'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-3901995740602623920</id><published>2007-08-26T11:46:00.012+02:00</published><updated>2008-12-09T17:52:54.291+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ERIK SATIE'/><title type='text'>81. ERIK SATIE</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RrHilXaOeXI/AAAAAAAAAIk/PkuDsIUwkQM/s1600-h/E%CC%81ric+Satie+jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RrHilXaOeXI/AAAAAAAAAIk/PkuDsIUwkQM/s200/E%CC%81ric+Satie+jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5094101785099794802" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Des couloirs, des escaliers conduisent aux étapes d’une exposition hétéroclite dans la maison natale d’Érik Satie à Honfleur.  La visite s’achève dans un grenier dont la charpente, le plancher et les murs d’un blanc parfait font reposer l’esprit après les bigarrures surréalistes des installations  présentées dans les étages. Le compositeur hante ce lieu comme l’océan une conque marine. Ses doigts courent invisibles sur l’ivoire d’un piano noir dont les touches montent et descendent au trot d’un coursier de feu. &lt;br /&gt;   30 juillet 2007&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-3901995740602623920?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/3901995740602623920/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=3901995740602623920' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/3901995740602623920'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/3901995740602623920'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/08/matin-breton.html' title='81. ERIK SATIE'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RrHilXaOeXI/AAAAAAAAAIk/PkuDsIUwkQM/s72-c/E%CC%81ric+Satie+jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-8297544315217076461</id><published>2007-08-02T15:54:00.011+02:00</published><updated>2008-10-13T15:50:55.011+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bonheur de mer'/><title type='text'>80. BONHEUR DE MER</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SKdE5hcz53I/AAAAAAAAAXM/CaGuBEgoSXY/s1600-h/Marnejpg01"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SKdE5hcz53I/AAAAAAAAAXM/CaGuBEgoSXY/s400/Marnejpg01" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5235228846863935346" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Les ordres du chef de quart, répétés par l’homme à la barre, rompent le grand silence de la passerelle. Bonheur de mer : le monde se renouvelle, à tout instant même et autre. Nicolas de Cues rentrant de Grèce découvrit au large une coïncidence des opposés, qui ne cessa jamais de l’étonner : Nous cheminons, écrit-il, parmi les objets que nous manifeste la nature elle-même : et notre intelligence, trébuchant parce qu’elle est loin de cette force infinie, ne peut pas lier des contradictoires séparés par un infini.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Marne, le navire amiral de la flotte française de l’Océan Indien, fait escale à la grande Glorieuse sous un ciel plombé. L’équipage saute d’une barge dans l’eau tiède. Les pieds palpent le sable de corail blanc. Des branches d’arbre laissées sur le rivage par les tempêtes balisent sa courbe douce. Le détachement local de parachutistes accueille les arrivants en treillis camouflé, médailles pendantes ! À terre, le bord s’éparpille. Les uns partent en groupe à la découverte de l’îlot, les autres cherchent la solitude après la promiscuité d’un périple en mer. Les cuistots grillent des saucisses pour le déjeuner. Je marche à pas lents sur la plage en écoutant fredonner Glen Gould les  « Variations Goldberg ». &lt;br /&gt;   27 juillet 2007&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-8297544315217076461?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/8297544315217076461/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=8297544315217076461' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/8297544315217076461'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/8297544315217076461'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/08/hesychia.html' title='80. BONHEUR DE MER'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SKdE5hcz53I/AAAAAAAAAXM/CaGuBEgoSXY/s72-c/Marnejpg01' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-2762308868536136277</id><published>2007-07-25T22:55:00.010+02:00</published><updated>2008-10-12T19:11:49.566+02:00</updated><title type='text'>79.VOIR LA MER</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SLF5PkwC-nI/AAAAAAAAAX0/QnrRsfRQ3nE/s1600-h/DSCN1559+-+copie.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SLF5PkwC-nI/AAAAAAAAAX0/QnrRsfRQ3nE/s400/DSCN1559+-+copie.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5238101150078794354" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La marée suce la plage jusqu’au ras du premier rang de galets. L’océan répète sa mélodie millénaire. Le flux grise l’homme que je suis, né à Paris loin de tout littoral. Longtemps, l’étendue des eaux fut pour moi l’étang de Ville-d’Avray, où je pêchais des têtards au printemps, le Grand Canal de Versailles que je contournais en vélo le jeudi avec des camarades du Lycée, ou le bassin de l’Orangerie où naviguait par beau temps mon petit voilier. Un jour, je tombai à l’eau, et  je dûs traverser la ville en frissonnant pour rentrer au chaud à la maison.  &lt;br /&gt;Je n’ai vu la mer qu’au lendemain de la Guerre, opale derrières les ruines du port dévasté du Havre, lumineuse entre les îlots du golfe du Morbihan, frangée de parasols et de corps bronzés sous le soleil de la Méditerranée.&lt;br /&gt;   25 juillet 2007&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-2762308868536136277?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/2762308868536136277/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=2762308868536136277' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/2762308868536136277'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/2762308868536136277'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/05/plages.html' title='79.VOIR LA MER'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SLF5PkwC-nI/AAAAAAAAAX0/QnrRsfRQ3nE/s72-c/DSCN1559+-+copie.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-7502562629047881532</id><published>2007-07-13T16:21:00.008+02:00</published><updated>2008-12-09T17:52:54.759+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='CRACHIN'/><title type='text'>78 . CRACHIN</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RpeLMKPB6ZI/AAAAAAAAAIc/HN614kP_uMg/s1600-h/DSC01062.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RpeLMKPB6ZI/AAAAAAAAAIc/HN614kP_uMg/s200/DSC01062.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5086687345160350098" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le ciel rimaille dans les flaques éparses sur le bitume de la rue Vastel. Rue du Blé, pas un banquier. Rue de la Soif, les matelots sont partis boire à Brest ou à Toulon. Rue du Château, Cuir 29 annonce l’apocalypse : Tout doit disparaître ! La Maison du Jouet attire les enfants devant une vitrine de petits voiliers, de châteaux forts et même de jeux de quilles. Le Surplus s’étend sur une si vaste partie de la chaussée, qu’il ralentit le flux des passants. Au coin de la rue du Commerce, inutile de chercher du papier à lettres, des enveloppes, un cahier, un stylo ; l’ancienne papeterie avec son personnel revêche est partie depuis longtemps. Un commerce branché la remplace. Il solde un pot à lait chamarré, un vase de Sèvres plus bleu et doré que nature, un meuble à tiroirs vert piscine au décors de fleurs et de fruits entrelacés. À la porte du buraliste, la « Presse de la Manche » affiche le « scoop » de l’été : Le petit Malien opéré à Cherbourg va bien. Au-dessus de la toiture de l’épicerie vins et liqueurs en face du pont tournant, une très vieille publicité résistant au vente et à la pluie vanter aux passagers des  ferries l’excellence du Courvoisier, the brandy of Napoléon.  &lt;br /&gt;Quai du Commerce, un Anglais roux et sa compagne parfaitement chapeautée comparent la qualité du crachin de Cherbourg à celui de Brighton. Impossible d’entendre leur avis éclairé, il se perd dans la stridulation endiablée d’un vélo-moteur. Quai Alexandre III, deux musclés bien tatoués déchargent un camion de « limonade » à la porte du Casino. Ils revêtiront plus tard leur habit de videur, car une suite d’interdits barre l’accès des bandits manchots de la salle de jeux aux mal fringués, aux mal nippées : ni capuche, ni marcel, ni survêtement, c’est affiché ! C’est l’été a  déclaré hier soir la télé ! Mille flaques et leurs biefs clapotent sous l’ondée. &lt;br /&gt;   12 juillet 2007&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-7502562629047881532?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/7502562629047881532/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=7502562629047881532' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/7502562629047881532'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/7502562629047881532'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/07/averses.html' title='78 . CRACHIN'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RpeLMKPB6ZI/AAAAAAAAAIc/HN614kP_uMg/s72-c/DSC01062.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-5635340468318234369</id><published>2007-07-13T15:21:00.008+02:00</published><updated>2008-12-09T17:52:55.006+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='CHERBOURG'/><title type='text'>77. VIEUX CHERBOURG</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGe35qFeaNI/AAAAAAAAAVA/-KUdJM_Aa6o/s1600-h/DSC01653+-+copie.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGe35qFeaNI/AAAAAAAAAVA/-KUdJM_Aa6o/s400/DSC01653+-+copie.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5217340894509689042" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bordées de maisons à deux ou trois étages aux toits d’ardoises bleu noir, ou de schiste gris vert, les rues s’enfoncent dans l’épaisseur du vieux Cherbourg. Les Anglais et les Horsains y croisent les habitants devant d’anciennes échoppes transformées en magasins de frusques effrangées et délavées, façon retour d’expédition héroïque. Les vitrines des agents immobiliers montrent des photos d’appartements avec balcon donnant sur le port, de maisonnettes avec vue sur presque rien, de fermettes charmantes et de manoirs « normands » nichés dans le creux d'un vallon, c’est obligé ! Les amateurs perspicaces lisent péniblement leur prix de vente sur une échelle de pastilles colorées disposée au ras du sol pour le confort des myopes.&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;La librairie de la place du Marché résiste bien à l’offensive commerciale de la grande surface néoculturelle installée tout près dans l’ancienne halle. Son rayon de poésie la protège efficacement de l’envahissement excessif des bédés. J’entre et trouve sans avoir à  beaucoup chercher : La forme d’une ville change plus vite, hélas, que le cœur des humains, de Jacques Roubaud. Que ce livre tombe à point entre mes mains! Je l’achète aussitôt et par la rue des Fossés, où se vend à prix fort « l’authentique parapluie de Cherbourg », je cours sous l’averse me réfugier à la terrasse du Café Pompon.  Commodément installé, je lis : C’était un jour banal d’une époque banale. Il ne s’y passa rien qui mérite mention. Aucun événement à mettre aux annales. &lt;br /&gt;   11 juillet 2007&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-5635340468318234369?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/5635340468318234369/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=5635340468318234369' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/5635340468318234369'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/5635340468318234369'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/07/rues-pitonnires.html' title='77. VIEUX CHERBOURG'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGe35qFeaNI/AAAAAAAAAVA/-KUdJM_Aa6o/s72-c/DSC01653+-+copie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-2409693848349533599</id><published>2007-06-28T11:50:00.008+02:00</published><updated>2008-12-09T17:52:55.251+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='OPÉRATION CATARACTE'/><title type='text'>76.  DEUXIÈME OEUIL</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RoOEwhc5HsI/AAAAAAAAAH8/laJbTcdOo0k/s1600-h/Photo+6.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RoOEwhc5HsI/AAAAAAAAAH8/laJbTcdOo0k/s200/Photo+6.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5081050773752192706" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le brancard qui me porte emprunte un réseau inextricable de couloirs étroits à angles droits, puis descend par un ascenseur dans les profondeurs de la clinique à la salle d’opération, où mon œil droit sera opéré de la cataracte un mois après l’œil gauche. &lt;br /&gt;Je reçois dans l'œil une giclée de gouttes tièdes qui coulent sur ma joue. Les médecins causent jours de congé avec les infirmiers et d’un certain cahier sur lequel ceux-ci doivent être impérativement notés. Un fond de musique de Mozart meuble l’atmosphère aseptique du local. &lt;br /&gt;L’anesthésiste plante une aiguille dans mon bras gauche pour vous assoupir...  et ajoute juste un bref instant pour que je vous fasse une piqûre sur chaque paupière. Je frissonne à la pensée de cette injection que toutefois l’idée d’un « assoupissement » m’aide à supporter. Je m’endors une minute… &lt;br /&gt;J’ai la tête recouverte d’une sorte de cagoule pourvue d’un orifice à l’endroit de l’œil à opérer.  Ne bougez pas la tête, dit le chirurgien en action. J’entends des bruits inconnus et ceci : cette pince est parfaite. Tant mieux ! Jean-Sébastien Bach a pris la relève de Mozart. Un sifflement brouille le chant du choral final de la Passion selon Saint-Jean. Des lueurs étincellent sur ma rétine. Le travail s’achève. La cagoule ôtée, on fixe une coque transparente sur l’œil opéré. Je pleure toutes les larmes de mon cœur dis-je au médecin, lequel répond prosaïque : c’est de la pommade ! &lt;br /&gt;Un grand « black » nommé Jimmy pousse le brancard dans l’ascenseur et l’on reprend le fil du labyrinthe jusqu’à ma chambre. Dix heures sonnent à quelque clocher voisin.&lt;br /&gt;      27 juin 2007&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-2409693848349533599?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/2409693848349533599/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=2409693848349533599' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/2409693848349533599'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/2409693848349533599'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/06/binoculaire.html' title='76.  DEUXIÈME OEUIL'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RoOEwhc5HsI/AAAAAAAAAH8/laJbTcdOo0k/s72-c/Photo+6.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-8635977133631431040</id><published>2007-06-12T19:31:00.008+02:00</published><updated>2008-12-09T17:52:57.263+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='TGV'/><title type='text'>75. TGV EST</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/Rm7Zqw_d18I/AAAAAAAAAH0/8vEFKeHCJiM/s1600-h/DSC01005.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/Rm7Zqw_d18I/AAAAAAAAAH0/8vEFKeHCJiM/s200/DSC01005.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5075233158821959618" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un orchestre accueille les voyageurs à Nancy. On fête la « Première journée » du TGV-Est. La rame s’approche du quai ; elle s’élancera bientôt à 320 kilomètres- heure sur la voie nouvelle.  &lt;br /&gt;Le bar est fermé pour une cause inconnue des voyageurs, connue du transporteur, lequel, mesure compensatoire, fait distribuer gratuitement de l’eau minérale. Le train sera non-fumeur et sans alcool. C'est une grande inauguration !&lt;br /&gt;Les nuages crèvent en gerbes de buée. Le paysage distille l’ennui. On regarde passer des champs, encore des champs, en longues bandes vertes, et parfois des villages pelotonnés frileusement au versant d’une colline autour de leur clocher. La vieille ligne de Strasbourg à Paris longe des rivières, côtoie des vignobles, traverse des bourgs et des villes ; la nouvelle traverse un désert, jusqu'aux premières bâtisses des environs de Paris. Gare de l’Est, un orchestre jazzy salue les voyageurs en provenance de Lorraine : Bergère, ô Tour Eiffel, le troupeau des ponts bêle ce matin. (Guillaume Apollinaire). &lt;br /&gt;      10 juin 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-8635977133631431040?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/8635977133631431040/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=8635977133631431040' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/8635977133631431040'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/8635977133631431040'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/06/tgv-est.html' title='75. TGV EST'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/Rm7Zqw_d18I/AAAAAAAAAH0/8vEFKeHCJiM/s72-c/DSC01005.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-4399039478863620710</id><published>2007-06-12T18:06:00.013+02:00</published><updated>2008-12-09T17:52:57.443+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='RETABLE D&apos;ISSENHEIM'/><title type='text'>74. UNTERLINDEN</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RoZwbRc5HtI/AAAAAAAAAIE/ecbU1buDwwM/s1600-h/resurrection.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RoZwbRc5HtI/AAAAAAAAAIE/ecbU1buDwwM/s200/resurrection.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5081872843377549010" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon « œil neuf » me conduit à Colmar sous les tilleuls pour revoir quelques tableaux que ma vue embuée par la cataracte ne me permettait plus de goûter. Surtout, je souhaite m’arrêter encore une fois devant le retable peint par Matthias Grunenwald pour les Antonins d’Issenheim.&lt;br /&gt;Il faut traverser plusieurs salles de peintures savantes ou naïves avant d’arriver dans l’ancienne chapelle où il est déployé. Une « Annonciation » m’arrête en chemin. Le peintre l’a située dans le cadre gothique d’une église ; ce qui chagrine l’audio-guide, lequel estimerait plus plausible que la scène se déroula dans une maison simplette, ou dans un jardin à Ostie, mais surtout pas dans un lieu où l’on se réunit communément pour lire les Évangiles !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vois le retable sous la lumière timide d’une matinée pluvieuse. La croix ploie sous le poids du crucifié. Le baptiseur pointe son index longiligne vers l’agneau immolé. Le disciple bien-aimé soutient dans ses bras Marie éplorée. Sur l’autre versant le peintre montre  ce qu’un œil, même bien opéré, ne peut voir : un Christ substantifié en flamboiements de lumière, tel le soleil que j’ai vu se lever d’un bond au dessus du chaos pourpre de la chaîne du Sinaï. &lt;br /&gt;         6 juin 2007&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-4399039478863620710?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/4399039478863620710/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=4399039478863620710' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/4399039478863620710'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/4399039478863620710'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/06/unterlinden.html' title='74. UNTERLINDEN'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RoZwbRc5HtI/AAAAAAAAAIE/ecbU1buDwwM/s72-c/resurrection.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-2042306718904375727</id><published>2007-06-12T15:53:00.012+02:00</published><updated>2008-12-09T17:52:57.619+01:00</updated><title type='text'>73 . PETITS BATEAUX</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGew008OQhI/AAAAAAAAAU4/v45B0Fajsag/s1600-h/DSC00946.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGew008OQhI/AAAAAAAAAU4/v45B0Fajsag/s400/DSC00946.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5217333114942931474" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le bateau de Dinan Schlumberger creuse un sillon d’écume. Un moutonnement de vaguelettes berce mollement notre traversée de la baie de Douarnenez. Des nuages semblables à de la barbe à papa plongent dans la mer du haut de la falaise de Crozon.  Au loin, la plage de Pentrez tire un trait gris entre le ciel et l’eau.  Une voile blanche sort de la brume à bâbord et  y rentre aussitôt. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les « dragons » de la régate « Petit Navire » sont sortis ce matin. Ils contournent  une balise avant de virer vers la côte sous le regard vigilant des contrôleurs. Leurs coques effilées fendent rapidement l’océan et leurs voiles multicolores pavoisent le ciel. Leurs pavillons montrent qu’ils sont russes, français, allemands, ou finlandais. D’ici deux heures, ils se présenteront à l’entrée du port de Tréboul, où l’on enregistrera leur ordre d’arrivée. Les commanditaires, penchés au bastingage d’une vedette immaculée sablent le champagne en les regardant passer.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dinan a rendez-vous avec son dauphin familier. L'animal ne se montrait plus dans les parages. On raconte qu’il revient sur les traces de la régate. Il reconnaît le bateau. Il s’approche. Il se glisse à bâbord sous la coque, s’y cache, s’y frotte et resurgit à tribord. C’est l’heure de la récréation. Dinan enfile une combinaison de plongée et saute à l’eau. Le plongeur et l’animal se régalent de claquements de palmes, de fuites simulées, de retrouvailles arrangées. D’un bond, le dauphin happe la baguette que lui tend son dompteur. Les enfants applaudissent sur la berge. Bond, rebond, et glissade, s’enchaînent dans les eaux d’encre noire à l’approche du soir. Le vent fraîchit. Dinan monte à bord et se change. On appareille. Les vagues s’écrasent rudement sur l’étrave. Cap sur Morgate.  &lt;br /&gt;      30 avril 2007&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-2042306718904375727?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/2042306718904375727/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=2042306718904375727' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/2042306718904375727'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/2042306718904375727'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/06/trs-honorable_12.html' title='73 . PETITS BATEAUX'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGew008OQhI/AAAAAAAAAU4/v45B0Fajsag/s72-c/DSC00946.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-6929380965064761325</id><published>2007-05-19T10:55:00.010+02:00</published><updated>2008-12-09T17:52:59.364+01:00</updated><title type='text'>72.QUIMPER</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/Rj2ijO_slRI/AAAAAAAAAGg/1ANX0RwjRG8/s1600-h/DSC00928.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/Rj2ijO_slRI/AAAAAAAAAGg/1ANX0RwjRG8/s200/DSC00928.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5061380282438685970" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Les cloches de la cathédrale de Quimper carillonnent la sortie de la messe. Les fidèles se dispersent vite sur les pavés laqués par la dernière pluie. Mes amis  sont partis à une cérémonie patriotique. Je ne les ai pas accompagné, malgré la promesse d’un « pot » offert à la Mairie, car je n’ai ni la cravate, ni la veste qu’il faudrait.&lt;br /&gt;Où trouver une Maison de la Presse pour acheter le journal qui m’aiderait à patienter jusqu’à leur retour ? Tout est fermé. Par chance, la terrasse du restaurant Le Finisterre est ouverte. Des enfants courent, sautillent entre les tables pour attirer l’attention de leurs parents.  On va y aller ? s’écrie un garçonnet lassé d’attendre des adultes trop enclins au bavardage. La serveuse  m’apporte  un café. Sa mousse ambrée dépose un feston de dentelle brune au bord de la tasse. Un morceau de sucre délicatement plongé au centre du ménisque me donnera une prévision du temps pour la journée. Si les bulles montent et explosent au centre, il fera beau ; par contre, si elles se dispersent  vers les bords, il faudra sortir avec un parapluie. &lt;br /&gt;Une musique militaire défile devant la cathédrale. Elle revient du monument aux morts qu’elle a réveillé avec des sonneries appropriées. Les vétérans en blazer bleu, médailles au vent, la tête couverte d’un béret ou d’un calot, marchent fièrement en tête du cortège, suivis de vieux notables trébuchants. Le verre de l’amitié est en vue. Ils hâtent le pas.&lt;br /&gt;Mes amis me retrouvent au « Finisterre ». Un couple nous rejoint. Lui porte encore sa Médaille de la Résistance, qu’il dégrafe avant de s’asseoir à notre table pour se mêler à la conversation. C'est le moins recommandable des médaillés du canton. Les « gens de biens » se souviennent d’un passé terrifiant de « communiste ». Or, il fut trotskiste, nuance que ce vain peuple ignore, et grand journaliste à Combat auprès d’Albert Camus. Nous buvons à la santé de qui, de quoi, je ne sais plus. Et nous mangeons des croque-monsieur moelleux : Tyrans descendez au cercueil !  &lt;br /&gt;      29 avril 2007&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-6929380965064761325?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/6929380965064761325/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=6929380965064761325' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/6929380965064761325'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/6929380965064761325'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/05/dun-oeil-neuf.html' title='72.QUIMPER'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/Rj2ijO_slRI/AAAAAAAAAGg/1ANX0RwjRG8/s72-c/DSC00928.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-2864408207621313583</id><published>2007-05-06T19:11:00.008+02:00</published><updated>2008-12-09T17:52:59.562+01:00</updated><title type='text'>71. CAFÉ DE L'HOMME</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SE-zMyVQfkI/AAAAAAAAASM/3wFixw8fmJE/s1600-h/DSC00841.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SE-zMyVQfkI/AAAAAAAAASM/3wFixw8fmJE/s400/DSC00841.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210580326141689410" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Vous entrez dans une salle vaste au plafond constellé aux quatre coins de lustres en verroterie. Une large baie donne sur la Tour Eiffel qui scintillera toutes les heures dès la nuit tombée. Il fait encore trop frais pour vous installer à la terrasse. Vous préférez une table à l’intérieur. Vous diner ce soir au Café de l’homme, au Palais de Chaillot, à Paris. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ambiance est chaleureuse, le menu sympathique. Vous l’arrosez d’un Chinon pour célébrer Rabelais, le curé de Meudon, dont on devine la paroisse à l’ouest sur le versant d’une colline. Le vin que vous buvez vous transporte bientôt à la Devinière sa maison angevine, où d’une petite fenêtre vous imaginez assister aux péripéties d’une Guerre Picrocholine.&lt;br /&gt;La serveuse vêtue de noir laisse entrevoir la beauté d’un nombril sans défaut entre le haut de sa courte minijupe et le bas de son corsage. Vous l’en félicitez. Elle vous remercie en toute simplicité d’avoir remarqué ce détail si « mode » de sa toilette.&lt;br /&gt;Votre table jouxte  celle de deux américains loquaces. Vous liez conversation. Vous apprenez qu’ils séjournent à Paris entre deux courses de par le monde et qu’ils sont venus ce soir dîner en amoureux. Vous supposez à leur accent, à leur allure, qu’ils habitent une avenue près de Central Parc à New York. Elle porte la coiffure savamment ébouriffée façon « sortie-de-bain de mer » d’un grand capiliculteur des Champs-Élysées.  Lui est à l’aise en jeans baskets et en blazer vraiment British avec boutons doré et blason chamarré de collège. Vous remarquez à son  poignet une Cartier sertie de diamants probablement vrais. Le bon aident, il vous tend sa carte professionnelle. Vous lisez Jewelry at special prices.  Vous l’imaginez marchandand derrière la porte en verre blindé de son magasin. Vous aimeriez savoir s’il vient d’Arménie, du Liban, mais  vous n’osez pas le demander. &lt;br /&gt;Alors vous parlez de l’actualité politique, mais ni de Bush junior, ni de Sarko, ni de Ségo, tout juste un peu de l’Université Technique de Virginie et de ses étudiants assassinés... Vous suggérez : Trop d’armes entre trop de mains ! Il ne se prononce pas sur un sujet aussi compliqué. On se photographie avant de se quitter. &lt;br /&gt;28 avril 2007.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-2864408207621313583?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/2864408207621313583/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=2864408207621313583' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/2864408207621313583'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/2864408207621313583'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/05/kraozon_1530.html' title='71. CAFÉ DE L&apos;HOMME'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SE-zMyVQfkI/AAAAAAAAASM/3wFixw8fmJE/s72-c/DSC00841.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-4882969225693704941</id><published>2007-05-06T19:06:00.009+02:00</published><updated>2008-12-09T17:52:59.748+01:00</updated><title type='text'>7O. MYSTÈRE DU FAIT</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGXtpO13-nI/AAAAAAAAAUo/GHohN7yo0Ng/s1600-h/Passion+01.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGXtpO13-nI/AAAAAAAAAUo/GHohN7yo0Ng/s400/Passion+01.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216837035993070194" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La lecture du poème du « serviteur souffrant » du livre d’Esaïe s’achève à Saint- Ignace. Le silence s’installe dans la nef. &lt;br /&gt;Un accord  d’épinette porte la voix d’un récitant au seuil de la mélodie à la fois millénaire et moderne sur laquelle il va chanter la passion. La cantillation me révèle soudain les ombres et les lumières du récit évangélique, du qui cherchez vous au début au  tout est achevé du dernier souffle de Jésus. Les versets ne comportent aucune trace de haine, même quand les prêtres prétendent qu’ils n’ont pas  d’autre roi que César, ou quand la foule hurle  Crucifie-le. Le Dieu de l’Évangile se révèle sous l’image d’un homme faible et méprisé.  C’est le « mystère du fait », dirait William James &lt;br /&gt;        6 avril 2007&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-4882969225693704941?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/4882969225693704941/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=4882969225693704941' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/4882969225693704941'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/4882969225693704941'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/05/en-mer.html' title='7O. MYSTÈRE DU FAIT'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGXtpO13-nI/AAAAAAAAAUo/GHohN7yo0Ng/s72-c/Passion+01.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-8346383491988321287</id><published>2007-05-06T11:17:00.008+02:00</published><updated>2008-12-09T17:53:00.048+01:00</updated><title type='text'>69. MÉTROMUSICIENS</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGVYG-WyevI/AAAAAAAAAUg/FXyyOAFoipc/s1600-h/DSC00824.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGVYG-WyevI/AAAAAAAAAUg/FXyyOAFoipc/s320/DSC00824.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216672620219628274" /&gt;&lt;/a&gt;La rame cahote dans le tunnel du métro. Un homme jeune mâche de la gomme devant moi. Le friselis de ses lèvres, la distension périodique de ses joues révèlent l’intense volupté que lui procure sa mastication. Il écoute de la musique au casque sans forcer la puissance. Il réserve le ramdam à son encéphale. La chose est remarquable. Mais les sifflements suraigus d’un fifre et les gémissements d’un accordéon tzigane désenchantent sa jouissance.  Un groupe de musiciens superbement moustachus vient de monter dans le wagon. Force est de l’écouter jusqu’à la quête. Cela dure ! Le visage du jeune homme s’anime tristement. On le sent très sensible aux désagréments de la vie commune. Il m’adresse un coup d'œil navré pour que je compatisse à son malheur. N’observant de mon côté rien qui vaille, il monte d’un tour le potentiomètre de sa boîte à musique. &lt;br /&gt;        4 avril 2007&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-8346383491988321287?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/8346383491988321287/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=8346383491988321287' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/8346383491988321287'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/8346383491988321287'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/05/kemper.html' title='69. MÉTROMUSICIENS'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGVYG-WyevI/AAAAAAAAAUg/FXyyOAFoipc/s72-c/DSC00824.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-4731680246256762448</id><published>2007-05-05T09:19:00.009+02:00</published><updated>2008-12-09T17:53:00.127+01:00</updated><title type='text'>68. BEAUCOUP DE BUIS POUR RIEN</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RhDnundMZ0I/AAAAAAAAAFk/7JfhWTO_bvw/s1600-h/DSC00812.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RhDnundMZ0I/AAAAAAAAAFk/7JfhWTO_bvw/s320/DSC00812.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5048789970333755202" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On vend du buis devant Notre-Dame d’Auteuil. C’est le dimanche des Rameaux. Nul besoin de crier pour attirer une clientèle captive ; elle s’arrête, elle achète un brin, deux brins, avant d’entrer dans l’église dont l’orgue rugissant atteste de l’intérieur la catholicité  de ce négoce saisonnier du parvis.  Les vendeurs bavardent gentiment. J’attends l’autobus sur un banc de l’autre côté de la place. Il fait doux.&lt;br /&gt;Un minibus de police s’arrête. Plusieurs gaillards en descendent et entourent l’étal de piété. Deux « bobos » ronchonnent quelque chose de peu flatteur sur les « flics » et, leur devoir vocal accompli, partent l’air satisfait les mains dans le poches. Un policier emporte une brassée de buis dans le minibus. Racket ? Ses camarades conversent gaiement avec la vendeuse. Flirt ? Tout se clarifie quand l’un des agents de la force publique sort son portefeuille et paie la moisson. Quel sera l’usage de ces rameaux ? Assainir le commissariat ? Il n’a pas été béni ! Sera t-il efficace ?  Tout ce buis pour rien ? &lt;br /&gt;        2 avril 2007&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-4731680246256762448?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/4731680246256762448/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=4731680246256762448' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/4731680246256762448'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/4731680246256762448'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/05/mnez-hom.html' title='68. BEAUCOUP DE BUIS POUR RIEN'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RhDnundMZ0I/AAAAAAAAAFk/7JfhWTO_bvw/s72-c/DSC00812.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-4825114553575312584</id><published>2007-04-19T18:11:00.009+02:00</published><updated>2008-10-12T18:58:14.524+02:00</updated><title type='text'>67. PLAINE D'ALSACE</title><content type='html'>Le train file à deux cents à l’heure. La plaine d’Alsace s’étend, semée d’arbres dénudés et de villages aux maisons pastel, jusqu’aux  contreforts des Vosges. Quelques châteaux noirs veillent des sommets sut la vallée.  De petits jardins ouvriers jouxtent la voie ferrée à l’approche des bourgs. Leurs gloriettes sont en ruine, leurs cabanons délabrés, mais les forsythias flamboient dans les haies. La ventilation soupire sous la fenêtre. Le voyageur jubile. &lt;br /&gt;     25 mars 2007&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-4825114553575312584?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/4825114553575312584/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=4825114553575312584' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/4825114553575312584'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/4825114553575312584'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/04/le-bar-de-lhomme.html' title='67. PLAINE D&apos;ALSACE'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-356334690300022541</id><published>2007-04-07T15:55:00.011+02:00</published><updated>2008-10-12T18:57:29.361+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='FILM TELE'/><title type='text'>66. DEUX SOIRÉES</title><content type='html'>L’écran est dressé devant les chaises rangées en arcs concentriques. L’équipe de Bix film me reçoit avec le réalisateur à l’occasion de la sortie de Récit pour s’en sortir  sur France 3. Les invités s’assemblent salle Koch au « Quai Saint Thomas » à Strasbourg, un salon crème et doré orné des portraits d’illustres pasteurs alsaciens des siècles passés solennels ou guindés.&lt;br /&gt; La projection sur grand écran me fait découvrir une beauté du film de Serge Steyer, que je n’avais pas aperçue sur le petit écran. Il lui a donné un rythme et un ton émouvant. Les connaisseurs soulignent la qualité de la mise en images et de l’échange de lettres sur lequel l’ensemble est construit. &lt;br /&gt;Pourquoi n’avez-vous pas prononcé le nom « dieu » ? demande un auditeur, que bêtement je prends pour un étudiant en théologie et dont j’entends la question comme un grief. Vais-je répondre à ce « taliban » de passage que je ne suis pas marchand d’aspirateur ? Le souvenir d’un vers de Valéry m’évite l’insolence d’une réplique immédiate ; je réponds énigmatiquement : Maints diamants d’imperceptible écume. Mais j’aurais mieux fait de citer de Grégoire de Nysse : Ce serait l’objet d’une longue recherche de savoir comment vient celui qui est toujours présent, et de lui ajouter mon grain de sel : « Être »  est d’abord un verbe et non un substantif… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une même soirée est organisée le lendemain à Mulhouse dans le cadre  plus modeste de la chapelle de l’Illberg.  Là, ni dorure, ni de portraits de famille sur les murs, seulement quelques reproductions de Matisse et de Picasso.  Nous sautons du XVIIIème au XXIème siècle et le débat s’en ressent. Il me parait plus simple et plus heuristique. Serge est interrogé sur son métier de réalisateur et moi sur mon expérience récente de l’écriture. Pourquoi écrivez-vous ? Je remonte au début de mon expérience, à l’écriture des mails que j’envoyais de l’hôpital, puis je raconte la joie que j’éprouvais en cherchant le mot juste. &lt;br /&gt;     25 mars 2007&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-356334690300022541?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/356334690300022541/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=356334690300022541' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/356334690300022541'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/356334690300022541'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/04/vendredi-saint_3837.html' title='66. DEUX SOIRÉES'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-4153624547594611180</id><published>2007-04-03T18:06:00.016+02:00</published><updated>2008-10-12T18:51:48.872+02:00</updated><title type='text'>65. NEIGES D'HUI</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SKc-xpXwtwI/AAAAAAAAAXE/K6kLh5Fiee4/s1600-h/DSC00783+-+copie.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SKc-xpXwtwI/AAAAAAAAAXE/K6kLh5Fiee4/s400/DSC00783+-+copie.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5235222114481518338" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La neige tombe. Je l’attendais à Paris. Je la rencontre en Moselle. Elle a chuté hier soir entre chien et loup. Les volets tirés, je vois les « neiges d’antan » blanchir le jardin et les toits du village. Une haie d’arbres noirs frisonne dans la bise.  &lt;br /&gt;     23 mars 2007&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-4153624547594611180?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/4153624547594611180/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=4153624547594611180' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/4153624547594611180'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/4153624547594611180'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/04/mtromusiciens_03.html' title='65. NEIGES D&apos;HUI'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SKc-xpXwtwI/AAAAAAAAAXE/K6kLh5Fiee4/s72-c/DSC00783+-+copie.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-9028060363264870349</id><published>2007-04-02T13:21:00.009+02:00</published><updated>2008-10-12T18:50:53.288+02:00</updated><title type='text'>64. R.A.S.</title><content type='html'>Le cancérologue étudie les images du scanner et lit les résultats de l’analyse sanguine : Rien à signaler ! Rendez-vous dans six mois, après une radio et une échographie. Ouf ! J’avais attendu son avis dix jours. Il y avait un grand flux de patients au service de radiologie. L’attente avait été longue dans l’appareil. Qu'est ce que ça voulait dire ? - M’aviez-vous oublié dans la machine ?  &lt;br /&gt;- Nous sommes débordés, répondit laconiquement l'infirmier. En cabine d’habillement, je l’interrogeais encore : &lt;br /&gt;- dois-je attendre le médecin ? &lt;br /&gt;- Non, il y a des urgences. Il ne peut pas comparer les résultats avec les précédents. &lt;br /&gt;Cette réponse banale me laboura le cœur. Était-ce vrai ? Les arguments s'entrechoquent quand on ne sait rien. J’avais pourtant appris en analyse à déjouer les pièges du méchant démon niché dans l’ignorance comme un coucou. Les mots d'un psaume me maintiennent vif : … Roc du cœur.  &lt;br /&gt;       18 mai 2007&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-9028060363264870349?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/9028060363264870349/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=9028060363264870349' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/9028060363264870349'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/9028060363264870349'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/04/buis_02.html' title='64. R.A.S.'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-7962739381055108523</id><published>2007-04-01T16:02:00.008+02:00</published><updated>2008-12-09T17:53:02.267+01:00</updated><title type='text'>63. TRAVAIL</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGPOpWvUiNI/AAAAAAAAAUY/tQrYnelU1JY/s1600-h/DSC00824.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGPOpWvUiNI/AAAAAAAAAUY/tQrYnelU1JY/s320/DSC00824.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216240003299182802" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jeune homme s’assied devant moi sur la banquette. Il a l’allure d’un peu tout le monde dans sa génération. Il ouvre un paquet de madeleines. Il m’en offre une. Il engage la conversation. Il a été ouvrier du bâtiment dès l’âge de dix-huit ans. Il maniait des marteaux-piqueurs. Il est tombé malade. Il a perdu son travail. Je brûle de lui dire qu’on embauche dans le bâtiment, quand je remarque ses doigts et ses mains violacées jusqu’aux poignets. Se fait-il soigner ? J’allais le lui demander, quand il descend du wagon à la station Saint-Lazare aussi vite qu’il y était monté. &lt;br /&gt;    10 mars 2007&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-7962739381055108523?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/7962739381055108523/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=7962739381055108523' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/7962739381055108523'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/7962739381055108523'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/04/travail.html' title='63. TRAVAIL'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGPOpWvUiNI/AAAAAAAAAUY/tQrYnelU1JY/s72-c/DSC00824.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-7575899760349873003</id><published>2007-03-29T17:24:00.011+02:00</published><updated>2008-12-09T17:53:02.491+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='RICOEUR  TILLICH'/><title type='text'>62. PAUL RICOEUR ET PAUL TILLICH</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGOzVSOboDI/AAAAAAAAAUQ/HlSoCB75b5g/s1600-h/img+SPL+018.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGOzVSOboDI/AAAAAAAAAUQ/HlSoCB75b5g/s320/img+SPL+018.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216209971676160050" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le responsable d’un media m’a demandé d’écrire quelques lignes en mémoire de Paul Ricœur, après la cérémonie funèbre organisée en sa mémoire par plusieurs thuriféraires de circonstance. Funèbre fut cette réunion ! Étrange façon d’honorer celui qui aurait aimé qu’on se souvienne de lui comme d’un chic type. Attristé, j’ai rédigé l’anti-nécro d’un vivant. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;L’article commençait ainsi : Sa mort me touche ; je l’ai apprise à la radio ce matin… Je poursuivais avouant ne pas l’avoir beaucoup lu, tout en faisant état d’une dette de reconnaissance à l’égard du professeur, qui m’avait fait goûter, lui philosophe, une certaine saveur de la théologie… Des souvenirs où il était associé au théologien Paul Tillich me revenaient par brassées. &lt;br /&gt;Paul Ricœur enseigna deux ans à la Faculté de Théologie de Paris. Ses cours portaient sur l’âme et sur le problème de la vérité. Il commentait des textes d’Héraclite, de Parménide, de Platon si clairement que leurs auteurs nous visitaient vivants dans la salle de cours où il s’adressait à nous avec un certain grain de voix encore présent à mes oreilles.  &lt;br /&gt;Membre éphémère d’un comité d’édition, je fus chargé de lui demander de  publier quelques sermons, car il prêchait bel et bien.  Où ? me demanda-il.  Aux  Bergers et aux Mages  dus-je répondre, ennuyé de lui offrir une enseigne aussi niaise.  C’est ça, qu’il faudra que je dise, quand on me demandera : où crèche ton livre ?  Sa pique me délivra d’un scrupule. Toutefois, le projet sombra dans les caquets d’un comité dont j’avais été écarté pour d’obscures raisons.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paul Ricœur vint prendre un café après son cours dans ma chambre d’étudiant. Les « cafés philosophiques » n’existaient pas encore. Ce fut sans doute l’un des premiers ! J’avais réuni quelques camarades d’étude. Nous avions des questions à lui poser et lui des suggestions à nous faire pour les creuser. Les relations de la philosophie et de la théologie me préoccupaient depuis un beau succès sur ce thème au bac de philo. J’attendais de lui des révélations ! Et Paul Ricœur me parla incidemment d’un certain Paul Tillich, théologien que ses détracteurs parisiens ne semblaient connaître que par de brèves citations de ses œuvres de jeunesse glanées dans les volumes alors publiés de la Dogmatique de Karl Barth.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le service militaire, j’obtins  une bourse du Conseil Œcuménique des Églises pour rédiger en Grèce une thèse de maîtrise  sur le théologien byzantin Nicolas Cabasilas. Les cours très « scolastiques » de la Faculté théologie d’Athènes ne présentaient rien d’attrayant. J’appris vite à les sécher pour écouter les poètes chanter leurs vers dans les tavernes du pied de l’Acropole. Le son des bouzoukis ne nuisait aucunement aux échanges d’idées. Un soir, un camarade américain me parla avec tant de passion d’un de ses professeurs, en l’occurrence Paul Tillich, que je lui demandai de me prêter sa Systematic Theology.  Je m’y plongeais tellement que je renonçai au sujet qui m’avait conduit en Grèce pour me consacrer à l’étude de sa pensée. Changer de sujet de thèse, les dieux académiques ne le prenaient pas à la légère ! D’abord, ce ne fut pas accepté. Mais le vent tourna. Un professeur de la Faculté accepta de diriger mon travail juvénile sur Le Dépassement du théisme dans l’œuvre de Paul Tillich.  Pourquoi ce programme choquait-il  ceux que je dus appeler désormais « barthisans » plutôt que barthiens ? Le maître de Bâle n’en faisait-il pas autant dans ses livres, certes selon son style ?&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;Jean-Paul Gabus, alors professeur de théologie à Beyrouth, me fournit l’occasion d’approfondir mon nouveau centre d’intérêt. Il venait de traduire la Théologie de la culture de Paul Tillich, à l’exception des chapitres traitant de philosophie et de psychanalyse. Il m’en confia la traduction, avec celle de trouver un éditeur. L’ouvrage fut publié sous nos deux signatures. Il eut deux éditions, la seconde en livre de poche. Roger Munier, qui avait patronné la publication, me demanda de traduire d’autres textes de Tillich pour la collection qu’il dirigeait chez Denoël. Je lui apportais les manuscrits de The New Being (L’Être nouveau), et de The Eternal Now (L’éternel maintenant), qu’il accepta.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un bel après-midi, j’eus l’occasion de parler de mon travail avec Paul Ricœur en montant le boulevard Arago jusqu’à la place Denfert-Rochereau, où nous nous arrêtâmes au « Belfort », un bistrot converti depuis en magasin de fleurs. Il me parla d’un Paul Tillich plus incarné, celui qu’il avait connu aux États-Unis, de l’influence de son Courage d’être sur la culture américaine, de ses relations avec Mircea Éliade, et… de la collection de pipes trouvée dans un tiroir du bureau qu’il occupa après lui à l’Université de Chicago. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Église Réformée Saint Paul de Strasbourg, dont j’étais alors l’un des pasteurs, célébrait en 1997 son premier centenaire.  Son conseil presbytéral décida d’organiser une série de conférences publiques. Je demandais à Paul Ricœur d’entrer dans notre programme avec les historiens Mathieu Arnold et Rudolf von Tadden, l’ambassadeur de France François Scheer et l’exégète lausannois Daniel Marguerat. Je lui avais proposé un titre tiré d’un de ses articles dans la Presse. Il répondit rapidement : L’intitulé l’avenir des religions en dialogue, que vous avez donné à ma conférence me convient tout à fait. Je me réjouis de cette occasion que vous m’offrez de dire ma dette ancienne à l’Église réformée Saint-Paul. &lt;br /&gt;Le jour de son intervention, j’allai le chercher à la gare pour le conduire au « Palais du Gouverneur », où il devait passer la nuit dans la chambre de Joséphine de Beauharnais, dont le confort n’était guère à la hauteur de la notoriété, mais où il sommeilla, si bien que le lendemain il faillit rater son train. &lt;br /&gt;Sa valise déposée, il souhaita  faire un tour en ville pour revoir les rues, les places, les rives de l’Ill, ses promenades du temps où il enseignait au Palais Universitaire. Il souhaitait que la virée soit courte pour ne pas le fatiguer. Il avait déjà des ennuis de santé. En fait, nous marchâmes tout l’après-midi avant d’aller prendre une bière fraîche à la terrasse de la maison Kammerzell près de la cathédrale. &lt;br /&gt;Il devait dîner avant sa conférence chez une amie aquarelliste et calligraphe.  Elle m’avait dit : Tu me ferais un immense plaisir, si tu invitais Ricœur chez moi le jour de mon anniversaire !  Son souhait fut exaucé. Et l’hôte fut mieux fêté que l’hôtesse, qui lui offrit un petit livre calligraphié de sa main. Paul Ricœur l’ouvrit, le parcourut et s’écria : De qui est-ce ? De vous ! dit elle. Un joyeux éclat de rire  nous prit tous avant de partir à Saint Paul! &lt;br /&gt;La conférence devait durer trois quarts d’heure ; elle en mesura le double, sans lasser les auditeurs, qui restèrent tard dans l’église pour lui poser question sur question. &lt;br /&gt;         29 décembre 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-7575899760349873003?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/7575899760349873003/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=7575899760349873003' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/7575899760349873003'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/7575899760349873003'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/03/lentrain.html' title='62. PAUL RICOEUR ET PAUL TILLICH'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGOzVSOboDI/AAAAAAAAAUQ/HlSoCB75b5g/s72-c/img+SPL+018.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-2197099363371127466</id><published>2007-03-29T16:53:00.008+02:00</published><updated>2008-12-09T17:53:02.636+01:00</updated><title type='text'>61. VEILLÉE DE NOËL</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGOhtKKZHyI/AAAAAAAAAUA/YlCNS34y2fM/s1600-h/img017.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGOhtKKZHyI/AAAAAAAAAUA/YlCNS34y2fM/s400/img017.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216190590619295522" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Veillée de Noël au Centre Sèvre. L’assemblée chante : Toute nuit pressent que la lumière jaillira de l’aube qu’elle attend. Cette nuit nous apprend que sa lumière donnera le jour à tout vivant. La voici la nuit de Dieu d’où le jour va naître comme un feu. Que c’est beau !&lt;br /&gt;Une page de Pierre Teilhard de Chardin place la légende de la  Nativité dans un cadre cosmique. Les prodigieuses durées qui précèdent le premier Noël ne sont pas vides du Christ, mais pénétrées de son influx puissant. C’est l’agitation de sa conception qui remue les masses cosmiques et dirige les premiers courants de la biosphère.  Est-ce vrai ?&lt;br /&gt;         26 décembre 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-2197099363371127466?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/2197099363371127466/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=2197099363371127466' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/2197099363371127466'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/2197099363371127466'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/03/deux-soires.html' title='61. VEILLÉE DE NOËL'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGOhtKKZHyI/AAAAAAAAAUA/YlCNS34y2fM/s72-c/img017.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-2700694934373588363</id><published>2007-03-28T18:35:00.009+02:00</published><updated>2008-12-09T17:53:02.770+01:00</updated><title type='text'>60. GRÂCE</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RYk5YIk_0WI/AAAAAAAAAD8/4fwAxJekcBE/s1600-h/DSC00713.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RYk5YIk_0WI/AAAAAAAAAD8/4fwAxJekcBE/s320/DSC00713.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5010599147208692066" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sors de l’hôpital en lycéen satisfait de son bulletin trimestriel. Il n’est pas assorti d’un fatal pourrait mieux faire. Si la vie est l’ensemble des forces qui résistent à la mort, la mienne tient encore bon !  C’est bien, déclare le médecin en me serrant la main, rendez-vous dans trois mois pour un scanner. &lt;br /&gt;        19 décembre 2006 &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-2700694934373588363?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/2700694934373588363/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=2700694934373588363' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/2700694934373588363'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/2700694934373588363'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/03/neiges-dhuy.html' title='60. GRÂCE'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RYk5YIk_0WI/AAAAAAAAAD8/4fwAxJekcBE/s72-c/DSC00713.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-8388773298586282818</id><published>2007-03-19T16:30:00.011+01:00</published><updated>2008-12-09T17:53:03.034+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='DOLTO'/><title type='text'>59. FRANCOISE DOLTO</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGOcB804s7I/AAAAAAAAATw/FkeA9n85dt8/s1600-h/img014.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGOcB804s7I/AAAAAAAAATw/FkeA9n85dt8/s400/img014.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216184350746915762" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Françoise Dolto me reçoit avec Jacqueline Amphoux à son domicile rue Saint-Jacques. Elle s’assied à l’embrasure d’une fenêtre de son cabinet en vieille dame tranquille, prête à reprendre son tricot la réunion terminée. Nous préparons la conférence qu’elle doit donner  à l’Église Réformée d’Auteuil. Tout est discuté. Un modeste service d’ordre est prévu à l’entrée du temple au cas où des « intégristes » viendraient la chahuter comme le fut l’abbé Oraison quelques jours auparavant dans une église catholique du quartier  &lt;br /&gt;Le jour prévu, je l’attends à la porte cinq minutes, dix minutes après l’heure annoncée. Le temple est rempli. Elle arrive chapeautée d’un feutre vert inoubliable. Elle entend la rumeur de l’assemblée.  &lt;br /&gt;-Il y a beaucoup de monde ?   &lt;br /&gt;- Oui !   &lt;br /&gt;- Je n’ai rien préparé !  &lt;br /&gt;- Les gens vous poseront des questions, et tout ira pour le mieux ! &lt;br /&gt;Et ce fut une belle soirée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques mois plus tard, un collègue hébraïsant intrigué par les caractères de la médaille de bronze illustrant le livre L’Évangile au risque de la psychanalyse, souhaite la voir et la photographier. J’arrange un rendez-vous. Nous sonnons à la porte de la psychanalyste. La femme de ménage ouvre et me dit aussitôt : Le radiateur du couloir fuit ! J’essaye tant bien que mal de me rendre utile. Une flaque s’étend sur le sol, et mouille le tapis. Accroupi, je commence par resserrer le robinet du purgeur, quand Françoise Dolto sort de son cabinet aussi surprise que je le fus quelques minutes auparavant. &lt;br /&gt;- Que faites-vous ?   &lt;br /&gt;- Le radiateur fuit !   &lt;br /&gt;- Elle vous a pris pour le plombier !  &lt;br /&gt;         18 décembre 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-8388773298586282818?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/8388773298586282818/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=8388773298586282818' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/8388773298586282818'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/8388773298586282818'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/03/ras.html' title='59. FRANCOISE DOLTO'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGOcB804s7I/AAAAAAAAATw/FkeA9n85dt8/s72-c/img014.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-6635341384344378162</id><published>2007-02-04T13:14:00.008+01:00</published><updated>2008-12-09T17:53:03.218+01:00</updated><title type='text'>58. NEIGES D'ANTAN</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RcXOhYqSlWI/AAAAAAAAAEs/g96FciyMO38/s1600-h/DSC00747.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RcXOhYqSlWI/AAAAAAAAAEs/g96FciyMO38/s320/DSC00747.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5027651631979861346" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Janvier a tiré en longueur, février est venu sans apporter la moindre neige. J’attendais son  scintillement sur les toits et les arbres. Tombée, elle aurait assourdi le vacarme des engins, le tapage de forets, les cascades d’éboulis dans les bennes des camions du chantier voisin. Où sont les neiges d’antan ?  En un jour, en une nuit, leur blanc manteau vaincrait l’enfer.  &lt;br /&gt;Je les cru revenues ce matin. Un talc bizarre couvrait les carrosseries des voitures en stationnement. La tour Olivier de Serres en cours de désamiantage se rappelait seulement au bon souvenir de ses voisins. Si de la neige véritable était tombée, les piliers du bâtiment auraient cessé de chanceler sous les coups des marteaux piqueurs, les planchers ne se seraient plus effondrés en piles de gravats dans les bennes. On aurait entendu glousser les pigeons sur le rebord des fenêtres, bavarder les promeneurs de chien, le long des caniveaux. Alors ouvrir un bon livre aurait suffit à faire oublier la bruyance de la ville.&lt;br /&gt;Prince, n’enquerrez de sepmaine &lt;br /&gt;Où elles sont né de c’est an&lt;br /&gt;Qu’à ce refraing ne vus remaine&lt;br /&gt;Mais où sont les neiges d’anten. (François Villon). &lt;br /&gt;  15 février 2007&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-6635341384344378162?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/6635341384344378162/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=6635341384344378162' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/6635341384344378162'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/6635341384344378162'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2007/02/neiges.html' title='58. NEIGES D&apos;ANTAN'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RcXOhYqSlWI/AAAAAAAAAEs/g96FciyMO38/s72-c/DSC00747.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-5157610809538489232</id><published>2006-12-29T16:29:00.006+01:00</published><updated>2008-12-09T17:53:03.452+01:00</updated><title type='text'>57. LE TRAM</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RYfaKIk_0TI/AAAAAAAAADU/OHtJxaH_Z8g/s1600-h/DSC00710.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RYfaKIk_0TI/AAAAAAAAADU/OHtJxaH_Z8g/s320/DSC00710.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5010212978109174066" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tramway du boulevard des Maréchaux à Paris circule gratuitement dès quatorze heures le jour de son inauguration publique. Les officiels l’ont essayé hier. C’est le tour du menu fretin.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai beau faire, tout ce qui roule sur rails m’intéresse : du wagonnet Decauville au TGV, des michelines claironnantes aux locomotives à vapeur. Une rame s’arrête à la station de la Porte de Versailles. Les gens montent à toutes les stations et personne ne descend. On s’empile, on s’entasse, on se serre comme dans le métro un jour de grève. Heureuse chaleur animale, c’est l’hiver !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tram file. On ne peut rien voir par les fenêtres embuées. Je descends Porte de Châtillon pour prendre la première rame en partance dans l’autre direction.  J’y trouve une place, sans avoir à jouer des coudes, près de la cabine du traminot. Il conduit assis sur un fauteuil ergonomique, devant un tableau de bord aux nombreux cadrans et écrans de contrôle. L’éclat de sa lourde chevalière (une fourniture de la RATP ?) permet de suivre le mouvement précis de sa main droite d’une manette à l’autre. Le tram fonce sous la pluie. Gare aux voitures et aux piétons encore sourds au timbre impératif de sa cloche !&lt;br /&gt;                  18 décembre 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-5157610809538489232?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/5157610809538489232/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=5157610809538489232' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/5157610809538489232'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/5157610809538489232'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/12/souvenirs-trois-paul.html' title='57. LE TRAM'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RYfaKIk_0TI/AAAAAAAAADU/OHtJxaH_Z8g/s72-c/DSC00710.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-8817814519372380212</id><published>2006-12-27T11:07:00.007+01:00</published><updated>2008-12-09T17:53:03.734+01:00</updated><title type='text'>56. QUI, SI JE CRIAIS...</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RYLxKSy-6WI/AAAAAAAAACA/8BXp6s5LmuQ/s1600-h/DSC00707.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RYLxKSy-6WI/AAAAAAAAACA/8BXp6s5LmuQ/s320/DSC00707.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5008830894736075106" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un taxi me dépose loin de l’entrée de la gare, toujours inaccessible depuis qu’on la prépare à recevoir le TGV. Il faut encore déambuler de passages provisoires en couloirs impermanents avant d’atteindre le hall du départ. Là on piétine devant un tableau d’affichage muet, car c’est un autre panneau, plus loin et plus moderne, qui  annonce en lettres de feu les heures d’arrivée et de départ des trains.&lt;br /&gt;L’escalier roulant fonctionne heureusement dans le sens de la montée ; on accède sans peine au quai. Les voyageurs attendent le train en grappes. L’heure du départ a sonné depuis longtemps. La foule se densifie. La « voix » câline de la SNCF annonce que la  préparation des wagons a été retardée en raison d’un arrêt de travail d’une catégorie de personnel. On ne dit pas laquelle, de peur sans doute que les usagers se vengent !  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le voyageur gravit les monts de la douleur primitive, son pas même ne résonne plus… L’abattement se lit sur les visages. Les haut-parleurs entonnent le chant d’un départ toujours différé. Le convoi sera à quai dans dix minutes… Qui le croit encore ? Mais le voici qui se présente à l’instant sur la voie indiquée. On monte en hâte. &lt;br /&gt;Un fauteuil m’attend dans un wagon de première à réservation obligatoire. C’est une place sans fenêtre ! La nuit tombe, je lirai… Mais la lampe de lecture au-dessus du siège refuse de s’allumer. Le contrôleur m’explique qu’elle est grillée et surtout qu’il n’y peut rien ! L’applique Modern style  prévue pour éclairer généreusement cette partie du wagon clignote frénétiquement.  Si je criais, qui donc entendrait mon cri... ? (Rainer Maria Rilke).&lt;br /&gt;         12 décembre 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-8817814519372380212?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/8817814519372380212/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=8817814519372380212' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/8817814519372380212'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/8817814519372380212'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/12/veille-de-noel-2006.html' title='56. QUI, SI JE CRIAIS...'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RYLxKSy-6WI/AAAAAAAAACA/8BXp6s5LmuQ/s72-c/DSC00707.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-7942822195019767007</id><published>2006-12-18T23:40:00.008+01:00</published><updated>2008-12-09T17:53:04.055+01:00</updated><title type='text'>55. AVENT</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RYAE8yy-6SI/AAAAAAAAABA/HHVHCy2nEtY/s1600-h/DSC00660.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RYAE8yy-6SI/AAAAAAAAABA/HHVHCy2nEtY/s320/DSC00660.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5008008228110264610" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle « galère » qu’une route de campagne de nuit, même sous la conduite éclairée d’un Alsacien « pur sucre ». À droite, puis à gauche, puis à droite, et tout droit. On s’enfonce dans le froid ; on se perd dans le noir. Marc Matter arrête sa voiture devant la porte de l’église protestante d’Eckwersheim, où une chorale anglaise chante dans le cadre des Noëlies Européennes. Beaucoup de monde dans la nef ; il y fait bon, mais le concert touche à sa fin !&lt;br /&gt;Les Fenêtres de l’Avent sont l’attraction saisonnière du lieu. Pendant les semaines de l’Avent et de Noël, les habitants du bourg décorent, chacun à son goût, une croisée de sa maison d’images de la Nativité, de sapins, d’anges et d’étoiles.  &lt;br /&gt;La visite se déroule par étapes. D’abord, on entre au rez-de-chaussée d’une fermette à colombages. Il faut faire la queue docilement devant l’escalier : la pièce principale est petite et les visiteurs nombreux.  Des mannequins en costume régional préparent la veillée de Noël dans ses moindres détails, jusqu’au sapin décoré d’hosties, suspendu au plafond pour laisser plus d’espace au sol. &lt;br /&gt;Un guide dirige les visiteurs dans les rues avec sa lanterne. Il les défend contre la circulation automobile à la traversée d’une route.  Il les concentre gentiment quand il faut croiser un attroupement dans une venelle. À chaque étape, il commente les « canivets » : ces ombres chinoises découpées au canif dans du papier noir et qui tremblotent à la lueur des bougies placées derrière.&lt;br /&gt; L’enseigne d’une pharmacie nous informe subitement sur la température. On sent aussitôt le froid tomber ! On a les pieds transis. On se hâte d’aller se réchauffer dans la salle paroissiale où l’on sert du vin chaud, du Kouglof et des Bredele. La chorale entre. On l’applaudit. Les Anglaises ont soif après le chant. Un gobelet, ou plus, leur éclaircira la voix avant d’aller chanter encore dans l’air froid. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous traversons des villages constellés de guirlandes d’ampoules avant d’arriver à Neugartheim où nous devons assister à une soirée plus officielle. Les gîtes ruraux du Kochersberg organisent une « veillée en plusieurs tableaux », pour les responsables du tourisme régional. Marc et Nicole sont invités, elle comme persona grata, lui comme époux, moi comme sans-papier. Je m’attends au pire ! Mais le pire n’est jamais sûr : les saynètes sont tournées avec humour, les danses bien menées et les chansons jamais braillées. &lt;br /&gt;On nous apprend l’art de prévoir le temps avec des oignons coupés en tranche. On nous montre le symbolisme mystérieux du Bretzel. Nous applaudissons les apparitions du Hans Trapp, du Christkindel, des Pères Noël et Fouettard et d’une certaine fée de blanc vêtue.  Le vin chaud est moins bon qu’à Eckwersheim, mais meilleur qu’au marché de Strasbourg ! &lt;br /&gt;         10 décembre 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-7942822195019767007?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/7942822195019767007/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=7942822195019767007' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/7942822195019767007'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/7942822195019767007'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/12/plombier-doccasion.html' title='55. AVENT'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RYAE8yy-6SI/AAAAAAAAABA/HHVHCy2nEtY/s72-c/DSC00660.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-2815687229304579436</id><published>2006-12-16T15:18:00.006+01:00</published><updated>2008-12-09T17:53:04.238+01:00</updated><title type='text'>54. UNE CHAMBRE EN MOSELLE</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RX7NUeip7KI/AAAAAAAAAAM/uNjdm-v2XgA/s1600-h/DSC00620.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RX7NUeip7KI/AAAAAAAAAAM/uNjdm-v2XgA/s320/DSC00620.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5007665587362065570" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Baptiste, un préado à crête-de-coq oxygénée m’a laissé pour deux nuits l’usage de sa chambre, à la demande de ses parents : une pièce bleue et jaune tapissée d’une collection de posters à vrai dire effrayants. Celui qui est punaisé au-dessus de son lit exalte des humanoïdes. Pour sûr, l’un d’eux s’est fait retoucher le visage et son lifting a lâché. Plusieurs monstres destroyed posent livides sur fond de ville éventrée. Les compères de Rock me Stone  semblent de rudes gaillards auprès desquels les mâles affalés du groupe Korn font figure d’enfants de chœur malgré leurs bizarres barbichettes d’étoupe. Bonne nuit, « p’tit gars » ! &lt;br /&gt;           2 décembre 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-2815687229304579436?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/2815687229304579436/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=2815687229304579436' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/2815687229304579436'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/2815687229304579436'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/12/le-tram-parisien_16.html' title='54. UNE CHAMBRE EN MOSELLE'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/RX7NUeip7KI/AAAAAAAAAAM/uNjdm-v2XgA/s72-c/DSC00620.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-6290987284384376694</id><published>2006-12-13T17:52:00.009+01:00</published><updated>2008-10-12T18:39:43.577+02:00</updated><title type='text'>53. ANNIVERSAIRE</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger2/1020/85948930267931/1600/809986/DSC00597.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger2/1020/85948930267931/320/448042/DSC00597.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Costanza a trois ans. Ses grands-parents Figaïa sont venus de Carrare pour la fêter. Un vol de deux heures m’a conduit auprès d’elle. Valentine a préparé un merveilleux gâteau moelleux au chocolat, orné de bougies. La table est chargée de pâtisseries, de bouteilles de mousseux et de jus de fruits. Le chien Sacha et le chat Gras-Double rôdent sous la nappe. Costanza souffle d’un coup ses bougies. On l’applaudit et l’on chante la version italienne de Happy birthday. &lt;br /&gt;         26 novembre 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-6290987284384376694?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/6290987284384376694/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=6290987284384376694' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/6290987284384376694'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/6290987284384376694'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/12/gare_13.html' title='53. ANNIVERSAIRE'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-1093013858828596482</id><published>2006-12-13T14:48:00.011+01:00</published><updated>2008-12-09T17:53:04.852+01:00</updated><title type='text'>52. LUCQUES</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SEAR4f4J5vI/AAAAAAAAAP8/k4bpDu2y47o/s1600-h/DSC00288.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SEAR4f4J5vI/AAAAAAAAAP8/k4bpDu2y47o/s320/DSC00288.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206180831567668978" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Des alignements de façades, de l’ocre, du jaune, du rose ; des encadrements de portes ouvragés ; des fenêtres larges sévèrement grillées ; des toitures surplombent la rue comme un chapeau à large bord  le front d’une élégante; un jardin paradisiaque dans l’entrebâillement d’un porche ; la frondaison rousse des platanes  sur une quinconce : c’est Lucques. &lt;br /&gt;La cité semble désertée par ses habitants. C’est dimanche. Les magasins sont fermés, sauf les échoppes pour touristes. Le manège de chevaux de bois somnole sur l’esplanade. Costanza, travaillée par un virus, refuse de marcher seule. Elle ronchonne et charge sans vergogne de ses treize kilos les bras de sa mère. &lt;br /&gt;Le décor du vieux café  où nous sommes entrés n’a guère changé depuis Garibaldi. Des familles d’habitués se réunissent dans l’arrière-salle autour de tables nappées de blanc parfait. L’accueil réservé du personnel montre qu’il s’agit d’un établissement respectable. Le capuccino est excellent mais les marrons glacés font souhaiter l’embauche d’un meilleur confiseur.&lt;br /&gt;         26 novembre 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-1093013858828596482?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/1093013858828596482/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=1093013858828596482' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/1093013858828596482'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/1093013858828596482'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/12/fetes-et-saisons.html' title='52. LUCQUES'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SEAR4f4J5vI/AAAAAAAAAP8/k4bpDu2y47o/s72-c/DSC00288.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-7042374680949877610</id><published>2006-12-12T16:33:00.007+01:00</published><updated>2008-12-09T17:53:05.206+01:00</updated><title type='text'>51. RETOUR</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGKzaYKUlGI/AAAAAAAAATo/EHrvA8QQN4s/s1600-h/Baie+de+Douarnenez.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGKzaYKUlGI/AAAAAAAAATo/EHrvA8QQN4s/s400/Baie+de+Douarnenez.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215928584192169058" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;L’autocar quitte Crozon à la lueur de citron des réverbères. De l’orangé monte timidement à l’Est après Landivisiau. Une nuée bleue outremer nimbe les champs. La route descend en pente raide vers Pentrez. La marée lèche la plage. Aucun vent, aucun mouvement de mer. La mer lisse le rivage. &lt;br /&gt;           7 novembre 2006&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui sont les passagers du compartiment ? Cet homme à la mine bienveillante est-il ingénieur, pharmacien, notaire, lieutenant-colonel en retraite ? Que fait dans la vie le personnage énigmatique qui a pris possession avec autorité de sa place en gare de Rosporden ? Une moustache surligne sa lèvre supérieure. Est-il assureur,  agent de protection rapprochée ? &lt;br /&gt;À Quimperlé, le compartiment a fait le plein. L’espace pour les jambes se réduit. Le dernier arrivé se tasse contre la fenêtre. Il tourne avec intérêt les pages de l’Équipe. Sa lecture le hisse au sommet du savoir. Le titre d’un article le montre éloquemment : La Juve entrevoit la lumière ! Je fais retraite dans mon livre. La vieille dame, en cachemire blanc et collier d’ambre assise de l’autre côté du couloir, serait-elle une tante Léonie échappée de la Recherche du temps perdu ? Le passage du contrôleur remet ma pendule à l’heure et toute chose dans un réel combien plus prosaïque. &lt;br /&gt;           7 novembre 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-7042374680949877610?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/7042374680949877610/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=7042374680949877610' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/7042374680949877610'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/7042374680949877610'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/12/une-chambre-en-moselle.html' title='51. RETOUR'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGKzaYKUlGI/AAAAAAAAATo/EHrvA8QQN4s/s72-c/Baie+de+Douarnenez.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-3743443265716559494</id><published>2006-11-29T21:43:00.009+01:00</published><updated>2008-12-09T17:53:05.384+01:00</updated><title type='text'>50.LA PALUDE</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGKyaK1D8DI/AAAAAAAAATg/dj_mLzRC9hI/s1600-h/La+Palude+.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGKyaK1D8DI/AAAAAAAAATg/dj_mLzRC9hI/s400/La+Palude+.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215927481101709362" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’océan dévore à grandes bouchées la plage de la Palude. Les vagues montent à l’assaut des galets à chaque avancée du flot. Elles se retournent avec le son strident d’un drap déchiré d’un trait. Les enfants rient dans les rouleaux qui les fouettent. Des surfeurs marchent avec précaution sur la pierraille, leur planche sous le bras. Ils vont ôter leur combinaison sur l’herbe tendre au pied de la dune. &lt;br /&gt;           6 novembre 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-3743443265716559494?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/3743443265716559494/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=3743443265716559494' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/3743443265716559494'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/3743443265716559494'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/anniversaire_29.html' title='50.LA PALUDE'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGKyaK1D8DI/AAAAAAAAATg/dj_mLzRC9hI/s72-c/La+Palude+.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-2955956925680153895</id><published>2006-11-29T21:39:00.010+01:00</published><updated>2008-10-08T14:24:25.101+02:00</updated><title type='text'>49. TOUSSAINT</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SLUeXos3xqI/AAAAAAAAAYM/FXRWQqHMipQ/s1600-h/DSC01205+-+copie.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SLUeXos3xqI/AAAAAAAAAYM/FXRWQqHMipQ/s400/DSC01205+-+copie.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5239127132926887586" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le café a encore installé ses tables sur la place. Il fait si beau. Des bordées de noms de saintes et de saints s’envolent par les portes ouvertes de l’église. Les premières feuilles rousses couvrent ça et là le sol. Midi sonne. L’église se vide. La pâtisserie se remplit.&lt;br /&gt;           5 novembre 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-2955956925680153895?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/2955956925680153895/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=2955956925680153895' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/2955956925680153895'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/2955956925680153895'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/florence-et-lucques.html' title='49. TOUSSAINT'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SLUeXos3xqI/AAAAAAAAAYM/FXRWQqHMipQ/s72-c/DSC01205+-+copie.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-1074905806242137431</id><published>2006-11-29T17:32:00.009+01:00</published><updated>2008-12-09T17:53:05.665+01:00</updated><title type='text'>48. OCÉAN</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SD8SZP4J5tI/AAAAAAAAAPs/LN4lVlIm92Y/s1600-h/DSC00513.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SD8SZP4J5tI/AAAAAAAAAPs/LN4lVlIm92Y/s320/DSC00513.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5205899919231674066" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les passagers descendent du TGV. Ils cherchent l’arrêt de l’autocar de Camaret dans la cour de la gare. Ils attendent sous la pluie.  Le chauffeur arrive sans hâte, leur ouvre la porte, contrôle les billets, démarre et met en marche aussitôt une radio qui déverse sur les voyageurs des chansons en anglais tout au long du voyage.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Après un virage, l’océan apparaît. Il boit des rayons de lumière avant la tombée de la nuit. Les chrysanthèmes jaunes et mauves ont envahi les cimetières. Demain, c’est la Toussaint. Les vivants fleurissent leurs défunts. &lt;br /&gt;            30 octobre 2006&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une ondée d’étincelles scintille sur l’eau nacrée. Les pins frémissent. Les rayons du soleil vibrent dans les aiguilles du cèdre. Je m’enivre d’azur. &lt;br /&gt;           2 novembre 2006&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La route serpente entre des prés d’herbes rases. La montée au Menez Hom se poursuit à pied sur un sentier rugueux après le parking. Les promeneurs sentent le froid côté ombre et le chaud côté soleil. L’Aulne coule tout en bas. On devine que Châteaulin se cache dans les replis d’un vallonnement profond. Les maisons blanches de Brest tremblotent à l’horizon dans l’air bleuté.  &lt;br /&gt;           3 novembre 2006&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vent fredonne sur les ardoises du toit. On entend le moindre craquement du plancher, du plafond, de l’armoire, et le clic-clac énervant du réveil. Et l’oreille  accueille la rumeur millénaire de l’océan. &lt;br /&gt;          4 novembre 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-1074905806242137431?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/1074905806242137431/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=1074905806242137431' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/1074905806242137431'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/1074905806242137431'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/novembre-en-bretagne-3.html' title='48. OCÉAN'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SD8SZP4J5tI/AAAAAAAAAPs/LN4lVlIm92Y/s72-c/DSC00513.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-971341163234540013</id><published>2006-11-29T17:22:00.011+01:00</published><updated>2008-12-09T17:53:10.382+01:00</updated><title type='text'>47. IMPRESSIONISTES</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SD7ViP4J5sI/AAAAAAAAAPk/zo-i4UiOLGo/s1600-h/ME0000053254_2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SD7ViP4J5sI/AAAAAAAAAPk/zo-i4UiOLGo/s320/ME0000053254_2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5205833003641202370" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;L’association des anciens personnels de l’École polytechnique fait sa sortie trimestrielle. L’autocar peine dans les embarras de la circulation de l’autoroute et vers onze heures dépose son monde à la porte du château d’Auvers-sur-Oise, où se déroulera dans une annexe son initiation à l’impressionnisme, toute porte et  fenêtre fermés. Nous montons et descendons par de petits escaliers d’une salle d’exposition à l’autre dans une semi-obscurité. Aucun tableau n’est exposé ; on ne voit que des reproductions sur les murs, les originaux  sont dans les musées ; des installations évoquent le cadre qui les vit naître.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les impressionnistes aimaient les rues de Paris bouleversées par les grands travaux d’Haussmann. Ils se mêlaient aux promeneurs des grands boulevards,  fréquentaient les guinguettes des bords de Marne où ils buvaient du petit vin blanc sous les tonnelles en compagnie de la Goulue et des cousettes de Ménilmontant. Ils peignaient des gares, la Normandie, la Seine où ils canotaient dans la fraîcheur du soir. Parfois, ils dînaient chez les Gachet. De grands besoins d'argent les tenaillaient. Ils  bradaient leurs œuvres car le public des galeries ne suivait pas leurs découvertes, préférant la sûreté de trait des peintres à la mode à leur lâcher de couleurs. Vincent van Gogh n’en vendit qu’une seule. Il finit misérablement ses jours sous les combles de l’auberge Ravoux, tout près de ses motifs : la gare, l’Hôtel de Ville et le chevet de l’église.  Il repose au cimetière communal près du  Champ de blé aux corbeaux noirs, à côté de son frère Théo.  Une courtepointe de lierre couvre leurs tombes jumelles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous arrivons harassés à la maison du bon docteur ami des arts, jardinier et graveur à ses heures. Elle se trouve à flanc de coteau à l’entrée d’une carrière. Elle se compose de petites pièces tristes, humides, médiocrement éclairées par d’étroites fenêtres. Gachet acheta cette bâtisse pour préserver des miasmes de Paris la santé de son épouse tuberculeuse. Elle y mourut. Nos médecins observent sur le traitement un silence prudent. &lt;br /&gt;Rien ne subsiste du mobilier d’origine. Tout a été dispersé en salle des ventes, sauf la table orangée sur laquelle le docteur s’accouda quand Vincent fit son portrait. &lt;br /&gt;       27 septembre 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-971341163234540013?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/971341163234540013/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=971341163234540013' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/971341163234540013'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/971341163234540013'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/novembre-en-bretagne-2.html' title='47. IMPRESSIONISTES'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SD7ViP4J5sI/AAAAAAAAAPk/zo-i4UiOLGo/s72-c/ME0000053254_2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-3816147190157937249</id><published>2006-11-29T17:14:00.009+01:00</published><updated>2008-10-08T14:19:05.771+02:00</updated><title type='text'>46. CHACUN SA CROIX</title><content type='html'>La lecture de l’Évangile s’achève. On a bien entendu.  La sonorisation est sans défaut. Les jésuites mettent des sous dans la communication ! Le prédicateur  expose son interprétation de la lecture. Jésus interrogea ses disciples sur ce que les gens disaient de lui et sur ce qu’eux-mêmes pensaient. Pierre répondit au nom du groupe : Tu es le Messie. Jésus demanda de ne pas le répéter, puis se désigna sous le nom mystérieux de Fils de l’homme pour annoncer son rejet, ses prochaines souffrances, sa mise à mort et sa résurrection. L’annonce souleva la réprobation de Pierre. Jésus le rabroua avec rudesse dans les termes que l’on connaît : Vade retro Satanas ! Arrière de moi Satan tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes.  Celui qui voudra devenir son disciple doit porter sa croix.&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;Quelle croix ? Il y a deux croix, souligne le prédicateur : celle que Jésus a portée, et celle que ses disciples sont invités à porter. La première était  de bois et plantée sur le mont Golgotha.  La seconde est métaphorique, ce qui ne signifie pas qu’elle ne soit rien ou facile à porter ; elle est plantée comme un aiguillon irritant dans la chair du disciple et sa chair est le réel de ses jours sous le soleil. L’appel à porter sa croix renvoie chacun à la « croix » de ses contrariétés, de ses difficultés, de ses souffrances, de sa maladie, de ses infirmités, de sa mort. Se dérober à cette croix serait perdre sa vie, l’assumer serait sauver sa vie. &lt;br /&gt;        25 septembre 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-3816147190157937249?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/3816147190157937249/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=3816147190157937249' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/3816147190157937249'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/3816147190157937249'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/novembre-en-bretagne-1.html' title='46. CHACUN SA CROIX'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-8064829224268645346</id><published>2006-11-29T15:50:00.008+01:00</published><updated>2008-10-08T14:18:13.674+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Déjouer les fantasmes'/><title type='text'>45.SUSPENS</title><content type='html'>Inutile de présenter la carte du club ; l’informatique du Val-de-Grâce est en panne ! La prise en charge se fait à l’ancienne, à la main. &lt;br /&gt;Jeu de piste : on suit les flèches orangées collées au sol du couloir pour aller à la salle d’attente du service de radiologie. Une infirmière me laisse en tête à tête avec un flacon de Sulfate de baryum à boire jusqu’à la dernière goutte. J’entends ronfler le scanner au loin. L’infirmière installe un injecteur sur mon avant bras avant de m’entraîner  vers la cabine, où j’ôte mes vêtements pour enfiler la sorte de chemise qui se ferme dans le dos par des lacets. C’est difficile, sans aide ! &lt;br /&gt;Un souffle me câline l’épiderme.  Une voix crie : gonflez vos poumons, puis  bloquez la respiration ! L’appareil vrombit. Je demeure en apnée le temps qu’il faut. Il se tait. Je me morfonds dans ses entrailles ventilées. Pourquoi tant d’attente ?   À-t-on  découvert quelque chose à regarder de plus près ? Ça repart ! C’est fini !  Attendez, le médecin va venir vous voir.&lt;br /&gt;Je l’attends dans la cabine. Il tarde à se présenter. La machine à fantasmer lâche les freins. Montaigne prétend que philosopher c’est apprendre à mourir. J’estime que théologiser c’est apprendre à déjouer ses fantasmes. Le médecin entre : Tout va bien !  C’est stable !  Je respire ! Onze heures trente : je rentre à la maison le cœur léger. &lt;br /&gt;        14 septembre 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-8064829224268645346?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/8064829224268645346/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=8064829224268645346' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/8064829224268645346'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/8064829224268645346'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/aout-en-bretagne.html' title='45.SUSPENS'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-3472704222168452208</id><published>2006-11-24T14:48:00.007+01:00</published><updated>2008-10-08T14:16:54.652+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Querqueville'/><title type='text'>44. COTENTIN</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger2/1020/85948930267931/1600/981746/DSC00453.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger2/1020/85948930267931/320/13705/DSC00453.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut parcourir quelque mille deux cent mètres en ligne droite entre la mer et la rade pour atteindre l’extrémité de la jetée de Querqueville. Le ciel gris est troué de lueurs fugitives hâlant de miel sauvage le granit du quai. Le vent souffle plein ouest par rafales. Le reflux dégage les fondations glauques d’un vieux fortin. Les criailleries des mouettes lacèrent la rumeur qui vient de Cherbourg. Un pêcheur lance sa ligne comme un cocher son fouet. Les marches corrodées d’une échelle de fer mènent à la plate-forme où veillait un canon de Napoléon. Un ferry claironne son entrée au port. Le crachin devient dense, il faut s’abriter. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avançons face au vent. Les embruns réveillent des souvenirs d’anciennes randonnées. Un soleil magique étoile soudain la baie d’Encalgrain.  Je lis du Saint-John Perse à des amis par très basse mer, les pieds dans le varech de la caverne du Nez de Jobourg. Nous rentrons hâtivement. La marée monte implacablement. Vite nous sautons de roche en roche avant que le flot ne submerge les passes du sentier. Un autre jour, nous manquons la renverse de retour de Guernesey. La proue du voilier taille rudement les vagues du raz Blanchard. Nous mouillons à l’abri de la digue d’Aurigny. La houle entame le plaisir d’un dîner de macaronis. Nous rentrons à Cherbourg avant l’aurore.  La « Vache » meugle à l'entrée de la rade. &lt;br /&gt;     21 août 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-3472704222168452208?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/3472704222168452208/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=3472704222168452208' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/3472704222168452208'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/3472704222168452208'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/impressions-dauvers-sur-oise.html' title='44. COTENTIN'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-2031914285240181755</id><published>2006-11-24T14:32:00.008+01:00</published><updated>2008-10-08T14:09:51.958+02:00</updated><title type='text'>43. JUMENT</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger2/1020/85948930267931/1600/601543/DSC00382.0.1.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger2/1020/85948930267931/320/802105/DSC00382.0.1.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Faire monter une jeune jument bretonne dans une bétaillère n’est pas une mince affaire. Elle a glissée hier sur le pan incliné du véhicule alors qu’on l’y poussait et elle se souvient de son faux pas comme une mule entêtée. Tous les appâts sont essayés. Le pain, qu’elle grignote sans avancer d’un fer. La pomme, qu’elle broute sans bouger.Une idée ingénieuse vient à son maître : supprimer le plan incliné et faire sauter l’animal dans la remorque. Elle hésite, renâcle, bondit et cesse de faire l’âne. L’homo sapiens l’emporte sur la force brute !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-2031914285240181755?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/2031914285240181755/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=2031914285240181755' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/2031914285240181755'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/2031914285240181755'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/un-dimanche-saint-ignace.html' title='43. JUMENT'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-7835451875664224249</id><published>2006-11-24T14:14:00.017+01:00</published><updated>2008-12-09T17:53:10.714+01:00</updated><title type='text'>42. AU BOUT DU MONDE</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SD2Tav4J5rI/AAAAAAAAAPc/vB-eOaNtVx4/s1600-h/DSC00522.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SD2Tav4J5rI/AAAAAAAAAPc/vB-eOaNtVx4/s320/DSC00522.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5205478832048039602" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un petit ensemble de musiciens joue gaiement sur le trottoir à l’angle de la place de l’église à Crozon. Les cuivres interprètent des mélodies de grands jazzmen américains. Un jongleur lance des quilles multicolores dans l’air doré. Le Festival du bout du monde commencera ce soir. &lt;br /&gt;Au café, le serveur efface les traces d'un consommateur précédent à coups de torchon hâtivement menés. Un homme et sa compagne s’approchent et me demande de partager la table avec eux. Installés, il sort des coquillages de son sac et les ouvre habilement avec son couteau de poche soigneusement essuyé sur son jean après chaque opération. Il m’offre de partager sa provision. C’est délicieux. &lt;br /&gt;       8 août 2006&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SOyj2dRhDZI/AAAAAAAAAaQ/0yLMBXdHvuc/s1600-h/DSC01290.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SOyj2dRhDZI/AAAAAAAAAaQ/0yLMBXdHvuc/s400/DSC01290.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5254755021200887186" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’infortune me poursuit encore à la jolie chapelle bretonne où le culte protestant est célébré l’été pour une poignée de vacanciers distingués. Un collègue d’outre-Rhin galère  aujourd’hui dans une liturgie que manifestement il ne connaît pas. Une dame bien mise (son épouse ?) s’agite au premier rang comme un souffleur inquiet d’entendre l’artiste manquer une répartie. L’assemblée chante les strophes d’un cantique vraiment désuet. L’assemblée écoute « religieusement » un sermon dont les statues de bois polychromes de l'entrée du chœur attendent poliment la fin.  Jésus, tout sage et plus que parfait, aurait enseigné les bases d'une morale, pardon d’une éthique, qu’il suffit d’appliquer pour que le monde change. On croise les doigts ! &lt;br /&gt;     12 août 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-7835451875664224249?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/7835451875664224249/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=7835451875664224249' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/7835451875664224249'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/7835451875664224249'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/scanneur.html' title='42. AU BOUT DU MONDE'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SD2Tav4J5rI/AAAAAAAAAPc/vB-eOaNtVx4/s72-c/DSC00522.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-8244194681475545646</id><published>2006-11-24T13:51:00.009+01:00</published><updated>2008-10-08T14:07:46.881+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Genève'/><title type='text'>41. FÊTE CONFÉDÉRALE</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SOyii1wE8TI/AAAAAAAAAaI/i5rUYHLYRAw/s1600-h/DSC00661.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SOyii1wE8TI/AAAAAAAAAaI/i5rUYHLYRAw/s400/DSC00661.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5254753584662507826" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Florence et Laurent m’invitent à une croisière autour du Petit Lac à Genève. Un arc-en-ciel joue dans la buée du jet d’eau au moment où nous quittons l’embarcadère. Le soleil chamarre de taches mordorées la rive savoyarde du Léman. Un vent léger pousse les voiliers à la sortie de la rade. Notre bateau salue d’un grondement de corne ceux qui croisent de trop près sa route. C’est un bâtiment qui a retrouvé sa splendeur des années vingt dans un chantier de restauration. Une ouverture vitrée sur le pont permet d’admirer les mouvements puissants des bielles de la machine.  &lt;br /&gt;Nous rentrons en ville à la nuit tombée. La fête confédérale bat son plein.  Une foule enthousiaste s’est assemblée sur le quai Gustave Ador devant l’estrade d’un orchestre rock. Miracle de la technique, les « malentendants » entendent la musique et les « biens-entendants » ne peuvent se parler !  &lt;br /&gt;Un feu achève de se consumer devant le mur des Réformateurs. Les pompiers surveillent ses braises. Farel, Calvin, de Bèze :  … souliers carrés et talons bas, chapeau sans boucle ni satin et la cape de pli droit…(Saint-John Perse) regardent la foule s’éloigner dans l’obscurité. &lt;br /&gt;       5 août 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-8244194681475545646?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/8244194681475545646/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=8244194681475545646' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/8244194681475545646'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/8244194681475545646'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/la-jete-de-querqueville.html' title='41. FÊTE CONFÉDÉRALE'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SOyii1wE8TI/AAAAAAAAAaI/i5rUYHLYRAw/s72-c/DSC00661.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-5355963263344352290</id><published>2006-11-24T11:06:00.009+01:00</published><updated>2008-10-08T14:03:39.973+02:00</updated><title type='text'>40. CANICULE</title><content type='html'>Que faisiez-vous au temps chaud ? Je souhaitais dormir, ne vous déplaise ! Le mot canicule revient sur toutes les lèvres. On sort tard la nuit dans les rues, sur les places. Il fait si lourd. Mais dès l’aurore, un engin creuse sans vergogne une tranchée dans la chaussée à grand fracas de marteau piqueur. C’est l’été ! &lt;br /&gt;        6 juillet 06.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les grandes figures du saint, du chevalier, de l’honnête homme et du philosophe tombent de leurs socles. Les dieux du stade s’emparent  de la renommée. Le bon abbé Charles François Lhomond, l’auteur d’un  De viri illustribus (Des hommes illustres) pour enfants des écoles, n’en croirait ni ses yeux ni ses oreilles,  car les chers petits ne cherchent plus leurs modèles dans les sentences latines des anciens - l’ont-ils  jamais fait ! - mais sur les stades. Les titres de gloire des héros s’inscrivent en lettres fluorescentes au fronton du Bistrot des sports. Certains sondeurs d’opinion - est-ce bien vrai ? - prétendent que le prénom Zinedine crève le plafond des noms enregistrés à l’État-Civil. Adieu Marcus Livius, Scipio Africanus et Caïus Julius Caesar : Le peuple… qui distribuait autrefois pleins pouvoirs, faisceaux, légions, maintenant se replie sur lui-même et ne s’inquiète plus que pour les deux choses qu’il souhaite : du pain et des jeux (Juvénal). Quelques doctes prétendent que nous avons changé de paradigme ! Sonnez trompettes ! &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Ce matin, Arlette sauve la mise de la bonne vieille culture. Elle a déclaré à la radio qu’elle n’a pas aimé le nationalisme des manifestations sportives et leurs séquelles nocturnes. Elle a préféré écouter chez elle la retransmission de Carmen à la télé. Vive Arlette! Vive Bizet ! &lt;br /&gt;     8 Juillet 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-5355963263344352290?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/5355963263344352290/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=5355963263344352290' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/5355963263344352290'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/5355963263344352290'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/crozon.html' title='40. CANICULE'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-5700507769193781617</id><published>2006-11-23T19:55:00.008+01:00</published><updated>2008-10-08T14:02:21.212+02:00</updated><title type='text'>39.PORT ROYAL</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger2/1020/85948930267931/1600/938354/Port%20Roy%20DSC00492%20copie.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger2/1020/85948930267931/320/512669/Port%20Roy%20DSC00492%20copie.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soleil chauffe le feuillage des arbustes de l’allée. Un parfum de sève envahit le jardin. Les oiseaux pépient dans les buissons. L’odeur tenace du buis imprègne le jardin. &lt;br /&gt;Les champs, les bois, s’étendent à perte de vue autour des Granges de Port-Royal.  Voici les  Petites Écoles  où les « Solitaires » se retirèrent pour prier, étudier, enseigner. Rien ne semble avoir changé depuis les jours de la Mère Angélique, de Blaise Pascal, de Nicole et de Jean Racine. La Cour à Versailles s'irritait d'un voisinage d'esprits libres : elle persécuta. &lt;br /&gt;Bernard Vignot, prêtre de l’Église Vieille-Catholique, guide notre visite. Il se sent chez lui dans ce haut lieu de la culture dite  Jansénisme. Il nous conduit dans les salles d’un musée consacré aux religieuses cisterciennes « réformées » et aux « Messieurs », qui nous regardent passer depuis les toiles des maîtres qui les peignirent comme les voyaient leurs amis :  simples, bienveillants, bienfaisants.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bibliothèque permet de mesurer l’ampleur de leurs activités littéraires. La Rochefoucauld, Boileau, Madame de Sévigné sont réunis sous de belles reliures brunes et dorées. Un portrait de Jansénius rappelle que Saint-Cyran déchaîna la hargne de Jésuites, jaloux d’avoir à partager avec eux leur influence auprès des élites.  Racine crève l’abcès en termes étonnamment d’actualité : C’est le vice de la plupart des gens de communauté de croire qu’ils peuvent faire du mal en défendant l’honneur de leur corps. Cet honneur est une espèce d’idole, à qui ils se croient permis de sacrifier tout, justice, raison, vérité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous descendons ensuite dans « l’affreux vallon » dont Madame de Sévigné parlait à sa fille. C'était un lieu si insalubre que la communauté dut s’exiler à Paris. Aujourd’hui ne subsistent des bâtiments conventuels que des murets écroulés et des colonnes brisées. Sur l’emplacement de l’abbatiale, le Père Bernard nous dit :  La foi de pierres vivantes l’emporte sur la pierraille des ruines. Nous prononçons le Notre Père avant de reprendre la route de Paris assoiffés de savoir et d'un peu de bière fraîche. &lt;br /&gt;     12 juin 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-5700507769193781617?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/5700507769193781617/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=5700507769193781617' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/5700507769193781617'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/5700507769193781617'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/genve-en-t.html' title='39.PORT ROYAL'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-7735443338616680190</id><published>2006-11-23T19:34:00.008+01:00</published><updated>2008-10-08T14:01:29.334+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Michel Languillat'/><title type='text'>38. MICHEL LANGUILLAT</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SOyg44mAdDI/AAAAAAAAAaA/I6wf2oe9gRs/s1600-h/Michel+L007.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SOyg44mAdDI/AAAAAAAAAaA/I6wf2oe9gRs/s400/Michel+L007.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5254751764359443506" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Un courriel apparaît sur l'écran de l’ordinateur : Michel nous a quitté le 23 mai. Tristesse. Je feuillette le Livre d'Or de la maison pour chercher des traces de ses passages.  &lt;br /&gt;Il vint à Dieuze. Il me parla avec chaleur des romans de Dostoïevski. Je lui dois d’avoir découvert La légende du Grand Inquisiteur l’année où nous préparions ensemble le bac de philo. Il considérait les Cinq méditations sur l'existence de Nicolas Berdiaev comme son livre de vie. Sa culture slavophile m’étonnait. &lt;br /&gt;Il assiste au concert du chœur du Caïus and Gonville College de Cambridge donné au bénéfice de la reconstruction du clocher du temple de Dieuze abattu par la grande tempête de la Saint-Étienne. Il assiste à toutes les fêtes que la paroisse et la ville donnent en l’honneur des choristes, lesquels remercient le Conseil Municipal en chantant En passant par la Lorraine dans une version spécialement harmonisée à quatre voix pour l’occasion.  &lt;br /&gt;Il arrive déprimé de Londres. Il traverse une période d'ébranlement des fondations. Acedia ? Au moment du départ, il m’offre le livre  Joie de la Torah qui témoigne encore de sa visite dans ma bibliothèque. &lt;br /&gt;Il devient pasteur de l’Église Réformée de Toulon. Affamé de rencontres hors ghettos, il rêve d'échanges de part et d’autres de la Méditerranée tout en partageant son temps de travail paroissial avec un « patron » hélas choyé par les dévots. Je viens de débarquer de Djibouti. Nous avons quelques jours avant mon retour à Paris pour raviver nos souvenirs d’un séjour commun au Sahara.  Nous évoquons la silencieuse Sœur Mado de la Communauté de Pomeyrol, le savoureux pasteur Chaptal et Marie-Jeanne l’infatigable institutrice de Kénadsa. &lt;br /&gt;La dernière visite de Michel eut lieu à Mulhouse du 21 au 28 avril 2004. Il  a inscrit sur la première page d’un ouvrage de Patrick Lévy : À Jean-Marc, compagnon de l'exil et du Royaume.  C'est ça ! Nos voies se sont croisées en chemin, comme celles de caravaniers…  &lt;br /&gt;Il est assis dans un fauteuil devant la fenêtre du salon. La haie de troènes du jardin étouffe le vacarme des autos qui se croisent sur le carrefour.  Il me confie ses soucis de santé. Un diabète lui impose un régime médical sévère qu’il a du mal à respecter. Demain,  il prendra le train pour Paris. Au revoir ! Nous ne savions pas que ce salut serait un à Dieu.  Plus de nouvelles. C’est vrai que nous préférions nous voir même brièvement plutôt que de nous téléphoner ou de nous écrire. Il annonçait ses visites peu avant le jour de nos retrouvailles. Mais cette fois-ci, son silence m’inquiète. Il n’est pas homme à enfiler des pantoufles même en retraite. Où est-il ?  Que fait-il ? Le Père Bernard Vignot le connaît ; ils ont collaboré autrefois à la Seyne. Je lui demande s’il sait quelque chose.  Quelques  semaines plus tard, il m’envoie ce mail : J’apprends à l’instant du responsable de la communauté épiscopalienne de la Seyne sur Mer, que Michel Languillat est décédé aujourd’hui même. Michel, vieux frère lointain et proche, tu nous quittes sans bruit. Cum Lazaro quondam paupere habeas requiem (Avec le pauvre Lazare trouve le repos éternel). &lt;br /&gt;           30 Mai 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-7735443338616680190?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/7735443338616680190/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=7735443338616680190' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/7735443338616680190'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/7735443338616680190'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/que-faisiez-vous-aux-temps-chauds_23.html' title='38. MICHEL LANGUILLAT'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SOyg44mAdDI/AAAAAAAAAaA/I6wf2oe9gRs/s72-c/Michel+L007.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-5930210250562847461</id><published>2006-11-23T18:55:00.011+01:00</published><updated>2008-10-08T13:47:48.194+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Strasbourg'/><title type='text'>37. AVERSES</title><content type='html'>Gutenberg regarde tourner le manège de chevaux de bois sur la place qui lui est dédiée. Il pleut. Au bout de la rue Mercière, les lignes élancées de la façade de la cathédrale invitent à prendre de la hauteur. J’entre avec la foule des touristes, traînant les pieds du porche à l’horloge astronomique. La cathédrale est très sombre ce matin. J’allume un cierge pour laisser un peu de lumière  aux passants. Ô petite lumière, ô source, aube tendre (Jean Wahl). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le grès rose des murs de l’Aubette sous la pluie s’harmonise avec le pavage gris de la chaussée. Le général Kléber préside un défilé des piétons entrant à la FNAC C’est gratuit, abrité, climatisé. On peut y lire des bédés à satiété, étendu sur la moquette. J’entre par habitude. Et l’envie me vient d’un coup d’acheter un bon roman pour le trajet du retour. &lt;br /&gt;      28 mai 2006 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le « Bébé royal » a disparu depuis longtemps de l’angle de la rue du Dôme et de la place Broglie. C’était un magasin de layette pour petits patriciens. Une brasserie élégante avec terrasse le remplace. La salle est presque déserte. Un homme recense tendrement les grains de beauté de sa bien-aimée, qui répond à ses caresses par de menus baisers. Un couple m’intrigue davantage. Lui fouille fébrilement son porte-monnaie et cela ne semble ni valoir ni compter – malgré Freud - aux yeux de la fille assise devant lui. Le garçon s’approche serviette sur le bras et plateau sur la main. - Une bière blanche, s’il vous plaît.  Je feuillette Le gai savoir de Nietzche  pour retrouver le passage lu par hasard ce matin : Quand je fus las de chercher, j’appris à faire des découvertes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Professeur Aron m’attend dans le hall du Cercle. Le Président et le veto sont déjà installés dans la salle à manger. Notre commensalité d’hier se reconstitue.  Mais deux d’entre nous manquent au rendez-vous. Le professeur Herrand a quitté ce monde et le colonel Quintalet gravement malade ne sort plus de chez lui. Au café le « poulet » nous rejoint suivi du directeur qui raconte que sa secrétaire a répliqué ce matin : Je ne suis pas payé pour mettre l’orthographe, au reproche de laisser des fautes dans la correspondance administrative. Le poulet gentiment me conduit sans pim-pon à mon rendez-vous en véhicule de service. En route, on l’appelle au téléphone. Un type dangereux serait en ville. &lt;br /&gt;- Il faut le serrer, me dit-il. &lt;br /&gt;- Ça va claquer, c’est encore ça, que je préfère, dans le métier. &lt;br /&gt;       29 mai 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-5930210250562847461?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/5930210250562847461/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=5930210250562847461' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/5930210250562847461'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/5930210250562847461'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/port-royal-des-champs.html' title='37. AVERSES'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-2587909153130462748</id><published>2006-11-23T18:31:00.008+01:00</published><updated>2008-10-08T13:45:33.530+02:00</updated><title type='text'>36. CHAT NOIR</title><content type='html'>Le chat miaule. Il gratte à porte. Il l’ouvre. Il entre dans la chambre avec circonspection. Il est noir, entièrement noir. Serait-il diabolique ? Un jésuite m’a enseigné le test permettant de s’en assurer s’il est besoin. Il faut jeter de l’eau bénite sur le félin et s’il se sauve on a la preuve qu’il est du diable, sinon on peut le caresser sans crainte.&lt;br /&gt;Mais dans la pièce il n’y a que de l’eau minérale, ce qui peut contrarier le protocole. Je resterai dans le flou. Pourquoi m’inquiéter ? J’ai vécu quelques années en compagnie d’un chat de même pelage sans avoir rien à lui reprocher. Il se nommait Ajax ce qui intriguait la concierge de l’immeuble.  Elle s’enhardit à demander : Pourquoi lui avez-vous donné un nom de produit d’entretien ? Une seule réponse s’imposait : Parce qu’il est noir ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’inspection achevée, le félin saute sur le lit et cherche à se faufiler sous la couette. Mais il se trompe d’ouverture et se glisse entre l’enveloppe et le molleton ;  l’y voilà prisonnier. Il miaule, il se débat. Il miaule davantage ! Je saute du lit. Je secoue la housse. Il tombe au sol sur ses pattes. Il ronronne. Un coup d’œil à la fenêtre : il pleut ! &lt;br /&gt;      29 Mai 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-2587909153130462748?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/2587909153130462748/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=2587909153130462748' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/2587909153130462748'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/2587909153130462748'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/mixhel-languillat-1932-2006.html' title='36. CHAT NOIR'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-7662656227230305038</id><published>2006-11-23T11:49:00.006+01:00</published><updated>2008-10-08T13:44:49.051+02:00</updated><title type='text'>35. MATIN CHAGRIN</title><content type='html'>Bien malin celui qui trouve un café ouvert le dimanche matin à Strasbourg. Le Snack Michel est encore fermé, bien qu’on puisse voir derrière les vitres les garçons affairés dans la salle. Le Café Brant est bouclé. Je n’irai pas dans un établissement des environs de la gare. Que faire ? Eugène est pressé de me laisser quelque part. Il doit partir pour Épinal. Quai des Bateliers, le patron d’un petit salon de thé installe sa pâtisserie dans sa vitrine. L’établissement est donc ouvert. À l’intérieur, un homme avale son petit-déjeuner avant de se rendre au travail. Une femme déguste une viennoiserie en lisant les Dernières Nouvelles d’Alsace. Le serveur glisse entre les tables comme s’il circulait en patins. Le sol fraîchement lavé sent l’hôpital. Que désirez-vous Monsieur ? Un café et un croissant. Le croissant, au beurre ou fourré. Le beurré convient. Je m’installe à la table la plus éloignée de l’entrée pour lire en paix avant d’aller prendre le tram.&lt;br /&gt;      28 Mai 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-7662656227230305038?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/7662656227230305038/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=7662656227230305038' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/7662656227230305038'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/7662656227230305038'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/strasbourg_23.html' title='35. MATIN CHAGRIN'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-534520768941954429</id><published>2006-11-22T17:18:00.012+01:00</published><updated>2008-12-09T17:53:11.233+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Scolarité'/><title type='text'>34. UNE  ÉCOLE À KUTZENHAUSEN</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SE-tGnWIYYI/AAAAAAAAAR8/gHDt3fjOkto/s1600-h/DSC00436---copie.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SE-tGnWIYYI/AAAAAAAAAR8/gHDt3fjOkto/s400/DSC00436---copie.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210573623043580290" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Un crachin breton trempe le village de Kutzenhausen quand nous arrivons à la « Maison rurale de l’Outre-Forêt », un petit musée régional. Un mannequin en costume alsacien nous accueille dans la salle commune de sa ferme.  Où est la femme ? On suppose qu’elle mange sur le pouce à la cuisine. Eugène Vassaux me fait asseoir sur le banc. Il veut me prendre en photo à côté de l’Alsacien. C'est jour de pittoresque. &lt;br /&gt;Beaucoup d’ustensiles ménagers sont posés en désordre sur les étagères d’un buffet et beaucoup d’autres traînent dans l’évier de pierre d’une souillarde. Serait-ce la maison d’un célibataire, d’un veuf, où celle d’une Marthe contemplative perdue dans ses dévotions? &lt;br /&gt;À l’étage d’une grange sont rassemblé les éléments caractéristiques d’une école communale de la République des Jules. L’estrade magistrale domine la salle. Tout près, un tableau noir posé sur un chevalet et un seau d'eau avec une éponge, sont à la disposition de l’instituteur, lequel a rangé soigneusement sur son bureau de chêne son plumier, son encrier, son buvard, son porte-plume, sa réserve de plumes Sergent-Major et la baguette en roseau servant  à montrer au tableau ce que les élèves doivent apprendre par cœur, ou à châtier les dissipés et les paresseux. Une carte géographique Vidal-Lablache indique en grosses lettres le nom des produits caractéristiques des régions de la France rurale. Une armoire vitrée  contient la modeste collection d’un cabinet de curiosités. Elle est fermée à clef et la pièce est trop sombre pour qu’on puisse l’inventorier.  Au fond de la classe, une affiche  interdit de cracher à terre, d’introduire son crayon dans ses oreilles, de mouiller ses doigts pour tourner les pages d'un livre et d'essuyer les ardoises en crachant dessus. &lt;br /&gt;Eugène veut faire encore une photographie. Je dois m’asseoir au dernier rang près du poêle, tremper une plume dans l’encrier et me tenir prêt à écrire sans faute la dictée d’Hector Malot, prescrite par le ministère de l’Instruction Publique pour la seconde heure de cette matinée.  &lt;br /&gt;    26 Mai 2006.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-534520768941954429?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/534520768941954429/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=534520768941954429' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/534520768941954429'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/534520768941954429'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/scolarit-kutzenhausenscolarit_9010.html' title='34. UNE  ÉCOLE À KUTZENHAUSEN'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SE-tGnWIYYI/AAAAAAAAAR8/gHDt3fjOkto/s72-c/DSC00436---copie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-1286955270533053640</id><published>2006-11-22T11:30:00.012+01:00</published><updated>2008-10-08T13:40:23.166+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Annecy'/><title type='text'>33. ANNECY</title><content type='html'>La vedette met le cap sur les belles villas aux jardins fleuris perchés au flanc des Alpes. Un vent aérien ride la surface du lac. Le haut-parleur de bord crachote de la culture touristique. On va tout savoir sur le lac, sa longueur, sa largeur sa profondeur moyenne, sa faune et sa flore. Le château aux tours massives, que vous voyez là-bas, abrite une bibliothèque d’incunables. Qu’est ce qu’un incunable ? se demande l’enfant qui lèche une glace à la vanille. Le commentateur barjaque sur les restaurants de la rive. Il nous apprend leurs noms, le prix moyen d’un menu sans vin et sans café et surtout, fait important, que le chef de l’un d’eux ne porte pas une toque blanche comme ses pairs, mais une toque noire. &lt;br /&gt;On longe une presqu’île boisée. La toiture d’ardoise d’un manoir dépasse le haut des  frondaisons. Nous sommes mis en garde : les propriétaires ne font pas visiter ! On apprend que la pollution menace la pousse des roseaux et avec elle la survie des hérons, des canards, des grives et des oies sauvages. C’est certifié : les eaux sont devenues d’une exceptionnelle pureté depuis que les bourgs et les villages n’y déversent plus leurs déchets. Cela dit, le haut-parleur annonce qu’une certaine chose se produira selon l’usage au débarquement. Personne ne semble comprendre de quoi il s’agit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a grande affluence de gens dans les ruelles bordées d’étalages et de terrasses de café de la vieille ville. Il fait lourd. Nous cherchons la plus ancienne maison de la Cité, où résida François de Salles. Nous-nous perdons dans les ruelles et nous arrivons par hasard devant la façade de Notre-Dame-de-Liesse, l’église où la mère du saint homme vint prier, navrée de n’avoir point d’enfant. Une inscription monumentale rappelle que sa demande fut exaucée pendant que l’évêque pontifiait. En effet, une colombe descendit sur sa tête à cet instant. Cela signifiait qu’elle mettrait au monde un garçon, lequel deviendrait plus tard l’évêque de l’infidèle République de Genève.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Près de la fontaine d’un parc, Jean-Jacques Rousseau rencontra Madame de Warens pour la première fois. Une inscription célèbre son coup de foudre. Au dessous, la vasque ornée d’une croix de livre de Messe où coule un filet d’eau, n’est pas  un bénitier des Lumières, mais un  simple  élément du décor. &lt;br /&gt;      14 mai 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-1286955270533053640?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/1286955270533053640/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=1286955270533053640' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/1286955270533053640'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/1286955270533053640'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/paris-sarrebourg.html' title='33. ANNECY'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-2634072460900224347</id><published>2006-11-21T17:22:00.010+01:00</published><updated>2008-12-09T17:53:11.570+01:00</updated><title type='text'>32. ITALIE</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SE-dSjybuYI/AAAAAAAAAR0/vpVpYDycx8w/s1600-h/DSC00287---copie.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SE-dSjybuYI/AAAAAAAAAR0/vpVpYDycx8w/s400/DSC00287---copie.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210556236060932482" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le train serpente longuement de vallées en  tunnels. Une coulée de bronze jaillit du fond des âges à l’assaut d’une pente escarpée. Plus loin, une cascade de nacre se déverse dans le torrent. &lt;br /&gt;        2 Mai 2006&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PAVIE&lt;br /&gt;Les rues de Pavie, bordées de façades ocre, terre de Sienne, ou brique, descendent vers le fleuve. Une plante verte pend des fers forgés baroques d’un balcon. Une odeur de beignet dispute l’espace d’une placette aux parfums d’une confiserie. Un séducteur appelle sa belle dissimulée derrière des jalousies. Un homme élégant téléphone, appuyé à la vitrine d’une chapellerie. Les touristes  entrent et sortent d’une église largement ouverte, sans égard pour les fidèles qui prient dans la fraicheur. Un murmure de patenôtres colle à la voûte. Des cierges étincellent au pied d’un pilier. On sort. Dehors, une comptine s’évade dans la rue par les fenêtres d’une école. Un cycliste zigzague entre les piétons, son portable à l’oreille. On fait la queue chez le glacier. Midi sonne. La circulation s’apaise. &lt;br /&gt;        3 Mai 2006&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Costanza a grandi depuis ma dernière visite. C’était à Savona où habitaient alors ses parents. On voyait du balcon de leur appartement les bateaux entrer et sortir  du port. La Méditerranée brillait de mille éclats à l’heure de la sieste. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À Pavie, elle  excelle dans la négation. La théorie veut que la phase prenne fin.  Au dîner, elle refuse qu’on place un bouquet de roses sur la tablette où son repas est servi. Le chien Sacha attend que des miettes tombent de la table de l’enfant. Elle refuse de manger. Je menace de tout donner à Sacha. Non, dit-elle !  Elle mange et, fortifiée, pédale sur son tricycle au travers du salon. Les chats s’effacent sur son passage. &lt;br /&gt;         3 mai 2006&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MILAN&lt;br /&gt;J’ai une heure à gaspiller en gare de Milan. Où boire un dernier espresso bien serré avant le départ du train ? Il y avait jadis un buffet crasseux au fond d’un grand hall mussolinien. Il est fermé pour travaux. Les bars alignés le long des quais ne servent les consommateurs que debout. J’attendrai assis sur un banc à l’écart. Les locomotives vrombissent. Les hauts-parleurs hurlent des avis en glossolalie ferroviaire, qui déclenchent un mouvement brownien parmi les voyageurs.  On court dans toutes les directions qu’on a crû indiquées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le TGV s’ébranle en direction de Turin. Le second occupant du duo ne cesse pas d’aller téléphoner dans le soufflet (courtoisie oblige). Il ne reprend sa place que pour extraire de sa serviette le document dont il va communiquer le contenu à quelque nouveau correspondant. Une femme serrée dans son bustier léopard et son jean pailleté d’or et d’argent arpente à pas lents le couloir du wagon. Que cherche t-elle ?&lt;br /&gt;      15 Mai 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-2634072460900224347?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/2634072460900224347/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=2634072460900224347' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/2634072460900224347'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/2634072460900224347'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/da-vinci-code_21.html' title='32. ITALIE'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SE-dSjybuYI/AAAAAAAAAR0/vpVpYDycx8w/s72-c/DSC00287---copie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-7229970682301073786</id><published>2006-11-21T16:52:00.009+01:00</published><updated>2008-10-06T15:05:50.912+02:00</updated><title type='text'>31. SONS</title><content type='html'>Hervé Birolini est venu de Nancy ce matin pour enregistrer du son pour le film de Serge Steyer. Il met en place son  matériel en me parlant de son métier de chasseur de sons. Il a l’oreille en éveil ; il surprend les sons de loin ; il les poursuit, les enregistre et les transforme en musique. Il a appris à les distinguer tout jeune dans l’atelier de menuisier de son père.  Il sait les ouvrir comme des noix, les déployer comme des voiles. Tout est prêt, maintenant. Il me demande de lire :  &lt;br /&gt;- Quoi ?  &lt;br /&gt;- N’importe quoi, c’est pour le son !  &lt;br /&gt;      24 avril 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-7229970682301073786?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/7229970682301073786/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=7229970682301073786' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/7229970682301073786'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/7229970682301073786'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/annecy.html' title='31. SONS'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-5404572043642477937</id><published>2006-11-21T16:23:00.007+01:00</published><updated>2008-10-06T15:04:11.051+02:00</updated><title type='text'>3O. BRÈVES</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SOoMxOsW42I/AAAAAAAAAZ4/xYYn3eLDC7Q/s1600-h/Ch%C3%A2teau.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SOoMxOsW42I/AAAAAAAAAZ4/xYYn3eLDC7Q/s400/Ch%C3%A2teau.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5254025955178373986" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Quelqu’un là-bas lit à voix haute l’avis de vente d’une maison avec vue sur la mer, tout confort et plus encore ! Mon voisin de table est notaire, je sollicite son avis d’expert :&lt;br /&gt;- Vous y croyez ?  &lt;br /&gt;- Pour vendre un château situé près d’une voie ferrée, j’ai organisé les visites en fonction de l’horaire des chemins de fer !    &lt;br /&gt;Ô saisons, ô châteaux, quelle âme est sans défaut… &lt;br /&gt;     23 avril 2006&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un chanoine de Saint-Claude m’a invité à déjeuner dans la petite auberge d’un village du Jura qui fut sa première paroisse. Il connaît tout le monde. Le vieux patron du restaurant vient s’asseoir à notre table au moment du café. &lt;br /&gt;- la Julie, que devient-elle ?  &lt;br /&gt;-  Le René, que fait-il ?  &lt;br /&gt;Vient le cas d’un vieux garçon notoire.  &lt;br /&gt;- Qu’est-il devenu ?   &lt;br /&gt;- Il s’est marié. &lt;br /&gt;-  Avec qui ? &lt;br /&gt;- Une Russe ! &lt;br /&gt;- Comment l’a t-il connue ?  &lt;br /&gt;- Sur l’Internet ! &lt;br /&gt;- Elle est bien ?   &lt;br /&gt;- Oui, elle mange de tout !       &lt;br /&gt;24 avril 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-5404572043642477937?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/5404572043642477937/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=5404572043642477937' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/5404572043642477937'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/5404572043642477937'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/italie.html' title='3O. BRÈVES'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SOoMxOsW42I/AAAAAAAAAZ4/xYYn3eLDC7Q/s72-c/Ch%C3%A2teau.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-3569779185809503321</id><published>2006-11-21T15:41:00.010+01:00</published><updated>2008-10-08T13:39:31.910+02:00</updated><title type='text'>29. RUES ET CHEMINS</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger2/1020/85948930267931/1600/46765/DSCN0306.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger2/1020/85948930267931/320/556154/DSCN0306.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;L’hélico gronde sur son aire. Je me concentre sur mon bloc-notes. Le stylo-feutre du supermarché défaille, sa pointe accroche le papier. Le temps s’évapore à l’heure de la sieste. Mon esprit vogue ailleurs. &lt;br /&gt;     16 avril 2006    &lt;br /&gt;La rue du Champ de Foire descend en pente douce vers les bassins de Port-Joinville. Nous allongeons la promenade en passant par la rue des Chartreux et par l’étroite ruelle des Sept Venelles, pour nous abriter de l’ardeur du soleil. Les tuiles romaines des toitures festonnent d’ombres le haut des murs des maisons. Nous traversons la rue des Fourchettes pour emprunter la rue de l’Argenterie et la rue du Coin du chat jusqu’à la rue de la République. Le clocher de l’église émerge au-dessus de la masse hétéroclite du bourg. Sa cloche sonne trois heures. Nous allons au port par la rue de l’abbesse. &lt;br /&gt;                 22 avril 2006&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sentier sinue au bord de la falaise, dans le gazon ras piqueté de fleurs bleuâtres. Les genets mouchettent d’or les épineux. La mer qui roule en bas sur les rochers frange d’écume la base du promontoire. La voix d’un enfant répond aux piailleries des mouettes et à l’appel d’un coucou. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Chapelle des Marins surgit derrière une haie de cupressus. À l’odeur tenace de varechs, on sent que les eaux refluent dans le bassin du port de la Meule. Les cabanes des pêcheurs affichent leurs noms bizarres au dessus de leur porte : le Serpent, la Clé anglaise, la Marmite, la Chaut-Dou-Foué. Nous gravissons péniblement une dune. Le vent se lève. Rentrons à la maison.&lt;br /&gt;      22 avril 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-3569779185809503321?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/3569779185809503321/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=3569779185809503321' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/3569779185809503321'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/3569779185809503321'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/encore-lile-dyeu.html' title='29. RUES ET CHEMINS'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-6839874884025178910</id><published>2006-11-21T14:34:00.008+01:00</published><updated>2008-12-09T17:53:12.015+01:00</updated><title type='text'>28 . SILENCE</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SE-MyKPRw0I/AAAAAAAAARM/8Cnl9bX4IhA/s1600-h/silence.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SE-MyKPRw0I/AAAAAAAAARM/8Cnl9bX4IhA/s400/silence.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210538087260734274" /&gt;&lt;/a&gt; Ils pénètrent discrètement dans l’église Saint-Paul à Strasbourg. Ils s’asseyent au fond de la nef comme en sages lecteurs de l’Évangile  abandonnant le premier rang aux  Pharisiens. Qui sont ces gens de passage ? Des touristes alertés par le son grêle de la cloche sonnant l’heure du culte, ou attirés par les hautes flèches visibles de loin  dans l’axe de la rivière ? Les fidèles s’installent sans un regard vers eux. Comme les chats, ils occupent toujours la même place. Ils se racontent des choses et des choses. Le bourdonnement de leurs voix gâte la paix des nappes multicolores que les vitraux filtrent vers le sol. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À deux pas de la grange bâtie avec du bois récupéré du May-flower et près de la tombe de William Penn, la Meeting house des Quakers s’élève à mi-pente d’une prairie du hameau d’Old-Jordan. Les bancs de la salle de réunion sont inconfortables. On n’entre pas ici pour rire ou pour sommeiller. L’inconfort garde la piété vigilante ! Par les fenêtres largement ouvertes, on entend bourdonner les insectes et chanter des oiseaux du ciel plus splendidement vêtus que Salomon. Quelqu’un se lève dans l’assistance, prononce des mots édifiants, et s’assied. Plusieurs intervenants font de même pour formuler un bref message.  De miette en miette de mots, une parole s'assemble. Chaque minute de silence est la chance d’un fruit mûr (Paul Valéry). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’été inonde de vive lumière l’abbaye provençale du Thoronet. Les derniers touristes sont partis. L’église est vide. Les rayons du soleil caressent les premières marches du chœur désaffecté. L’architecture cistercienne chante des Vêpres sans officiant. Ce lieu est un enclos, écrit Philippe Jacottet, le plus fermé et le plus ouvert à la fois ; suscitant, épanouissant silencieusement le silence, un silence heureux, plein comme un fruit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le carillon du clocher de Newton-Harcourt publie à larges volées que le service du matin va bientôt commencer. Les villageois sortent des cottages, traversent le cimetière et entrent dans leur petite église paroissiale à tour carrée. La matité de la nef estompe le bruit de leurs pas sur les dalles. Les stalles craquent quand ils s’y glissent en refermant soigneusement la porte derrière eux. L’orgue se tait. Le mystère du règne céleste se mâche et se boit sans bruit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mot grec hesychia désigne une sorte de silence rare ; celui qu’entendit Élie sur l'Horeb quand il sortit de sa caverne après un orage, un tremblement de terre  et un feu énorme. &lt;br /&gt;        8 avril 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-6839874884025178910?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/6839874884025178910/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=6839874884025178910' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/6839874884025178910'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/6839874884025178910'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/critique-cultuelle.html' title='28 . SILENCE'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SE-MyKPRw0I/AAAAAAAAARM/8Cnl9bX4IhA/s72-c/silence.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-1882128819934531246</id><published>2006-11-20T16:09:00.009+01:00</published><updated>2008-10-08T13:38:57.546+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Petscan'/><title type='text'>27. PETSCAN</title><content type='html'>Mon médecin aime la précision. Un ganglion l’intrigue sur les images du dernier scanner. Il prescrit un passage dans un appareil qu’il dit encore peu répandu, et pour lequel il prend lui-même le rendez-vous.&lt;br /&gt;Une jolie infirmière m’installe dans la pénombre d’une chambrette. Elle me dit d’avaler deux granules de Valium. Je fais la grimace. C’est pour détendre les muscles !  J’obéis ! Elle enfonce une aiguille dans mon bras avec tant de doigté que je ne sens rien : Félicitations !  Elle  m’explique son geste : C’est pour l’injection, une heure avant le passage devant la caméra, d’un isotope radioactif sans risque d’intolérance. Caméra ! Je m’endors rassuré !&lt;br /&gt;Réveil une heure plus tard. S’habiller mais pour aller se déshabiller dans une cabine proche du Pet-scan. Une litière me pousse dans le tunnel de l’appareil. J’ai été prévenu : Cela va durer trente cinq minutes. Que faire pendant ce temps ? S’imaginer en promenade ! Je quitte virtuellement mon appartement, appelle l’ascenseur, sors dans la rue, traverse le jardin public, déambule lentement sur le boulevard pour ne pas rentrer avant la fin de l’examen.  Mais je  n’ai pas le temps d’achever le circuit : c’est terminé ! Le médecin vous recevra à 14 h 30. &lt;br /&gt;Je suis à jeun depuis la veille. Les crêperies de la rue Montparnasse ne sont pas loin. Une « complète » et une bolée de cidre, me feront du bien après l’isotope radioactif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est l’heure du rendez-vous. La secrétaire demande : Préférez-vous attendre ici ou dans la salle d’attente du professeur ? – Pourquoi ? – Il y a des gens dans la salle d’attente. Ils sont déjà arrivés, mais vous avez rendez-vous avant eux. – J’y vais ! Quelques personnes d’un bel ébène richement vêtues bavardent tranquillement. Une femme, probablement l’interprète, mène la conversation. Je les salue. Ils me saluent. Qui est le patient dans cette nombreuse et respectable compagnie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le professeur vient me chercher sans le regard grave du dernier rendez-vous. Le ganglion ne répond pas. – Ne répond pas ? – Oui, les cellules cancéreuses aiment le glucose. Elles étincellent sous la caméra. À surveiller. Rendez-vous dans trois mois pour un scanner de contrôle.&lt;br /&gt;                  23 décembre 2005&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-1882128819934531246?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/1882128819934531246/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=1882128819934531246' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/1882128819934531246'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/1882128819934531246'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/une-journe-bagdad-et-un-symposium.html' title='27. PETSCAN'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-8703557574068828451</id><published>2006-11-20T15:40:00.009+01:00</published><updated>2008-10-06T14:50:41.326+02:00</updated><title type='text'>26. QUESTIONS ORALES</title><content type='html'>Liliane Thomas dispose de deux « entrées » à une séance de questions orales  à l'Assemblée nationale. Nous-nous sommes donné rendez-vous à l’entrée du Palais-Bourbon, dans la tenue correcte expressément exigée par le carton d'accès. Le filtrage des visiteurs s’avère aussi sévère que celui des voyageurs à l’embarquement d’un aéroport international. Nous nous asseyons sur la banquette étroite d’une tribune réservée au public. L'hémicycle est presque vide. Les députés arrivent peu à peu. Les hommes en costume-cravate semblent des employés de banque. Les femmes sont vêtues avec plus d’élégance. Gilles de Robien rejoint le premier le banc des ministres. Il se penche sur des dossiers étalés sur son pupitre. L'enceinte est remplie aux deux tiers quand le Président grimpe au bureau à grandes enjambées, sous l’ovation de l'Assemblée. Il est en retard ! &lt;br /&gt;Les députés jabotent sans s'interrompre pendant qu’un collègue pose une question au ministre et que ce dernier lui répond. La séance me rappelle la dissipation des lycéens aux cours de musique ou de dessein du lycée Hoche. Le public observe à la lettre la consigne de silence : aucun signe d'approbation ou de désapprobation n’est admis. Madame Royal écoute sagement.  Elle aura un bon point ! Monsieur Borloo bavarde avec ses voisins. Il aura le bonnet d’âne ! Le président Debré morigène Madame Boutin : calmez-vous, vous savez que cela ne vous fait pas de bien ! Les ministres haussent le ton pour se faire entendre dès que le taux de décibels l'exige. On applaudit d'un côté, et de l'autre on grogne.&lt;br /&gt;L’assemblée écoute religieusement Nicolas Sarkozy ! Craint-elle qu’il fasse ce qu’il dit ? Un socialiste prend à partie le ministre de l’éducation nationale à propos d’un drame survenu dans un collège des environs de Paris. L’opposition glousse. L’autre bord ricane. L’orateur enrage en langue de bois classique. Il accuse le ministre d’être responsable du méfait et de ses conséquences. Il assure dans la foulée la victime, sa famille et l’ensemble des enseignants de sa compassion républicaine.  Il appelle les scolaires à la sérénité sous de vifs applaudissements. La péroraison atteste son inébranlable certitude que les établissements d’enseignement n'ont aucun  besoin de la police pour leur sécurité. On déplore, on accuse, on conteste. Le tumulte se maintient jusqu’à la récréation. Les députés sortent de l’hémicycle. On les suppose heureux d’aller jouer dans la cour ! &lt;br /&gt;         20 décembre 2005&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-8703557574068828451?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/8703557574068828451/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=8703557574068828451' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/8703557574068828451'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/8703557574068828451'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/tet-scan.html' title='26. QUESTIONS ORALES'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-441618312682820446</id><published>2006-11-20T15:17:00.013+01:00</published><updated>2008-10-20T17:04:34.877+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Taxi'/><title type='text'>25. TAXI</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SPyd-fYUnFI/AAAAAAAAAa8/eihpmeu8Rjo/s1600-h/P1000069.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SPyd-fYUnFI/AAAAAAAAAa8/eihpmeu8Rjo/s400/P1000069.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5259252161762860114" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Serge  appelle un taxi pour un tour de ville par la rue de Rennes, la rue de Rivoli et les Champs-Élysées. L’enregistrement doit se poursuivre dans Paris illuminé. Le chauffeur ouvre la fenêtre de sa voiture et crache sur la chaussée. &lt;br /&gt;-Êtes-vous chinois ?  &lt;br /&gt;- Pourquoi ?  &lt;br /&gt;- Parce que vous vous savez cracher à la perfection !  &lt;br /&gt;C’est la gaffe, non à cause du crachat, mais de la Chine, car il est Vietnamien et entend le prouver.  Se retournant, il me montre la couleur de sa peau entre le pouce et l'index.   &lt;br /&gt;- C’est blanc, chez les chinois, c'est jaune !   &lt;br /&gt;Vite, qu’il reprenne le volant à deux mains et qu’il regarde devant lui ! Après un temps de silence, il reprend son soliloque : les joueurs de foot crachent ; Zidane crache. Les jeunes l'admirent ; ils crachent… &lt;br /&gt;Il embraye énigmatiquement : &lt;br /&gt;-Y-a des cons partout ! &lt;br /&gt;Ce qui, on s’en doute, m’est destiné. Puis j’apprends qu’un bon conducteur doit garder le genou souple et le pied flexible.&lt;br /&gt;- L'exercice, c'est la forme, comme pour les danseuses, les pointes. C'est bon pour passer les vitesses et pour freiner.  &lt;br /&gt;Il précise qu’un collègue algérien négligeait de faire cette gymnastique.&lt;br /&gt;- Il a eu une attaque. &lt;br /&gt;Rien n’arrête la démonstration.&lt;br /&gt;-  Il faut de bonnes chaussures. J'ai des Nike. &lt;br /&gt;Il veut me montrer qu’il en porte mais l’espace trop étroit entre le tableau de bord et son siège l’en empêche. &lt;br /&gt;- Les Nike, c'est bien, mais quelque chose accroche à la pointe de la semelle. Les Weston, c'est mieux, mais c'est plus cher. Les Clarke, c'est moins cher…   &lt;br /&gt;Serge me demande de placer ma tête plus près de la fenêtre de la voiture. Il me filme sur fond de rues illuminées. Avenue des Champs-Élysées, l'industrie automobile préoccupe de nouveau le chauffeur. &lt;br /&gt;- Les Allemands font des voitures pointues.  &lt;br /&gt;Il les associe bizarrement aux Suisses  qui font des montres pointues, avant de reprendre de pointe en pointe les Mercedes et les BMW, son sujet favori. Soudain, il se vante  de faire du 160 sur l'A4.  &lt;br /&gt;- Qu’en pensent vos clients ?  &lt;br /&gt;- C’est des Arabes, des émirs…   &lt;br /&gt;Il reconnaît toutefois qu’il ne roule à cette vitesse qu’au retour d’une course.&lt;br /&gt;- Sarkozy a mis des radars; c'est dangereux !  &lt;br /&gt;Il est partout, on le sait. Le chauffeur revient à l’industrie automobile, fer de lance de sa conversation.&lt;br /&gt;- les Japonais font aussi des voitures pointues. &lt;br /&gt;Soupir.&lt;br /&gt;-  ils se sont mis avec les Allemands pour faire la guerre. &lt;br /&gt;Pause. &lt;br /&gt;- Et ils réussissent en affaires !  &lt;br /&gt;La course s’achève. L'enregistrement est terminé. Il n’en restera que quelques images et pas le moindre son. &lt;br /&gt;         12 décembre 2005&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-441618312682820446?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/441618312682820446/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=441618312682820446' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/441618312682820446'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/441618312682820446'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/questions-orales_20.html' title='25. TAXI'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SPyd-fYUnFI/AAAAAAAAAa8/eihpmeu8Rjo/s72-c/P1000069.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-3443216104080547794</id><published>2006-11-16T17:01:00.011+01:00</published><updated>2008-10-06T14:47:26.617+02:00</updated><title type='text'>24. SONS</title><content type='html'>Serge Steyer arrive ce matin de Bretagne pour enregistrer du son et des images pour le film Récit pour s’en sortir qu'il réalise avec des extraits de ma « chronique ». Les premières prises de vue ont été faites l'été dernier à Mulhouse. Il veut maintenant que je lise mon texte d’un certain ton « intimiste ». Le couloir de l’appartement se transforme en studio d’enregistrement. C’est la pièce la plus éloignée de la rue et de ses bruits. Mais dans ce refuge, on entend le ronflement de l'ascenseur, les cliquetis d’une serrure, l'activité éphémère d'un bricoleur. Il faut attendre et recommencer : Cent fois sur le métier ! Ce vers de Boileau me tourmente depuis que je me suis mis à l’écriture ! Je lis et relis mon texte tant et tant que je regrette de l'avoir écrit ! Serge dirige patiemment mes essais. Comment faire ? Lui le sait ! II insiste gentiment et c’est fini. &lt;br /&gt;        11 décembre 2005&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-3443216104080547794?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/3443216104080547794/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=3443216104080547794' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/3443216104080547794'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/3443216104080547794'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/grande-bibliothque.html' title='24. SONS'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-6831882307632642297</id><published>2006-11-15T21:34:00.009+01:00</published><updated>2008-10-06T14:46:40.767+02:00</updated><title type='text'>23. VAL-DE-GRÂCE</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger2/1020/85948930267931/1600/DSC00462.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger2/1020/85948930267931/320/DSC00462.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La circulation bouchonne sur le boulevard de Port-Royal à cause     d’interminables travaux de voirie. Malgré tout, j’arrive à l’heure à l’hôpital pour un examen au scanner. Un coup d’œil rapide à la belle architecture en flammèches du bâtiment et je descends au service de radiologie. La réceptionniste semble mal réveillée. Elle me demande une « carte navette ». Qu'est-ce que c’est ? Je cherche et je trouve dans mon portefeuille un petit rectangle de plastique au logo de la République. C’est ça, dit-elle en l’apercevant. Elle me fait remplir une fiche où je dois déclarer n’avoir eu aucune des maladies de la liste et m’invite à suivre au sol les flèches orange qui mènent à une salle d’attente. &lt;br /&gt;Une infirmière me fait enfiler l’inévitable chemise synthétique des hôpitaux. Elle pose sur mon avant-bras l’aiguille avec laquelle on injectera un certain liquide, lequel produira pendant l’examen une sensation de chaleur. (Je n’ai rien senti !) Fin prêt, dûment instruit, j’entre dans la salle blanche du scanner. Je m'étends sur sa banquette avec le flegme d’un vieil habitué. Étendez les bras derrière la tête. C’est difficile. Les concepteurs d'autos, de wagons, de vêtement et donc de scanners négligent dans leurs calculs l’existence des gens de grande taille. &lt;br /&gt;La machine ronfle comme le réacteur d’un avion au point fixe. La banquette glisse à l’intérieur du scanner une fois, deux fois, plusieurs fois... Respirez ! Bloquez la respiration ! Le ronflement s’amplifie et s’apaise. L'examen ne dure pas longtemps. L'infirmière me tend le bras pour m'aider à me redresser. &lt;br /&gt;           6 décembre 2005&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-6831882307632642297?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/6831882307632642297/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=6831882307632642297' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/6831882307632642297'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/6831882307632642297'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/enregistrements.html' title='23. VAL-DE-GRÂCE'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-999235464000362155</id><published>2006-11-15T20:56:00.013+01:00</published><updated>2008-12-09T17:53:12.318+01:00</updated><title type='text'>22.WINTERREISEN</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SE-bNwDXQqI/AAAAAAAAARs/sGZPZDKUqZo/s1600-h/DSC00783.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SE-bNwDXQqI/AAAAAAAAARs/sGZPZDKUqZo/s400/DSC00783.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210553954430567074" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je ferme La Montagne magique de Thomas Mann pour regarder défiler le paysage à la fenêtre du wagon. La neige poudreuse obture les crevasses des labours. La voie ferrée vire à gauche à l’embranchement de Metz. Le train poursuit sa route vers Strasbourg dans un fracas de bogies. Perdue dans le brouillard, l’église de Saint- Nicolas-de-Port semble plantée en plein milieu des champs. Le train saute après Avricourt le dos d’âne de l'ancienne frontière impériale pour circuler à droite comme il se doit en Alsace. Il s’arrêtera bientôt à Sarrebourg, première étape de mon Winterreisen, mon « Voyage d’hiver ».&lt;br /&gt;         27 novembre 2005 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Circulez, il n’y a rien à voir dans cette ville, sauf dans la chapelle des Cordeliers un vitrail monumental de Chagall ébloui par la lumière du jour.  On fait halte près de la gare à la pâtisserie réputée vendre les meilleurs éclairs au chocolat in the world.  J’en achète neuf pour le diner de la famille de Philippe François et j’en mange un tout de suite pour être certain d’offrir ce soir un dessert délectable.  &lt;br /&gt;         28 novembre 2005  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Christkindels Märik  (le Marché de Noël) ouvre du premier dimanche de l’Avent au jour de Noël sur les places de  Strasbourg. On y trouve tout ce qu’il faut pour  noëliser sa maison : des guirlandes, des bougies, des boules multicolores… J’achète chaque année au même comptoir un santon de Provence pour ma crèche. Un sculpteur propose des modèles alsaciens : un pasteur à l’échine courbée, un curé bien en chair, un rabbin penché sur la Torah et une Alsacienne coiffée de noir. Mais ils sont trop grands pour entrer dans ma collection, où seuls sont admis les provençaux de petite taille : un pompier et un maire avec son écharpe, un facteur, deux ou trois sortes d’ecclésiastiques en file indienne, des bergers et des mages avec deux « ravis », un avocat, un médecin clystère en main, un aristocrate avec sa lanterne en compagnie de plusieurs femmes du monde, enfin un bohémien avec son ours, un boulanger et son mitron.  Le temps venu, je les sors de leur boîte et je les dispose sur un  plateau semé de sable de corail blanc.&lt;br /&gt;         29 novembre 2005&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Depuis le commencement des grands travaux préparatoires à la venue du TGV l’accès de la gare à est devenu presque impossible. Malheur aux impotents : les escaliers roulants fonctionnent du haut vers le bas ! Bien informé, je suis venu à pied pour éviter de monter avec ma valise des profondeurs de la station du tramway à la surface glissante de la place. &lt;br /&gt;           2 décembre 2005&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-999235464000362155?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/999235464000362155/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=999235464000362155' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/999235464000362155'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/999235464000362155'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/val-de-grace.html' title='22.WINTERREISEN'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SE-bNwDXQqI/AAAAAAAAARs/sGZPZDKUqZo/s72-c/DSC00783.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-1324612542310742051</id><published>2006-11-13T23:36:00.008+01:00</published><updated>2008-12-09T17:53:12.537+01:00</updated><title type='text'>21. 11 NOVEMBRE</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SE-ZSXos8-I/AAAAAAAAARk/C5N5AqGTkT0/s1600-h/D%C3%A9fil%C3%A9+copie+copie.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SE-ZSXos8-I/AAAAAAAAARk/C5N5AqGTkT0/s400/D%C3%A9fil%C3%A9+copie+copie.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210551834752381922" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La fanfare cadence la marche presque martiale des pompiers. L’organiste à l’arrière-garde joue de l’hélicon. La troupe des moins importants suit les médaillés bedaine au vent. La commémoration de l’armistice impose un air grave aux passants. L’île a perdu dans les guerres beaucoup d’enfants. On se souvient. &lt;br /&gt;         11 novembre 2005&lt;br /&gt;        &lt;br /&gt;Les courses achevées, nous faisons halte aujourd’hui au Café des Voyageurs. Il commence à faire frais. La terrasse est fermée. La salle bourdonne de voix. Nous commandons notre noisette quotidienne et parcourons la Presse. Marianne va chercher la voiture au parking avant que l’averse menace. Elle revient navrée. Un pneu est crevé et aucun de nous n’a la force physique de changer la roue. Le spécialiste local de la tarte aux pruneaux ferme son comptoir à l’instant. Il se porte au secours de vieux clients. Il nous dépannera après avoir chargé sa camionnette.  &lt;br /&gt;Claude et Marianne me laissent seul devant un verre de Martini. J’écoute les clients bavarder. Je n’entends pas ce que disent les gens dans le brouhaha de la salle mais je vois leurs gestes parler éloquemment comme au temps du cinéma muet. Un homme martèle ses opinions d’amples mouvements de bras. Un autre remue fébrilement la main en signe d’assentiment. Un journal plié annonce à la cantonade un départ prochain, vrai ou faux. Près de la fenêtre, ce commerçant chuchote  une affaire à l’oreille d’un concurrent.  Un marin juché sur un tabouret hoche la tête et l’anneau de son oreille pendule à chaque mouvement. Un solitaire allume une cigarette entre l’auriculaire et l’annulaire de sa droite. On devine que ses doigts ont été écrasés par quelque engin de pêche. Une heure sonne. Marianne revient : c’est réparé ! &lt;br /&gt;           1 novembre 2005&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-1324612542310742051?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/1324612542310742051/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=1324612542310742051' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/1324612542310742051'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/1324612542310742051'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/march-de-noel.html' title='21. 11 NOVEMBRE'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SE-ZSXos8-I/AAAAAAAAARk/C5N5AqGTkT0/s72-c/D%C3%A9fil%C3%A9+copie+copie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-3605015450114818586</id><published>2006-11-13T22:37:00.012+01:00</published><updated>2008-12-09T17:53:12.878+01:00</updated><title type='text'>20. PORT-JOINVILLE</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SOoHPjaR-XI/AAAAAAAAAZw/4PJ8iMan0x8/s1600-h/DSC00226.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SOoHPjaR-XI/AAAAAAAAAZw/4PJ8iMan0x8/s400/DSC00226.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5254019879066007922" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les nuages fuient rapidement vers le couchant. L’horizon s’auréole de vermeil. La nuit tombe. Les feux des barques de pêcheur piquent d’étincelles la surface moirée de l’océan. Des guirlandes d’ampoules festonnent au loin les quais de Port-Joinville. L’hélico survole les bassins puis vire dans le noir vers le chenal lumineux de l’aéroport. &lt;br /&gt;           5 novembre 2005&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;L’église Saint-Amand est bâtie sur les hauteurs de Port Joinville. Sa nef est spacieuse. Quelques maquettes de bateaux suspendues à la voûte rappellent à l’heure de la prière que la mer est mauvaise et le métier de marin périlleux. L’organiste improvise joliment sur un instrument sans caractère. L’assemblée chante bien. Les lecteurs lisent clairement. Le curé célèbre sans ostentation. Que peut demander le peuple ? Claude observe que, mis à part l’appareil romain, cette messe ressemble à un culte protestant. &lt;br /&gt;          6 novembre 2005 &lt;br /&gt;       &lt;br /&gt;Les gens se pressent sur le quai. C’est jour de marché. Nous achetons des poivrons fourrés aux anchois ; ils sont excellents. Puis nous allons boire un bon café en regardant monter la mer depuis la terrasse du bar de la Marine. La conversation coule doucement sous la clarté d’une fin de saison d’exception. &lt;br /&gt;          8 novembre 2005 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mer moutonne. Le ciel s’empourpre. Le soleil en déclinant arrache  de leur nid de verdure les maisonnettes blanches du littoral. Les ombres s’allongent au pied des arbres. Nous allons au port de la Meule, mais  sans nous y attarder. Le vent vif nous fouette. Nous rentrons à la maison. Trois poulardes traversent le sentier. Bientôt des pignes crépiteront dans la cheminée. &lt;br /&gt;           9 novembre 2005&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SDqx8v4J5qI/AAAAAAAAAPU/xYD1FLwn6Bs/s1600-h/Feu+3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SDqx8v4J5qI/AAAAAAAAAPU/xYD1FLwn6Bs/s320/Feu+3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5204667976582293154" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-3605015450114818586?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/3605015450114818586/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=3605015450114818586' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/3605015450114818586'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/3605015450114818586'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/novembre-lile-dyeu.html' title='20. PORT-JOINVILLE'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SOoHPjaR-XI/AAAAAAAAAZw/4PJ8iMan0x8/s72-c/DSC00226.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-7825324363920614429</id><published>2006-11-13T18:47:00.011+01:00</published><updated>2008-10-06T14:26:22.805+02:00</updated><title type='text'>19. SOUVENIRS PIEUX CONTRASTÉS</title><content type='html'>La nef est bruitée comme une salle de concert avant que le chef  lève sa baguette. Ça chuchote, ça murmure ; tout le monde à l’air de trouver ça très bien. Le café du Commerce n’offre-t-il pas davantage de commodités aux bavards entre les sifflements d’un percolateur et les percussions des machines à sous ?&lt;br /&gt;L’orgue écrase les parlages. Une prédicatrice vient de monter fièrement en chaire. Elle s’y cale et toise l’assemblée à la façon des demoiselles institutrices de naguère du haut de leur estrade. Qui est-ce ? On répondra à ma curiosité à la sortie. &lt;br /&gt;Elle prononce une prière dont le destinataire manifeste est l’assemblée, plutôt que la personne divine nommée. Nous sommes éléphants sans défense, des vaches sans lait et des nuits sans lune, en somme des riens sur fond de néant. Cette cime de la poésie atteinte, comment poursuivra t-elle son escalade liturgique ? Dressé aux bonnes manières dès ma jeunesse, je ne moufte pas. On ne sort compulsivement d’un lieu de culte qu’en cas de tremblement de terre, d’incendie ou d’inondation… À l’austère devoir, pieusement fidèle, je m’accroche. &lt;br /&gt;Elle parle d’un « charismatique » mieux connu par Hugo que par la Bible : un certain Balaam dont l’âne voyait  Dieu, ou son représentant, et sur ce sujet  s’autorise de bousculer l’assemblée d’un peu d’exégèse dite moderne. Ce qui fait sérieux et même « libéral » (moderniste). Pascal supposait qu’un minuscule bouton sur le nez d’un orateur suffisait à affoler un auditoire. Ne pas chercher aujourd’hui la petite bête… Soyons « zen » ! Elle nous retient à la cuisine où mitonne un plat sec à l’extrême. Au juste, quelle fut la conclusion du sermon ?  &lt;br /&gt;Le hasard organisa une issue qui me consola d’avoir traversé Paris de bon matin. Un cantique s’achevait. Je m’assis. La chaise craqua. Je m’effondrai.  Une voix derrière moi prononça mon prénom. Me retournant, je croisai le regard d’une belle femme qui le chuchota encore. Confus, j’avouais ne pas la reconnaître. Elle se nomma : Jacqueline ! Voici plus de vingt ans que nous-nous étions perdus de vue ! Alors, nous allâmes déjeuner dans une crêperie pour fêter nos retrouvailles. Elle dit devant une « complète » bien garnie : sans la chaise cassée, jamais je ne vous aurais reconnu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La procession progresse lentement vers le chœur de la cathédrale américaine. Le « Bishop » ferme la marche, mitré et chapé d’argent. Il frappe de sa crosse les dalles de l’allée. C’est aussi digne que désuet !&lt;br /&gt;Il prêche en français avec aisance, sur la page d’évangile où Jésus recommande à ses disciples d’écouter sans les imiter ceux qui sont assis dans la chaire de Moïse. Ne pas les imiter, mais l’art est difficile ! N'appelez personne  « Rabbi », ou « Père », ou « Directeur » souligne l’évêque. Il ajoute ; C’est pourquoi Jésus dit, Vous n’avez qu’un maître, et tous vous êtes frères. Monseigneur regrette que ces conseils aient si mal été suivis d’effets dans les Églises. Il insiste : Les mots vous êtes tous frères placent le laïc, l’évêque, le prêtre, au même rang. La docilité des disciples : se laisser instruire les uns par les autres. &lt;br /&gt;Conclusion : Mieux vaut porter l’habit de clerc sur le dos que dans sa tête ! &lt;br /&gt;         2 novembre 2005&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-7825324363920614429?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/7825324363920614429/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=7825324363920614429' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/7825324363920614429'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/7825324363920614429'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/retour-paris.html' title='19. SOUVENIRS PIEUX CONTRASTÉS'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-7726417888888038523</id><published>2006-11-13T11:19:00.012+01:00</published><updated>2008-12-09T17:53:13.092+01:00</updated><title type='text'>18. VAUGIRARD</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGEMg14RvgI/AAAAAAAAATI/49xXIPkjXMo/s1600-h/DSC00826.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGEMg14RvgI/AAAAAAAAATI/49xXIPkjXMo/s320/DSC00826.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215463601830215170" /&gt;&lt;/a&gt;Les déménageurs déposent le mobilier, les cartons de vaisselle, de linge, de livres. Mon petit appartement prend l’allure d’un chantier. Heureusement, des proches m’hébergent en attendant que tout soit installé car je ne sais plus où poser les pieds ! Je viens ranger ce que je peux pendant la journée. Des amis m’aident à arrimer les meubles de cuisine, à fixer les tringles à rideaux et à monter les bibliothèques. &lt;br /&gt;Mon immeuble se trouve dans une rue calme du nom de Vaugelas, un ami du bien parler. Sera-ce de bon ou de mauvais augure pour la rédaction de ma chronique ? Je découvre peu à peu le quartier, ses commerçants arabes, sa boulangerie, son charcutier, son cordonnier. Le marchand de journaux s’exerce à la guitare entre le passage de ses clients. Le pharmacien surveille la marche de son officine avec distinction. Il se montre de bon conseil dans la recherche d’un médecin, d’un kinésithérapeute, d’un laboratoire d’analyses. Les stations d’autobus et du métro sont proches. Vaugirard est un vieux quartier de Paris, à ne pas confondre avec Rome, comme le ferait selon La Fontaine le quidam qui prenait le Pirée pour un homme. &lt;br /&gt;    25 mai 2005 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai reçu de la Mairie deux cartes de « vieux pauvres » et une invitation à retirer une boîte de chocolats à l’occasion des « Fêtes ». La première me permet de circuler gracieusement sur le réseau des transports parisiens et la seconde m’ouvre les portes des restaurants « Émeraude ». L’un d’eux se trouve dans ma rue, au sous-sol d'une résidence pour personnes âgées. Je m'y présente avec hésitation. On m’a expliqué que fréquenter ce genre d’établissement accélérait la sénescence. Je prends le risque. Un repas que je n’ai pas préparé est forcément succulent. &lt;br /&gt;Je suis placé d’emblée à une table ronde où trois dames déjeunent depuis des mois, peut-être des années. Elles m’agréent cordialement. Liliane Thomas, la plus loquace, entreprend de m’initier au rituel de la maison. Fille du patron du cabaret « Le Lapin agile» elle connaît la musique ! &lt;br /&gt;            15 octobre 2005&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-7726417888888038523?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/7726417888888038523/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=7726417888888038523' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/7726417888888038523'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/7726417888888038523'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/sparations.html' title='18. VAUGIRARD'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGEMg14RvgI/AAAAAAAAATI/49xXIPkjXMo/s72-c/DSC00826.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-3316065021742613587</id><published>2006-11-13T10:55:00.008+01:00</published><updated>2008-10-06T14:22:35.271+02:00</updated><title type='text'>17. SÉPARATION</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger2/1020/85948930267931/1600/Me%3Fdort%20Bretagne%20.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger2/1020/85948930267931/320/Me%3Fdort%20Bretagne%20.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les déménageurs ont mesuré le cubage du mobilier. Les cartons se remplissent. Tout sera enlevé demain matin. À la fin de l’après-midi je conduis Médor chez Suzanne Bailer, qui va l’adopter. Elle habite seule une maison isolée et ne se sent pas en sécurité la nuit. Mon chien saura prendre soin d'elle comme il a veillé sur moi. Que deviendrait-il à Paris en cas de rechute ? Bertrand Honner nous conduit en voiture. La séparation se fera sans un regard en arrière. Juste le temps d’une dernière caresse. C’est tristement irréversible.  &lt;br /&gt;      29 avril 2005&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-3316065021742613587?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/3316065021742613587/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=3316065021742613587' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/3316065021742613587'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/3316065021742613587'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/in-memoriam-christine.html' title='17. SÉPARATION'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-2080807644128395796</id><published>2006-11-12T23:01:00.008+01:00</published><updated>2008-10-06T14:19:34.135+02:00</updated><title type='text'>16. TURQUIE</title><content type='html'>J’accompagne des amis en Turquie, sans éprouver d’émotion forte en revoyant ce pays que j’ai déjà visité plusieurs fois. Les pays du Moyen-Orient m’attirent davantage. Mais ce soir, le Bosphore s’enflamme de gloire ; j’en suis soudainement bouleversé. &lt;br /&gt;Resté seul à l’hôtel, je regarde la télévision.  Mes amis sont sortis contempler la Mosquée Bleue sous la lune. La chaîne Arte diffuse un reportage sur le « génocide  arménien », qui réveille de lointains souvenirs de mon premier séjour à Istanbul. Je logeais chez des relations arméniennes, des gens très cordiaux toujours en quête de mon confort. J’avais obtenu une audience du patriarche œcuménique, ce qui les inquiétait vivement. Ils désiraient que je me rende discrètement à ce rendez-vous, pour qu’on ne puisse tracer de lien d’eux à lui grâce à moi. Ils imaginèrent un scénario de roman d’espionnage. Ils me  conduisirent en ville et me laissèrent dans la foule, près du pont de Galata, où je pris un taxi pour le Phanar, la résidence patriarcale. Sa Sainteté m’accueillit dans un modeste bureau de presbytère.  Je souhaitais lui poser quelques questions et il semblait disposer à les écouter. Il m’offrit en signe de bienvenue un énorme loukoum plongé dans un grand verre d’eau. Il était excellent, mais long à déguster. Le patriarche parla. L’entretien dura le temps de la mastication de la friandise. Il se leva, me donna l’accolade. Je me perdis dans sa longue barbe. L’audience s’acheva par une bénédiction sans que je puisse lui poser une question. Ainsi fus-je initié aux finesses de la diplomatie orientale.&lt;br /&gt;  10 février 2005&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger2/1020/85948930267931/1600/29priene.0.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger2/1020/85948930267931/320/29priene.0.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le voyage tire un peu en longueur. Est-ce l’effet de la fatigue ?  Les églises troglodytes de Cappadoce me laissent impassible. Je ne surgis de mon sépulcre qu’à Priène. La fraîcheur de l’air ? L’enchantement d’une lumière transparente ? Le guide m’avertit à la porte du site : la montée est raide et longue. C’était m’inviter à attendre la fin de la visite dans une de ces buvettes pour touristes qui pullulent aux portes des lieux antiques.&lt;br /&gt;Les amis avancent d'un pas rapide. Je gravis seul les marches inégales de la voie menant à la cité. Une fleur de coquelicot niche entre deux blocs de marbre éclatés. Un bruissement d’insectes et des chants d’oiseaux rompent le silence. Un théâtre apparaît derrière une haie de résineux. Je descends seul les gradins pour m’asseoir en bas, au premier rang, sur le siège d’un notable. La brise murmure dans les branches  des lauriers jaunes et roses. Un aigle plane. Quelques touristes belges flânent. Accepteraient-ils de me photographier ? Mais est-ce raisonnable de quémander une photo où l'essentiel se manifeste dans l’éclat éphémère d’une fleur sauvage ou  dans une larme de rouille à l’angle d’un marbre fracassé ? &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;La voix sonore du guide retentit au loin. Elle m’oriente comme une boussole. Je rejoins mes amis au Bouleutérion. Le Méandre coule au pied de la muraille. Ils s'étonnent de me rencontrer aussi dispos. C’est méconnaître la vertu de l’opiniâtreté. Je les laisse s’initier à la politique devant les lacets du fleuve pour reprendre en solitaire mon itinéraire de pérégrin. &lt;br /&gt;      19 avril 2005&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-2080807644128395796?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/2080807644128395796/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=2080807644128395796' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/2080807644128395796'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/2080807644128395796'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/prine.html' title='16. TURQUIE'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-1388157201447752593</id><published>2006-11-12T18:53:00.007+01:00</published><updated>2008-12-09T17:53:13.385+01:00</updated><title type='text'>15. RETRAITE</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGEB8kd_b7I/AAAAAAAAATA/l5yxHztju1w/s1600-h/ben47_morot_001i.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGEB8kd_b7I/AAAAAAAAATA/l5yxHztju1w/s400/ben47_morot_001i.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215451983564992434" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J’ai trouvé un appartement à Paris. Ma mise à la retraite a été votée par le Consistoire de Mulhouse le 12 décembre, par 52 voix pour, aucune abstention ni opposition. J’ai remercié l’assemblée pour sa courageuse unanimité digne d’une démocratie populaire et j’ai quitté la séance en retraité heureux, pour aller passer la soirée chez des amis à Frœschwiller. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Il y a autour de leur village un étrange panorama de tombeaux dispersés dans les champs, dont de beaux arbres, parfois immenses, signalent la présence sous leur ombre. Ici, le monument est prussien et gigantesque, là français et plus modeste ; nous avons perdu la bataille  de Reichshoffen, encore célébrée les soirs de grande soif en chantant debout sur la table : C’était un soir, un soir à Reichshoffen. Il fallait voir les cavaliers charger… &lt;br /&gt;   25 février 2005&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-1388157201447752593?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/1388157201447752593/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=1388157201447752593' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/1388157201447752593'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/1388157201447752593'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/dmnagement.html' title='15. RETRAITE'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGEB8kd_b7I/AAAAAAAAATA/l5yxHztju1w/s72-c/ben47_morot_001i.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-24022605469687076</id><published>2006-11-12T18:15:00.009+01:00</published><updated>2008-10-06T14:13:24.623+02:00</updated><title type='text'>14. RÊVERIE</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger2/1020/85948930267931/1600/bocklin.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger2/1020/85948930267931/320/bocklin.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Somnolence. Au réveil  la voie ferrée longe un lac que je crois être celui de Neuchâtel.  Je reprends la lecture du Dormeur éveillé de J.B. Pontalis. Avant de m’assoupir, je venais de lire : Si le songe était autre chose que le rêve, (…) si ses racines ne s’enroulaient pas seulement dans l’obscur terreau de notre inconscient, mais s’enfonçaient bien au-delà ? Et au réveil quelques vers confortent l’opinion du psychanalyste : Le songe est parole pour l’âme, même si la parole est imparfaite il y a le chant.&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;Le sommet rond d’une île surgit de la surface gris acier des eaux. La sérénité de l’éphémère  visiterait-elle ma songerie ?  Je griffonne quelques lignes sur un carnet pour ne pas oublier. De quelle île, de quel lac, s’agit-il? Gabriel Aubert m’écrira plus tard que c’était l’île Rousseau et le lac celui de Bienne. N’était-ce pas aussi « L’île des morts » de Böcklin dont il y avait une gravure dans la salle à manger de Charles et de Christine Wakker ? Qu’est ce qui se présente quand la vie s’achève ? Une absence  investie de fantasmes, ou tout autre chose ? Dirai-je alors : j’ai été mort et maintenant je vis ?&lt;br /&gt;   18 février 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-24022605469687076?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/24022605469687076/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=24022605469687076' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/24022605469687076'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/24022605469687076'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/songe.html' title='14. RÊVERIE'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-2127922225674068204</id><published>2006-11-12T17:45:00.013+01:00</published><updated>2008-10-08T13:37:44.608+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Radiothérapie'/><title type='text'>13. RADIOTHÉRAPIE</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SOfVLIEAYNI/AAAAAAAAAZg/HDHmAQD58YQ/s1600-h/DSC01731.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SOfVLIEAYNI/AAAAAAAAAZg/HDHmAQD58YQ/s400/DSC01731.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5253401877470535890" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Les séances de radiothérapie me rendent muet. Le traitement n’est pas douloureux mais il m’épuise. La fatigue me tombe dessus, et survient une lassitude indéfinissable.  Gide se comparaît en fin de vie à un pneu qui se dégonfle. Je n’ai envie ni de parler ni d’écrire. Je me sens « crevé ». C’est aussi le signe que je ne le suis pas encore et qu’il faut lutter sans se dégonfler ! &lt;br /&gt;Les enfants disent « ça pleut », « ça neige » quand il pleut, quand il neige, sans imaginer qu’un être nuisible tire les ficelles du temps. La fatigue tombe comme la pluie, comme la neige… Elle sèche, ou fond, comme la pluie, comme la neige…&lt;br /&gt;                      26 janvier 05&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les patients se succèdent à l’entrée du service de radiologie. L’attente est brève. Ils n’ont que le temps de se saluer et sont introduits un à un dans la cabine où ils enfilent d’abord une chemise informe. L’opérateur les conduit ensuite dans la salle où se trouve l’appareil. Il les installe sur sa banquette, ajuste des plaques puis se retire derrière un mur blindé. Ça bourdonne, ça tourne, ça envoie d’invisibles faisceaux, et c’est fini ! &lt;br /&gt;La neige crisse sous mes pas à la sortie de l’hôpital. Le soleil luit. L’air vif du matin me réanime. Je conduis prudemment sur le sol gelé. Je rentre à la maison fatigué et heureux. &lt;br /&gt;  28 janvier 2005&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-2127922225674068204?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/2127922225674068204/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=2127922225674068204' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/2127922225674068204'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/2127922225674068204'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/radiothrapie.html' title='13. RADIOTHÉRAPIE'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SOfVLIEAYNI/AAAAAAAAAZg/HDHmAQD58YQ/s72-c/DSC01731.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-841531763250361282</id><published>2006-11-12T15:25:00.008+01:00</published><updated>2008-12-09T17:53:13.725+01:00</updated><title type='text'>12. VISITE MÉDICALE</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SE-OTybYFII/AAAAAAAAARU/0dt3wVbgnRE/s1600-h/img023.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SE-OTybYFII/AAAAAAAAARU/0dt3wVbgnRE/s400/img023.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210539764496209026" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le paysage défile rapidement. Le train ralentit sa course. Voici Strasbourg, je ferme mon livre. Dehors il fait froid. Je bats le pavé sans parvenir à me réchauffer. J'arrive gelé à l'Hôpital Civil où j’ai rendez-vous avec le chirurgien qui m'a opéré. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le professeur Wilhm me reçoit en vieille connaissance. Il m'examine, s'avoue satisfait de mon travail et du sien, qu’il a signé d'une « belle » cicatrice. Il accroche les radiographies à un présentoir et les commente en critique d'art : Voyez... ça bouge dans votre thorax, le vide se remplit, votre œsophage, vos poumons, votre cœur, sont maintenant ici. Que vois-je ? Des taches grises, blanchâtres, noires... L’oracle tombe : Rendez-vous en juin prochain, avant votre départ pour Paris.  &lt;br /&gt;  13 janvier 2005&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-841531763250361282?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/841531763250361282/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=841531763250361282' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/841531763250361282'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/841531763250361282'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/strasbourg.html' title='12. VISITE MÉDICALE'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SE-OTybYFII/AAAAAAAAARU/0dt3wVbgnRE/s72-c/img023.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-2498126781895061881</id><published>2006-11-12T14:56:00.010+01:00</published><updated>2008-12-09T17:53:13.994+01:00</updated><title type='text'>11. RÉVEILLON</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGD7AXGtYyI/AAAAAAAAAS4/kCEumyuwRsU/s1600-h/Claude+et+Marianne.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGD7AXGtYyI/AAAAAAAAAS4/kCEumyuwRsU/s400/Claude+et+Marianne.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215444352115761954" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claude et Marianne m’invitent à réveillonner dans un restaurant russe au décor de velours rouge frangé d'or. Un serveur habillé en moujik nous tend les menus  et annonce  sans tarder : tout a été payé ! Il insiste : tout ! On s’étonne. Il explique : quelqu'un est venu tout arranger, pour le petit-fils de Plekhanov ! Claude s'inquiète, c'est lui le « petit fils » du philosophe. Qui est cet inconnu, qu’en vieux diplomate il souhaiterait remercier ? La patronne confirme l’annonce du serveur : Oui, tout a été payé ! Et affirme ne pas connaître la personne qui… Claude estime qu’elle ment mal. &lt;br /&gt;Et il nous parle de son grand-père George Plekhanov, dont Lénine fut l’élève. À Genève les deux hommes fréquentaient ensemble la brasserie Landolt, où l’on pouvait voir avant sa fermeture leurs deux signatures gravées sur le plateau d’une table de bois. Ils s’entendaient alors. Ensuite le philosophe s’opposa fermement aux bolcheviks. La révolution d’Octobre changea leur amitié en rivalité durable. Il mourut en exil à Helsinki mais fut quand même enterré à Saint-Pétersbourg. Une foule importante suivit son cercueil en cortège bien que ce fût interdit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Caviar, vodka, assortiments de délicieux zakouskis, d’anguilles fumées, de saumon, de harengs, de merveilleux cornichons, maintes préparations succulentes, se succèdent dans nos assiettes. Puis viennent des filets d'esturgeon au caviar et au champagne et un sorbet citron. Je crois rêver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un carillon sonne à minuit l’an nouveau. Les coupes se remplissent de champagne. On trinque avec les clients, le personnel et les musiciens… Aucun cotillon, pas de serpentin, ni de pétard ; ils pètent dehors sur le boulevard. C’est une fête russe nostalgique, au son de l'accordéon et de la balalaïka. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est deux heures du matin. Les trottoirs de l'avenue sont envahis d’une foule vociférant dans toutes les langues de la terre. La voiture n’a pas brûlé. L'essuie-glace ne retient aucun P.V. Nous rentrons à la maison le cœur léger. Mais un formidable embouteillage nous arrête en chemin. Les ponts de la Seine sont interdits à la circulation pour réserver les Champs-Élysées aux piétons. Les rubans de crêpe suspendus sous les guirlandes d'ampoules des « Fêtes », rappellent aux fêtards que terre et mer se sont déchaînés en Asie. Les bouchons de champagne sautent ici, on chante, on se réjouit d’être en vie. Là-bas, des populations décimées recherchent leurs morts autour de maisons dévastées : on pleure, on gémit. La lumière luit ce soir mais aux confins du cosmos.  &lt;br /&gt;  1er janvier 2005&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;Claude a quatre-vingt-sept ans aujourd’hui. Il découvre  les signes de l'affection des siens sur la table du petit-déjeuner. Marianne s'affaire, infatigable au bien-être de tous : thé panettone, croissants, œufs à la coque... Le soleil s’invite à la salle à manger. La radio rabâche à la cuisine les embouteillages de la nuit.&lt;br /&gt;   2 janvier 2005&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fleuriste de l’avenue Théophile Gautier converse avec une cliente. C’est sérieux mais rien de commercial. Il faut, dit le marchand, distinguer le réel de la réalité. L’assertion estomaque la dame qui n’y avait jamais pensé. J’apporte mon grain de sel à ce moment d’intellectualité : c’est du Lacan ! Le visage du fleuriste s’illumine sous sa barbe à la Gainsbourg. Enthousiaste, il me propose une réduction sur le bouquet qu’il vient de composer.  &lt;br /&gt;   5 janvier 2005&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-2498126781895061881?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/2498126781895061881/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=2498126781895061881' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/2498126781895061881'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/2498126781895061881'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/fetes-paris_12.html' title='11. RÉVEILLON'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yXuL4ANsbJs/SGD7AXGtYyI/AAAAAAAAAS4/kCEumyuwRsU/s72-c/Claude+et+Marianne.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-8889156493673776823</id><published>2006-11-12T12:46:00.007+01:00</published><updated>2008-10-04T22:35:43.234+02:00</updated><title type='text'>10. UN VIEIL AMI</title><content type='html'>Marianne insiste pour me conduire en voiture rue de Bellefond. La circulation s’écoule si fluide que j'arrive trop tôt au rendez-vous. Un code puis un second code et l’électronique ouvre l'huis. Un chat zébré traverse la courette. Que de portes ! À laquelle frapper ? Le téléphone me tire d'embarras. Laurent Jézéquel sort de chez lui et m’entraîne déjeuner dans un petit restaurant du quartier aux murs tapissés d'ardoises mentionnant les plats du jour, les salades de saison et les vins de l’année. Mon assiette se remplit d’un filet de morue garni d’un certain légume dont je ne sais pas le nom.&lt;br /&gt;Qu'as-tu vu, que fais-tu, qu'écris-tu ? Nous visitons nos occupations du moment et nos souvenirs d’étudiants. Après le café, chacun part de son côté. J’entreprends d’aller à pied à la gare Saint-Lazare. Cour de Rome, l'homme au pardessus de Raymond Queneau a cédé la place à une pile d'horloges. Cette œuvre  d’art serait un exercice de style à donner des boutons aux passants ! &lt;br /&gt;         28 décembre 2004&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-8889156493673776823?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/8889156493673776823/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=8889156493673776823' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/8889156493673776823'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/8889156493673776823'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/noel-genve.html' title='10. UN VIEIL AMI'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-704093636754891772.post-8631604746219449840</id><published>2006-11-11T14:30:00.010+01:00</published><updated>2008-10-04T22:34:40.559+02:00</updated><title type='text'>9. NOËL</title><content type='html'>L'horizon rougeoie au-dessus de la Forêt-Noire. Le ciel s’éclaire à l'approche de Saint-Louis. Bâle l'épiscopale revêt une chape d’or quand le train entre en gare. La pluie a effacé la neige. Les chalets épars sur les flancs des Alpes semblent ces petits jouets de bois vernissé qu’on suspend aux arbres de Noël. Pas un chat en chemin ! L'indigène serait à la messe, au culte, ou au lit.&lt;br /&gt;Installé dans un wagon presque vide, j'ouvre La disparition de Georges Perec. Sa prose jubilante m'entraîne dans une farandole de mots rares, de nominations savantes, de locutions mirifiques. Le train file vers Berne de vallon en vallon. Je lis : Tout paraissait normal, il voyait, il croyait voir, un son faisait un bruit, un parfum parfumait.  C'est ça !&lt;br /&gt;Le contrôleur passe. Je lui tends mon billet. « Merdzi » dit-il en chantant gloutonnement le « r ». À Berne, changement de train ; le premier était à moitié  vide, le second remplit ses deux étages. Un Turc pousse un bar ambulant dans le couloir. Je lui demande en allemand un café. Il me comprend ! Un autre contrôleur examine mon billet et ramasse la piécette que j’ai laissée tomber en payant  la consommation. La Suisse idéale existe : je viens de la rencontrer !&lt;br /&gt;Retour à la lecture,  mais j’en suis vite distrait, car de l'autre côté du couloir une blouse moutarde me fascine. En sort la tête couronnée d'ondes poivre et sel d'une délicieuse dame du temps jadis. La lumière change de clarté, la blouse change de ton. À Fribourg, le train se vide. La blouse change de place. Sous un nouvel éclairage, elle devient caramel. &lt;br /&gt;Le train approche d’un tunnel à la sortie duquel la voie ferrée débouche de haut sur le Léman. Un saisissement de bonheur m’attend toujours à cet instant. Les vignobles et les jardins descendent en cascade jusqu'à la rive du lac. La blouse paraît orangée. Les nuages s'accumulent à l'horizon. L’opale du lac se fait ardoise. Le train arrive à Genève. La Blouse endosse un manteau noir sans perdre son sourire et sort du wagon. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Florence m'attend à la sortie de la gare près des escaliers roulants.  Embrassades ! Joyeux Noël ! Mohamed  et la berline bleue sont au parking souterrain.  Il me souhaite la bienvenue, une bonne santé, en m’offrant un paquet de pistaches du Pakistan : les meilleures ! Dans vingt minutes, nous arriverons chez Isabelle. On s'embrassera à la porte d'entrée. Je sortirai le foie de canard strasbourgeois de son emballage réfrigéré. Joyeux Noël.  &lt;br /&gt;        25 décembre 2004 &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/704093636754891772-8631604746219449840?l=jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/feeds/8631604746219449840/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=704093636754891772&amp;postID=8631604746219449840' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/8631604746219449840'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/704093636754891772/posts/default/8631604746219449840'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanmarcsaintblogspotcom.blogspot.com/2006/11/novembre-paris.html' title='9. NOËL'/><author><name>Tinas de Pantruche</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-SJ4lutWUGAw/Twl53nLpagI/AAAAAAAABNM/Oy5xYB4PLDA/s220/pantruche.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
